Scientologie : Un business lucratif

La scientologie a beau clamer qu’elle est une religion, elle n’est en fait qu’un business.

Un business très lucratif.

Comment se fait-il qu’un mouvement qui prétend vouloir sauver l’humanité demande des sommes astronomiques à ses adeptes ? Pourquoi le salut éternel est-il payant ? Pourquoi les scientologues doivent-ils se ruiner pour acheter leur éternité ?

En 2014, une intensive d’audition de douze heures et demie à Flag, l’église mère de la scientologie en Floride, coûte 5000 dollars (environ 4000 Euros).

L’ensemble des cours, depuis les petits cours de base (peu coûteux pour appâter le client), en passant par le Student Hat, le cours PTS/SP et les cours d’Académie de 0 à IV,  jusqu’aux cours Classe VI (SHSBC) et Classe VIII vous reviendra à 30 ou 40 000 dollars.

Un électromètre Mark VIII vous délestera de 5000 dollars. Mais vous devez en posséder un deuxième en cas de panne du premier, ce qui fait donc 10 000 dollars. Le prix de revient d’un Mark VIII n’excède pas 200 dollars. Bénéfice net par électromètre : 4800 dollars.

L’ensemble des livres et des conférences (Fondements, Congrès, ACC, volumes verts, volumes rouges, volumes bleus, etc) oscille entre 15 et 20 000 dollars.

Si vous ne pouvez pas vous payer toute la librairie de LRH, vous êtes au moins obligé d’acheter et d’étudier les fondements  (3000 dollars) pour pouvoir faire le Student Hat et les cours d’auditeur.

Des droits d’auteur sont prélevés sur les livres et les conférences et vont directement dans les caisses de la CST (Church of Spiritual Technology – nom officiel de la scientologie).

Ensuite, il y a les donations à l’IAS, aux morgues idéales,  à Super Power, aux programmes « humanitaires » (Chemin du bonheur, Oui à la vie Non à la Drogue, etc).

Et comme si cela ne suffisait pas, une nouvelle source de donations vient d’être lancée : Le LRH Hall et le LRH Museum. Tout comme avec l’IAS et les morgues idéales, une hiérarchie de statuts à été établie. A vos portefeuilles !

Un scientologue moyen, en vingt ou trente ans, versera des dizaines de milliers de dollars pour montrer à l’église qu’il contribue à son expansion et qu’il en est un membre actif qui mérite son invitation aux niveaux supérieurs de la scientologie : les niveaux d’OT, censés faire de l’adepte un être doté de super pouvoirs – un homo novis qui mènera l’humanité jusqu’au nirvana.

L’église touche également un pourcentage des sommes engrangées par  WISE, ABLE, Applied Scholastics et Narconon.

A l’heure actuelle, la scientologie est à la tête d’une fortune gigantesque de plus de 2,5 milliards de dollars répartie dans les Sea Org Reserves, les caisses de l’IAS et les comptes de la CST.

Quant à son patrimoine immobilier, qui comprend 24 orgs idéales, les bâtiments de Clearwater, (Flag, Super Power, Sandcastle, Fort Harrison, etc) les bâtiments des orgs avancées, ceux des orgs de management continentales et ceux des orgs du management international (en Californie), il tourne probablement autour du milliard de dollars.

Pas mal pour une « religion » qui compte à peine quelques dizaines de milliers de membres actifs dans le monde.

En scientologie, il y a les très gros donateurs, des individus extrêmement riches qui versent des millions de dollars à l’IAS et aux morgues idéales. On les appelle des « whales » en anglais (littéralement, des baleines – en argot américain, un « whale » est un flambeur richissime qui dépense des sommes faramineuses sans que cela l’affecte financièrement).

Ensuite, il y a les scientologues qui appartiennent à la classe moyenne supérieure. Ce sont des gens aisés capables de faire des donations importantes mais qui se retrouvent souvent, financièrement, sur le fil du rasoir.

Puis viennent les classes moyennes, obligées de vendre leur patrimoine ou d’emprunter à la banque. Les classes moyennes en bavent et flirtent en permanence avec la faillite personnelle.

Et, finalement, il y a les « petits » scientologues, souvent des employés ou des fonctionnaires dont le salaire n’excède pas 2500 Euros. Pour eux, l’audition est pratiquement inatteignable. Après trente ans de scientologie, c’est tout juste s’ils ont terminé leurs grades. Ces « petits » scientologues sont considérés par les autres scientologues comme étant « downstats ». (Downstat : statistiques basses – autrement dit, revenus faibles. Un « downstat » est regardé avec mépris ou pitié. S’il est « downstat », c’est parce qu’il n’applique pas les principes scientologiques dans la vie et qu’il est victime de ses aberrations. En gros, c’est un raté.)

Une grande partie des volumes OEC (Organisation Executive Course), également appelé volumes verts, est consacrée à l’argent. Hubbard a écrit des centaines de pages sur les mille et une façons de faire entrer de l’argent dans les caisses de l’église.

C’est ainsi que pour encourager les scientologues à faire venir de nouveaux clients, Hubbard a mis en place le système des FSM (Field Staff Members – littéralement, membres du personnel à l’extérieur). Un FSM est un scientologue qui n’appartient pas au personnel de l’église et qui « dissémine » (fait du prosélytisme). Chaque fois qu’un FSM trouve de nouveaux clients qui achètent un cours ou de l’audition, il touche une commission de 10%.

Vous connaissez beaucoup de religions qui versent des commissions à leurs paroissiens chaque fois qu’ils recrutent de nouveaux adeptes ? Vous avez déjà vu un FSM catholique faire venir une dizaine de nouvelles personnes à la messe du dimanche et se faire reverser par le curé 10% de l’argent que ces personnes ont glissé dans les troncs ?

Le système des commissions FSM a transformé certains scientologues en véritables requins. Les FSM particulièrement doués et voraces ont gagné des fortunes. A Flag, les meilleurs FSM roulent en Porsche ou en Ferrari.

On peut aussi toucher des commissions en vendant des livres, des conférences et des électromètres. Ceux qui tiennent la librairie dans une église peuvent très bien gagner leur vie.

Lorsque les Fondements sont sortis il y a quelques années, les membres du personnel des orgs se sont rués sur les paroissiens pour leur vendre un ou plusieurs lots. Quand on est payé 50 dollars par semaine et qu’on arrive à vendre quatre lots de Fondements à 3000 dollars pièce, çela fait une commission de 1200 dollars – une véritable fortune. Les membres du personnel sont maintenus dans un tel état de pauvreté qu’ils sont prêts à tout pour gagner un peu d’argent. Et on leur répète à longueur de journée que s’ils sont pauvres, c’est parce qu’ils ne ramènent pas assez d’argent et qu’ils sont « downstats ».

Le système des commissions FSM s’est étendu aux donations pour l’IAS et les morgues idéales. Quiconque réussit à convaincre un scientologue de donner de l’argent à l’IAS ou aux morgues idéales reçoit 10% des sommes versées.

La philosophie de l’argent à tout prix est profondément ancrée dans les gènes de beaucoup de scientologues.

Mais le plus terrifiant, c’est que la scientologie, en échange des sommes astronomiques qu’elle demande, ne vous donne absolument RIEN.

L’audition et les cours dispensés ne produisent pas chez les individus d’améliorations qui justifient le prix qu’ils ont payé. Souvent même, les scientologues payent énormément d’argent pour aller plus mal qu’avant. Beaucoup de choses sont promises en scientologie mais très peu de ces promesses sont tenues. C’est à se demander si ces promesses étaient vraiment tenables ou s’il ne s’agissait pas tout simplement d’une carotte brandie à l’intention des âmes naïves qui désiraient sortir des sentiers spirituels battus.

Pour ce qui est des donations à l’IAS, là aussi les scientologues n’ont pas obtenu les résultats promis par Miscavige. L’IAS n’a pas fait avancer les objectifs de la scientologie dans le monde. Ses programmes « sociaux » ne sont que de la poudre aux yeux et n’ont pas fait évoluer l’humanité d’un pouce. Au contraire, la scientologie est à l’heure actuelle l’un des mouvements les plus villipendés de la planète.

Quant à l’argent versé pour les morgues idéales, il n’aura servi qu’à bâtir d’immenses cathédrales high tech qui demeurent désespérément vides et qui coûtent plus d’argent qu’elles n’en rapportent.

Oui, la scientologie n’est rien d’autre qu’un business – un business qui ne rapporte rien à ses adeptes et qui remplit les poches de son chef suprême et de quelques petits malins qui profitent du système.

Le dictateur Miscavige vit dans un luxe obscène et emploie une légion d’avocats qu’il paye des dizaines de millions de dollars pour le soustraire à la loi.

Pourquoi Hubbard a-t-il cru bon de transformer la scientologie en une gigantesque activité commerciale ?

S’il avait offert la scientologie sans contrepartie à l’humanité qu’il affirmait vouloir sauver, peut-être qu’elle serait aujourd’hui utilisée et mise en pratique à grande échelle.

En voulant faire de la scientologie une multinationale de l’âme, Hubbard a oublié le plus important : la liberté spîrituelle ne saurait être vendue comme un vulgaire Big Mac.

26 réflexions sur « Scientologie : Un business lucratif »

  1. WOW ! Que tout cela est vrai, Voltaire. Vrai et dramatique. Quand je suis arrivée en sciento, je ne comprenais pas ce paradoxe liberté totale/fric. Si l’humanité est sur la spirale descendante, il faut l’aider, pas lui mettre des stops financiers. C’est un peu comme si on avait demandé 1000 dollars à chaque passager du Titanic pour grimper dans un canot de sauvetage.
    – T’as pas de fric pour acheter ton sauvetage ? Eh bien, crève noyé, ça t’apprendra à être downstat.
    Bien malheureux mais la scientologie fonctionne sur le principe du « c’est celui qui peut payer qui doit être sauvé en premier ».
    Comme si, face à la mort (physique ou spirituelle) il y avait des humains plus importants que d’autres. Cette discrimination a pourri les idéaux de scientologie.
    Une bonne solution se répand à la vitesse de l’éclair.
    Une bonne solution onéreuse se répand moins rapidement.
    Une excellente solution hors de prix se répand lentement.

    Le but d’aider étant uniquement intéressé, la sciento régresse, forcément.

  2. La vache ! Là, tu vas faire fuir les hubbardistes purs et durs de ton blog, mon poteau.

    Parce que même si tu le dis pas clairement, tu sous-entends qu’Hubbard était motivé par le pognon et pas par le fait d’aider son prochain.

    T’ébranles des convictions, là. Certains indépendants doivent avoir les oreilles qui sifflent.

    Y a peut-être des mecs qui vont ouvrir les yeux.

    1. Hostie8, chassez le naturel, il revient au galop. ..Je ne sais pas ce que tu appelles « hubbardiste pur et dur »…il n’y en a plus dans l’église où il ne reste que des miscavologues purs et durs. Les indépendants auditent, se font auditer, et les querelles de ce style les font bailler…Si tu as un peu audité ou étudié la tech, les volumes rouges, tu sais qui est LRH , tu sais quelle était sa motivation profonde.
      Certes il a voulu construire une solidité financière pour être le moins vulnérable possible, certes il voulait la pérennité du groupe …
      Les intégristes n’ont rien à faire chez les indépendants, il faudrait que tu rentres cette donnée dans ta toute petite tête…

      1. « Certes il a voulu construire une solidité financière pour être le moins vulnérable possible, certes il voulait la pérennité du groupe »

        Lui cherche pas d’excuses. Il aurait très bien pu passer sa vie à faire des recherches et à les publier, et les gens auraient acheté ses bouquins et ils auraient peut-être monté des groupes, ou non. Certains auraient été « squirrels » et auraient utilisé les travaux d’Hubbard pour développer autre chose qui s’en inspire. D’autres auraient appliqué ses travaux à la lettre. Et Hubbard, grâce aux droits d’auteur générés par ses bouquins, aurait été à l’abri du besoin et aurait pu poursuivre ses recherches, puis les publier au fur et à mesure, et tout le monde aurait été content. Sa réaction envers les « squirrels », s’il avait été cool, aurait été : « Vous faites ce que vous voulez, les mecs. Moi, je me contente de vous livrer mon boulot. Si ça trouve, vous allez même découvrir des trucs auxquels j’avais pas pensé. Bonne route. Et merci de m’avoir lu. »

        Mais non, il a fallu qu’il joue à Dieu le père, qu’il invalide tous les autres sujets et qu’il déclare que SA route était la seule. Bonjour la mégalo.

        1. « Sa réaction envers les « squirrels », s’il avait été cool, aurait été : « Vous faites ce que vous voulez, les mecs. »

          Ben oui et j’ajouterais : » Et si vous empirez, ne venez pas vous plaindre »

          C’est fou le nombre de squirrels qui seraient revenus dans son groupe.
          Le tech devait rester libre, on ne peut pas dire qu’elle l’ait été.

        2. Je vous rejoins complètement, Hostie8.
          Hubbard disait que le sujet devait rester libre. Qu’entendait-il vraiment par là ?
          Pour moi, libre signifie ce que vous dites très justement dans votre commentaire : « « Vous faites ce que vous voulez, les mecs. Moi, je me contente de vous livrer mon boulot. Si ça trouve, vous allez même découvrir des trucs auxquels j’avais pas pensé. Bonne route. Et merci de m’avoir lu. »

          L’argent et les arbitraires ont tué le sujet qui, découvert en toute liberté, pouvait aider l’homme et les sciences humaines. En 65 ans, bien rares sont les chercheurs qui se sont penchés sur les travaux de Hubbard. En raillant, attaquant et en manquant profondément d’humilité, Hubbard a créé un antagonisme sans équivalent.

  3. « Pourquoi Hubbard a-t-il cru bon de transformer la scientologie en une gigantesque activité commerciale ? »

    Sais pas mais cela a transformé l’église de sciento en un ogre boulimique qui a toujours les arguments pour justifier sa voracité. A l’instar du boulimique qui avale, avale, avale puis vomit tout ce qu’il a ingurgité, l’église de sciento avale, avale, avale du pognon puis le rejette en avocats, remboursements, surveillance des uns et des autres, achat d’orgs idéales insolvables, etc).
    Elle gaspille ce qu’elle engrange car elle est out-échange total.
    De fait, la sciento est devenu un grand corps malade. Le génie capable de la sauver n’est pas encore sorti de sa bouteille, moi je vous le dis !

    1. « Elle gaspille ce qu’elle engrange car elle est out-échange total. »

      D’où le proverbe « argent mal acquis ne profite jamais » 🙂

      Quand je vois des statuts à 10 millions de dollars, je me dis que l’église n’a pas fini de perdre les sommes colossales qu’elle n’a pas gagné à la sueur de son front !

  4. Je pense, mon cher Voltaire, que vous devriez faire un distinguo entre la Scientologie et l’Eglise de Scientologie. C’est comme si vous compariez la France avec l’Etat Français du régime de Vichy.
    L’Eglise de Scientologie sous la papauté de David Miscavige est devenue une coquille vide, et un groupe totalitaire uniquement intéressé par taxer ses membres.
    Mais d’appeler ça « la Scientologie », c’est réduire un sujet fort intéressant à son altération. Comme Apas, je pense que Hubbard n’était pas motivé par l’argent, mais sachant quand même qu’une organisation non solvante n’avait pas beaucoup d’avenir.
    Comment tout cela finira-t-il ? Nul ne le sait. En tout cas personne dans l’église n’a la liberté de mouvement pour destituer Miscavige.

    1. Vous jouez sur les mots, ma chère. La scientologie est un tout qui est la somme de ses parties, qu’elle soit dirigée par Hubbard ou Miscavige. Les volumes verts sont tout autant des « écrits religieux » (pour reprendre le jargon d’OSA) que les volumes rouges, les livres de base ou les transcriptions des conférences enregistrées. Ces écrits n’ont qu’un seul auteur : L. Ron Hubbard.

      La scientologie n’est pas qu’une technologie mentale ou spirituelle, elle est également un système politico-social qui propose (impose ?) un mode de pensée. Libre à chacun d’adhérer aux diverses parties qui forment le tout scientologique ou d’en rejeter certaines.

      Je trouve la réponse d’Hostie 8 à apas très intéressante. LRH n’aurait-il pas dû se contenter d’être un chercheur et un écrivain ? C’est évidemment une question réthorique car il nous est impossible de réécrire l’histoire.

      1. LRH était avant tout un artiste.
        Créer un groupe paramilitaire pour propager ses découvertes à travers le monde n’était pas une solution très survie dans la mesure où ça a fini par le rendre effet de son groupe avec trop de choses à gérer, à corriger, à contrôler, etc.
        Il me semble d’ailleurs – Voltaire nous le confirmera peut être – qu’il est revenu au roman dans ses dernières années. Ne revient-on pas toujours à ses premières amours ?
        On a fait couler beaucoup d’encre et on a beaucoup tapoter sur les claviers au sujet de son retrait de l’église. Finalement, il en avait peut être tout simplement assez de l’enturbulation de son propre groupe ?

        1. Il est certain que LRH a créé, avec la Sea Org et le GO, deux monstres qui sont vite devenus incontrôlables. Il s’est retiré de l’église lorsque le scandale de l’opération Snow White a éclaté. La justice américaine voulant l’interroger, il s’est caché et a laissé sa femme, Mary Sue, porter le chapeau. Il n’a plus alors donné signe de vie qu’en de rares occasions, avec ses « Ron’s Journals ». Il a peaufiné NOTs et sorti Solo NOTs et a, effectivement, écrit deux romans de SF, Battlefield Earth et Mission Earth (traduits en français). Il a aussi sorti quelques HCOB dans lesquels il accusait les psychiatres d’être la cause de tous nos maux depuis des milliards d’années – théorie qu’on retrouve, par exemple, avec les Psychlos dans Battlefield Earth.

          1. Merci pour les précisions.
            Un artiste ne peut pas faire face à une telle pression et une telle pagaille. Sa sensibilité n’y survit pas.
            Il est bien probable que Lrh se soit replongé dans l’écriture de fictions pour se déconnecter d’une douloureuse réalité.

            1. Il aura voulu créer un groupe idéal sans y parvenir. Le dénominateur commun du groupe est resté le bank comme il le disait si bien dans KSW. Alors peut être, effectivement, qu’il en a eu ras le bol de cette enturbulation ambiante et qu’il est retourné à sa première passion : l’écriture de science-fiction ?

    2. dans le HCOB « OUTFLOW » il y a quand même un passage où Lrh s’adresse aux regs en leur disant « ayez toujours la volonté de leur prendre leur argent »
      c’est quand même pas rien comme consigne ! On voit les dégâts que cela a fait. Qu’il ait été motivé par l’argent pour le groupe ou pour lui-même, il l’a été. On ne peut pas le nier.
      Mais dans les années 1950, je pense qu’il était sincèrement et rééllement désintéressé. C’est après que cela s’est corsé.

      1. Chère femme libre,
        Ce n’est pas un Hcob mais une PL du 9 avril 1960. Il dit qu’il faut être courtois, amical et souriant avec le prospect et :

        « Be willing to take their money. Always prefer cash to notes. We are not a credit company ».

        J’avoue que cette formule trash n’a rien d’humaniste et reste un peu en travers de la gorge…

  5. Une association a toujours un bon fond jusqu’à ce que l’argent entre en jeu et corrompe les esprits. Souvenez-vous du scandale de Jacques Crozemarie avec l’ARC. Il n’y a rien à faire, les grosses sommes incitent au mensonge et à l’out-échange. L’église de scientologie a suivi ce sinistre chemin.

    Quand votre mental réactif vous tourmente, on considère que vous êtes responsable de vos malheurs et que vous devez payer très cher votre « sauvetage ». Hubbard le dit rouge sur blanc dans un HCOB.

    Il y a ce paradoxe étonnant en scientologie qui dit que l’homme est fondamentalement bon et doit être délivré des charges émotionnelles et de ses péchés (bank) et cette pression mise sur les adeptes pour qu’ils violent leur intégrité pour être délivrés du mal. Effrayant tout de même.

    Tout cela pour dire, Voltaire, que je suis 100% raccord avec vous. On a tous eu du plaisir avec la tech mais on a aussi tous violé notre intégrité pour elle et ça, on a bien du mal à se le pardonner.

  6. « Et comme si cela ne suffisait pas, une nouvelle source de donations vient d’être lancée : Le LRH Hall et le LRH Museum »

    10 millions ? 5 millions ? Mais quelle indécence ! Et en échange de quoi ? D’un pin’s en plaqué or ?

    Remarque, si cet argent a été « mal gagné » par les donateurs, ils ne peuvent que le gaspiller et l’église le gaspillera à son tour…

  7. Merci pour l’information Voltaire !! L’esprit créatif des requins est sans limites !!
    Ce que vous dites sur les critères capable/pas capable est justement ce qui m’a toujours révoltée : la sélection par l’argent, qui n’est qu’un seul aspect du résultat des capacités personnelles, selon la manière dont on les oriente.
    Quant aux « squirrels », sur le blog sud-africain un commentaire citait justement LRH qui semblait justement très décontracté sur le sujet : genre « prenez si vous voulez et faites au mieux ».
    Je n’ai pas étudié les OEC et je suis très surprise qu’ils soient entièrement consacrés à l’argent!! mais je ne vais pas pour autant me précipiter à les acheter pour vérifier !!
    Belle semaine à tous.

    1. C’est pas ce que Voltaire a écrit. Il a dit « une grande partie des OEC ». Ce qui est vrai, c’est que l’organigramme de sciento, les PL sur le marketing, la dissem ou le regging, j’en passe et des meilleures, ont toutes le pognon en ligne de mire.

      Et le contrôle. Comment faire de bons petits scientos obéissants.

  8. LRH aimait l’argent. Oui très certainement. Mais qui n’aime pas l’argent ?
    Il aurait du, selon certains, se contenter de chercher et offrir au monde une tech gratuite, et cui, cui, cui les petits oiseaux, et le soleil brille et les pommiers sont en fleurs et tout va bien dans le meilleur des mondes.
    Well. Nous ne sommes pas au ciné. Ce monde n’est pas virtuel. Si on a pas d’argent, on crève.
    Je ne pense pas que LRH voulait faire du business. Je pense qu’il voulait que les église puissent survivre. Que tout ait été perverti par Miscablitz, c’est sur. Que LRH ait commis quelques erreurs, toujours vrai.
    Mais au moins, ceux qui sont montés sur le pont, l’ont été grâce à des églises misent en place et grâce à de l’argent.
    Que l’échange ne soit pas correct, on le sait aujourd’hui. N’empêche que les techniques de Hubbard fonctionnent.

  9. « Il aurait du, selon certains, se contenter de chercher et offrir au monde une tech gratuite, et cui, cui, cui les petits oiseaux, et le soleil brille et les pommiers sont en fleurs et tout va bien dans le meilleur des mondes. »

    Bah non ! Avec les droits d’auteur et vu le succès mondial de la Dianétique, il aurait gagné très bien sa vie rien que par les bouquins. Le problème c’est que si on veut aller plus loin, il faut faire appel à un auditeur et donc aller frapper à la porte d’une structure.
    De mon pont de vue, il y a des personnes qui peuvent se renforcer rien que par les données contenues dans les livres. Moi, par exemple, j’ai fait beaucoup plus de grosses cogs sur le passé en étudiant qu’en me faisant auditer.

Laisser un commentaire