Les avortements forcés au sein de l’élite « ecclésiastique » de la scientologie

Dans le livre La Dianétique : La science moderne de la santé mentale, L. Ron Hubbard déclare que l’avortement et les tentatives d’avortement entraînent de graves traumatismes psychiques et psychologiques chez la mère et l’enfant à naître.

En 1967, Hubbard fonde une organisation paramilitaire, la Sea Organization (organisation maritime), ou Sea Org, chargée de diriger et d’encadrer les églises et les missions de sicentologie partout dans le monde et de « mettre l’éthique en place sur la planète ». Ses membres signent un contrat d’un milliard d’années et constituent l’élite « ecclésiastique » de la scientologie. Logés et nourris, ils travaillent 80-100 heures par semaine pour un salaire hebdomadaire de 50 dollars.

Au bout de quelques années, un problème majeur se pose : il y a de plus en plus de couples mariés avec des enfants et les crèches de la Sea Org n’arrivent plus à suivre.

En 1982, la Sea Org interdit aux couples mariés d’avoir des enfants. Les femmes enceintes sont alors encouragées à se faire avorter. Les couples mariés qui refusent l’avortement sont débarqués de la Sea Org et choisissent soit de travailler dans une organisation Classe V (non Sea Org), soit de retourner à la vie active avec l’obligation de rembourser tous les services (audition et formation) qu’ils ont reçus gratuitement durant leurs années de labeur dans la Sea Org.

En 2009, lorsque le scandale des avortements forcés est dénoncé dans les médias américains, le règlement change à nouveau : Désormais, les couples mariés qui attendent un enfant sont purement et simplement éjectés de la Sea Org.

Plusieurs femmes, ex-Sea Org, comme Laura DeCrescenzo ou Claire Headley ont relaté comment elles avaient été forcées à avorter. Laura Decrescenszo poursuit actuellement la scientologie en justice pour ce motif.

Dans la vidéo ci-dessous, Gary Weber, ex-Sea Org de 1979 à 1984 et membre du Guardian’s Office (le GO, qui a été démantelé au début des années 80 pour être remplacé par OSA), raconte comment il a supervisé des dizaines d’avortement forcés lorsqu’il travaillait à Flag. En fait, il y avait tellement d’avortements forcés dans la Sea Org qu’il était obligé de dispatcher les femmes dans diverses cliniques d’avortement en Floride car si toutes avaient interrompu leur grossesse dans la même clinique, ça aurait fait jaser.

Gary raconte aussi sa première rencontre avec David Miscavige en 1979, lorsque ce dernier était en poste à CMO. Le nom de Miscavige était encore inconnu de la plupart du personnel à l’époque et Gary ignorait qui il était. Gary entend une femme crier et va voir ce qu’il se passe. Il trouve Miscavige en train de tenir un fer à repasser brûlant devant le visage d’une jeune femme et de menacer de lui écraser le fer à repasser sur la figure. Gary dit au jeune freluquet de poser le fer. S’ensuit une discussion animée durant laquelle Miscavige apostrophe Gary en lui disant : « Est-ce que tu sais qui je suis ? » Gary lui dit « Non, je ne sais pas qui tu es, pose ce fer. » Finalement Miscavige pose le fer et Gary apprend que Dave-La-Petite-Frappe était en rogne contre la jeune femme parce qu’il estimait qu’elle avait mal repassé sa chemise !

Gary raconte également que le GO était chargé d’ouvrir des comptes bancaires à l’étranger, dont le Lichenstein, afin de faire disparaître certaines sommes d’argent. Il ignore le montant de ces sommes mais nous apprend que les signataires de ces comptes étaient Miscavige ainsi que Pat et Anne Broeker. Tout cela, bien sûr, était top secret et on a fait comprendre à Gary qu’il avait intérêt à garder cela pour lui.

Dans la seconde vidéo, à venir bientôt (et que nous publierons dès qu’elle sera en ligne), Gary raconte ses déboires quand sa femme est tombée enceinte une première fois, puis une seconde fois. En attendant, voici la première vidéo.

Vous pouvez également trouver le témoignage complet de Gary Weber en cliquant ici. C’est en anglais, c’est long et détaillé mais c’est très, très intéressant.

3 réflexions au sujet de « Les avortements forcés au sein de l’élite « ecclésiastique » de la scientologie »

  1. L’humain n’est pas la préoccupation de l’église. Elle est dans un jeu obsessionnel de survie de groupe.
    « Il n’y a que le groupe qui doit survivre ». Le groupe est tout et l’individu n’est rien. Pour l’église, l’énergie d’un groupe, c’est l’océan et l’énergie de l’individu une simple goutte d’eau. L’individu seul est un être méprisable, le groupe est beau, fort et puissant, il peut tout atteindre, tout renverser, comme une vague de 8 mètres. Une femme enceinte, c’est un individu qui a du mal à se soumettre car elle est un autre groupe, celui de la famille et la 2D dans la sea-org doit s’arrêter au sexe hygiénique, pas aux enfants.

  2. Sexe hygiènique ? Pour un couple marié (travaillant dans le même network, autrement c’est jamais), vous voulez dire coït mensuel standard ! Autrement pas le temps. Et les fellations et autres cunilingus, ça passe dans les OWs, avec condition de liability à faire signer :
    J’ai fait une fellation à mon mari, ceci est une perversion 1,1. Ron le proscrit dans son HCOB « Pain and sex ». J’étais sous l’influence des longueurs d’onde artificielles émises par les psychs sur le Whole Track.
    J’ai fait une donation de 1000 dollars à l’IAS pour soutenir « Psychs total obliteration ». Je demande d’être acceptée de nouveau dans le groupe des scientologues on-source qui ne dramatisent pas des perversions sexuelles implantées sur la Piste Entière.

  3. Le Nain a donné l’exemple : il a pas fait de mômes à sa femme. Le problème de tous ces couples sea org qui font des chiards, c’est qu’ils trahissent la church. Ce sont des ennemis. Ils ont pas compris qu’il existe qu’une seule dynamique : la troisième. Toutes les autres dynamiques, c’est de la crotte. D’ailleurs, le Nain songe sérieusement à les annuler. Paraît qu’elles sont pas de LRH, en fait.

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