Le jargon des scientologues

Le scientologue lambda utilise souvent un jargon ridicule qui bafoue allègrement les règles élémentaires de la langue française.

En voici quelques exemples :

« Aujourd’hui, j’étais sur le cours. » Ah oui ? Où ça exactement ? Au plafond ? A l’étage supérieur ?

« Il faut auditer le pc dans la chaise. » Ça ne veut strictement rien dire.

Un jour, j’ai entendu un scientologue dire à un non-scientologue : « Ce film était très restimulant. » L’autre n’a rien compris mais n’a rien dit. J’ai pris le scientologue à part un peu plus tard et je lui ai dit que le mot « restimulant » était un terme technique. Étonnement du scientologue. Il croyait que c’était un mot courant de la langue française. Certain scientologues utilisent des mots techniques dans la vie de tous les jours et courent le risque de passer pour des Martiens. Autre exemple de phrase utilisée à tort et à travers : « C’est pas réel pour moi. » Oui, et ce n’est surtout pas réel pour celui qui entend cette expression.

Maintenant prenons les mots « manier » et « maniement », traduction littérale (et stupide) de « handle » et « handling ».

« J’y arrive pas. » « Eh bien, t’as qu’à manier. »

« Ça devrait s’arranger. J’ai fait un maniement. »

« Je suis allé me faire manier en éthique. »

Il y a de nombreuses façons de traduire « handle » et « handling ». Mais le scientologue lambda endoctriné préfère massacrer la langue française. « Manier » est un autre mot que les scientologues utilisent dans la vie courante, semant autour d’eux l’incompréhension. Revoyez la définition française du mot.

« Chapeau » est un autre exemple d’usage incorrect et grotesque. « Il n’a pas porté son chapeau. » « Le chapeau de l’étudiant. » « Il n’est pas chapeauté. » (Cette dernière expression est particulièrement risible.). Le verbe « to hat » a été inventé par LRH et ne saurait être traduit par « chapeauter » qui veut dire totalement autre chose en français (superviser, contrôler, avoir la responsabilité de). On pourrait le traduire, dans ce contexte, par « former ». Le substantif anglais « hat », quant à lui, doit être traduit par « casquette », mot français courant qui désigne un poste. « J’ai plusieurs casquettes : producteur, réalisateur et monteur. »

Ce ne sont là que quelques exemples.

Si vous en avez d’autres, n’hésitez pas à nous les communiquer.

13 réflexions sur « Le jargon des scientologues »

  1. Alors là, si on commence à faire la liste ça va finir par être ubuesque!!
    « il m’a enturbulé »
    « ça m’a engrammé »
     » c’est quoi cet enmest, c’est dev t »
    « faut faire un hollande » ( all hands avec l’accent français)
    on pourrait faire une liste interminable…
    c’est vrai que chaque corporation a ses propres termes , son propre jargon. Les marins par exemple parlent parfois un galimatia peu compréhensible par le commun des mortels. Le Hic dans l’histoire c’est qu’une des bases de la SCN est la comm, la compréhension et qu’un quidam qui débarque dans une org peut ressortir au bout de 10mn avec 3 caisses de MUs et prendre tout ce petit monde pour des allumés (ce qu’ils sont finalement).

  2. Bah ! Vous allez dans une soirée étudiante de médecine, vous en prenez plein les oreilles aussi. Le fait est qu’il est dur de faire abstraction d’un jargon quand on trempe dedans… Les membres du personnel ont beaucoup de mal à « parler français » avec des non scientologues. On le voit dans des documentaires où les mots « charge », « manier » etc. sont parfois employés.

    Concernant le jargon, le « ton aiguille flotte » est quand même dans le top 10 des expressions incompréhensibles !

  3. Wog : terme péjoratif utilisé pour désigner une personne qui n’est pas scientologue. C’est la contraction anglaise de « worthy oriental gentleman » (honorable monsieur oriental), qui, en anglais, désigne tout étranger qui n’est pas blanc. Il y a une connotation raciste très marquée. Un peu comme les personnes de confession juive qui parlent des non-juifs en les qualifiant de « goys ».

    « C’est bas de ton » ou « il est bas de ton » (référence au tableau d’évaluation humaine créé à la base par M. Hubbard pour permettre à l’auditeur de ne pas auditer une personne au-dessus ou au-dessous de son niveau de conscience). Cette expression a fait du chemin.

    Alors, comment ne pas se piéger tout seul avec ce jargon ?

    En sortant plus souvent dans le monde et en tournant sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler. lol.

    Il y a des verbes comme « to check » (vérifier) qui ont été officiellement francisés pour devenir le verbe « checker ». J’ai entendu des non-scientologues l’utiliser.

    Le tout dans la communication, c’est de se comprendre et non de se « dupliquer ». Car là, ça coince, vu que dupliquer n’a pas le même sens en français.

    Valider en est un autre qui peut faire des dégâts (pour approuver).

    Attention aux faux amis :

    Invalider, pour déprécier (toucher quelqu’un avec le but de le rabaisser).

    Tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler et, surtout, bien comprendre les termes que l’on emploie, ça peut vous faire éviter les faux pas.

  4. Oui, il y en a un que j’aime utiliser, c’est meuler (grinding : ne pas aller antérieur-similaire alors que le TA monte sur une chaine de dianétique, connotation : on se fait chier). Tu peux dire « Tu me meules » ça veut dire : tu m’emmerdes, lâche-moi la grappe.
    « Putain, il me meule la gueule, ce connard ! »
    Excusez-moi, ça n’est pas mon langage habituel, mais il y a des hommes qui vous scient quelquefois !

    Et donc, j’ai utilisé ce terme (meuler) avec des « wogs », tout de suite adopté, comme de l’argot courant.

    J’ai de vieilles connaissances à qui je parlais scientologue il y a déjà 30 ans et qui sont restés « wog », et ils ont intégré du vocabulaire scientologue naturellement.
    « Ah, aujourd’hui, je suis restimulé. » passé dans le langage courant (je vois bien que c’est pas du français, le correcteur souligne en rouge !).
    « Il m’a invalidé ». Pareil, non seulement ça se comprend mais ça indique la BPC.
    Donc, je dirais, les termes qui indiquent quelque chose aux gens : ça marche tout de suite.
    « Je suis dans un engramme » ben oui !
    Au lieu de dire, « Je suis complètement flippé », ils pourraient dire « Je suis key in ».
    Je dirais que les termes techniques se comprennent parce qu’ils décrivent des situations jusqu’alors jamais décrites auparavant.
    Dire à quelqu’un « tu as une rupture d’ARC ? » ça marche. Je l’ai fait. Il y a cette personne, triste (wog !!! il est triste parce qu’il est wog, je blague !), donc il est triste. « Tu as une rupture d’ARC ? »
    « C’est quoi ? » il demande….
    Tu lui expliques en quelques mots, il éclate en sanglots te dit… « Oui… oui… sob…. une rupture d’affinité… oh mon dieu… ahhhh…. »
    Tu tends ton mouchoir et tu dis, « oui, c’était bien une rupture d’affinité. »
    « C’était une affinité que tu aurais désiré etc… »
    « Ahhh, c’était une affinité refusé ! Il m’aime plus ! »
    Bon, suffit avec la tech verbale !!(ah ah)

    Dire « t’es un gros 1,1 », ou « il est bas de ton ». Est une injure mais surtout une rupture du code de l’auditeur. Donc, plutôt s’abstenir si on ne veut pas se faire haïr. Mieux vaut dire, « gros con », ça se comprend mieux.

    Mon propos c’est que les mots techniques indiquent facilement et font des gains aux gens parce qu’ils recouvrent des concepts qui par leur définition amènent une amélioration de l’état d’une personne en lui faisant découvrir des choses sur la vie.

    N’oubliez pas que la scientologie est un outil de libération avant tout. Et que son application peut se faire sans complexes.

    Ce qui est immonde, c’est ce franglais dégueulasse comme « manier », « tu manies 5000 euros avant jeudi 2 heures ». langage de ces petits sectistes débiles qui ne méritent que mépris et un coup de pied au cul. Ou d’être bombardé de détritus dans une poubelle par COB, leur héros.

    L’extrême workabilité (bravo !!!) de la tech ne peut être order of magnitudé que par comparaison avec l’extrême DBness (one more, bravo) des Miscavigeux ! Beeerk….

  5. Souvent depuis quelque temps, on entend dans la presse l’expression « feuille de route ». J’ai entendu ça pour des négociations.
    Quelqu’un sait si ça vient de « Routing form ». Nous, on croit que c’est du jargon scientologue, mais en fait c’est de l’américain, des concepts américains.

    Il y a une présence de concepts américains, indépendants de la tech, made in Hubbard, surtout depuis l’arrivée de Miscavige à la tête de la Scientologie.

    Je voudrais attirer votre attention sur un terme qui n’existait pas en sciento avant 1982 :

    Disaffected
    /ˌdisəˈfektid/
    Adjective : Dissatisfied with the people in authority and no longer willing to support them.
    Synonyms : malcontent – discontented – disgruntled

    Vous êtes d’accord ça ne peut provenir de l’esprit de LRH qui a toujours été contre l’autorité (Essay on management).

    Comme un tel terme s’est-il infiltré en sciento, jusqu’à devenir un élément d’éthique incontournable ?

    Le terme « disaffected » est beaucoup utilisé dans un contexte militaire mais pas seulement.

  6. Une anecdote rigolote. Vous vous souvenez qu’il y a eu des raids de police dans les deux églises de Paris, dans les années 92. Pas mal de papiers ont été saisis, et quelqu’un ma confié un jour, (encore un qui parlait trop, car il n’aurait même pas dû me parler du fait que je ne faisais pas parti du cercle restreint des exécutifs), que les services de police cherchait à trouver qui était le mystérieux ML qui signait tous les rapports et telexs. Et oui, Much Love pour une fois, servait à quelque chose.
    A pisser de rire…

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