Interview exclusive de David Miscavige pour le New York Telegraph

Pour la première fois depuis plus de 20 ans, le chef ecclésiastique de la scientologie a accepté de répondre aux questions d’Artie Fischel, un reporter du quotidien New York Telegraph.

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Q: Votre gestion de la scientologie est beaucoup critiquée par les anciens adeptes de votre église. Ils vous reprochent, entre autres choses, de mentir à vos paroissiens et d’avoir dénaturé les écrits du fondateur, L. Ron Hubbard. Que répondez-vous à ces critiques ?

DM : Soyons clairs, ces gens qui me critiquent sont juste des apostats amers et revanchards qui n’ont pas réussi à atteindre nos niveaux supérieurs de conscience. Ce sont d’immondes vermisseaux qui ne se lavent pas et qui mangent de la fange trois fois par jours. Ils sont jaloux de mon charisme, de ma beauté et de ma petite taille. Personnellement, je pense que tous les homo sapiens qui mesurent plus d’un mètre soixante, un mètre soixante-dix maximum, devraient être enfermés dans des camps et condamnés aux travaux forcés. Pour répondre à votre question, je ne mens pas à mes paroissiens quand je leur dis qu’il y a 25 millions de scientologues dans le monde et que l’expansion de notre religion est sans précédent. L’année prochaine, nous serons plus de 100 millions ! Quant aux écrits du Fondateur, je n’ai presque rien changé. J’ai juste corrigé et amélioré les choses qui, à mon sens, ne fonctionnaient pas. Avec tout le respect que je dois à L. Ron Nibard, euh pardon, Hubbard, la technologie telle qu’elle existe à l’heure actuelle est bien plus performante que l’ancienne technologie poussiéreuse et obsolète avec laquelle on nous serinait dans les années 70 et 80.

Q : On vous reproche de vivre comme un millionnaire alors que ceux qui travaillent sous vos ordres ne gagnent que quelques dollars par semaine ? Qu’avez-vous à répondre à cela ?

DM : C’est moi qui fais tout ! Je suis entouré d’incapables et de malveillants qui ne comprennent rien à ce que je leur demande ! Je ne vois donc pas pourquoi je leur paierais un salaire décent. Et puis, de quoi se plaignent-ils ? Ils sont logés et nourris—

Q : Oui, essentiellement de riz et de fayots.

DM : Et alors ? Un tiers de la population mondiale crève de faim alors qu’ils s’estiment heureux !

Q : Est-ce vrai que les membres du personnel peu performants sont envoyés dans des camps de travail ?

DM : Ce ne sont pas des camps de travail mais des retraites religieuses où ces âmes égarées peuvent se racheter et faire leur autocritique tout en effectuant pour notre communauté de menus travaux manuels qui sont une excellente thérapie contre l’oisiveté qui, comme vous le savez, est la mère de tous les vices. Et je peux vous dire que les scientologues, ils en ont des vices ! Beaucoup plus que les non-scientologues ! C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous les soumettons à des centaines d’heures de confessions afin de les aider à voir la lumière.

Q : A leurs frais.

DM : Oui, évidemment, à leur frais ! Dans la religion scientologique, la gratuité n’existe pas. Gratuité est un mot que nous bannissons de notre vocabulaire. La gratuité, c’est le mal absolu. On ne peut pas aider quelqu’un gratuitement sinon on devient son esclave car il vous en demandera toujours plus. Et puis, j’ai un train de vie, moi ! Les cuisiniers privés, les domestiques, les voitures de luxe, les motos customisées, les costumes sur mesure faits à Londres, les manoirs, les penthouses et les jets privés quand je me déplace à l’étranger, vous croyez peut-être que c’est gratuit ? Un peu de sérieux, mon vieux ! Notre religion conduit à la liberté totale et la liberté totale, ça se paye ! Elle est réservée à une élite fortunée. Vous imaginez un peu les pauvres et les downstats accéder à la liberté totale ? Ce serait l’anarchie, le chaos !

(Miscavige se signe fébrilement.)

Q : Toute votre famille a pris ses distances avec vous : votre frère, votre nièce, votre père. Votre sœur, qui est sur les niveaux de conscience supérieurs, est une toxicomane et votre épouse, Shelly, qui était votre bras droit, a disparu de la circulation. Y aurait-il une malédiction à être associé à votre personne ?

DM : Franchement, je m’en tape de ma famille. La famille, c’est très surestimé. C’est une source permanente, euh, je veux dire potentielle, d’ennuis. Je déteste les familles. Ma plus grande joie, c’est de voir des familles de scientologues se déchirer. D’ailleurs, la fortune que j’ai amassée avec la scientologie, ma famille n’en verra pas un kopek quand je quitterai mon corps pour aller tourner autour de la lune. Je lèguerai tout à Tom Cruise ! Ça va drôlement énerver Travolta ! (Il éclate de rire et s’étrangle, crachant des nuées de postillons et de miasmes sur votre serviteur.)

Q : Tom Cruise était justement le sujet de ma prochaine question. Est-il vrai que vous choisissez ses épouses en faisant passer des castings à de jolies pinups scientologues ?

(A ce stade de l’interview, Miscavige a desserré sa cravate et s’est resservi un quatrième verre de scotch de 30 ans d’âge. Sa diction commence à battre de l’aile et son vocabulaire est de plus en plus coloré.)

DM : Sans moi, Tom il est rien ! Rien ! C’est moi qui ai fait sa carrière ! Je suis son pote ! Lui, c’est pas vraiment mon pote, car je n’ai pas de potes. Les potes, c’est comme la famille ! C’est une galère, une maladie ! Il y a moi, tout en haut, au sommet de la pyramide, et y a les autres, à mes pieds. Je suis un Dieu ! (Il finit la bouteille au goulot.) La vache, il est bon ce scotch ! J’en fais venir des caisses entières d’Écosse par transporteur spécial. Hic ! Mais c’est pour MOI ! Pour Bibi !Même avec Cruise,  je le partage pas ! Ce sale petit demeuré n’a que des belles nanas alors que moi, je suis obligé de me faire les thons de la Sea Org. Je suis dégoûté !

Q : Pensez-vous gagner le procès qui vous oppose à Monique Rathbun ?

(Miscavige jette violemment la bouteille de scotch vide contre un mur. Elle se fracasse en mille morceaux.)

DM : Elle et son enc… de mari, je vais les b…er, je vais leur faire bouffer leur m… Je les vomis !

(Miscavige vomit et s’évanouit. Il est emmené par ses gardes du corps. L’un d’eux se tourne vers moi avec un sourire gêné et dit : « On lui a pourtant dit de ne pas boire. Il ne tient pas l’alcool. La dernière fois, il est arrivé à l’event de l’IAS avec une gueule de bois carabinée. Il n’était pas à prendre avec des pincettes. Allez, bye. »)

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Et c’est ainsi que ce termine brutalement l’interview du chef ecclésiastique de la religion qui connaît l’expansion la plus rapide dans le monde. Nous espérons qu’il y en aura d’autres.

La photo ci-dessus a été photoshopée par les Anonymous.

 

21 réflexions sur « Interview exclusive de David Miscavige pour le New York Telegraph »

  1. LOL !
    J’ai remarqué, sur différentes vidéo, que David Miscavige avait les mains d’un alcoolique. Et ce, bien avant qu’on ne dise, çi et là sur le net, qu’il aimait la bouteille. A vérifier tout de même. Si ça se trouve il est juste accroc au Yop.

  2. Parait-il qu’il se fait livrer des bouteilles de whisky super cher mais ça reste à vérifier. J’imagine bien le gars pompette dans son bureau ! Mais bon heureusement que les scientologues sont là pour assurer le confort de Monsieur. Aaaalalala je me souviens encore quand j’ai payé ma membre à vie 5000 dollars … (oui je sais c’est pas beaucoup, downstat …) à l’époque j’avais trois boulots pendant que monsieur prenait son pied ! J’ai la rage quand même !

  3. Petite précision concernant la taille du dictateur qui, dans son interview, fustigeait les individus plus grands que lui. Nous apprenons aujourd’hui, sur le site de Tony Ortega, que son Immensité mesure 1,55 mètres maximum. Cette information vient de Claudio Lugli, ex-scientologue, qui a été le tailleur personnel du Saint Homme. Nous le remercions pour cette information essentielle.

      1. Merci pour cette vidéo, kilukru. Pendant que Tom Cruise faisait la fête sur le Freewinds, des membres de la Sea Org captifs, mal nourris et privés de sommeil, étaient aux travaux forcés dans la salle des machines. Dans un prochain billet, nous parlerons de tous les scientologues que l’église de scientologie a emprisonnés, maltraités et torturés pendant des mois, voire des années.

    1. Ne vous inquiétez pas, cher Yanntis, vous aurez bientôt votre dose… Il se trouve que l’article sur lequel je travaille est très long et que j’ai des activités extra-bloggesques très « wogs » comme par exemple profiter de la vie ou m’efforcer de faire bouillir la marmite familiale. C’est, je le sais, une bien piètre excuse, mais c’est la seule que j’ai. Je vous suggère de bien profiter du week-end et de venir jeter un coup d’oeil en début de semaine prochaine avec un sachet de popcorn.

  4. Ooh loin de moi l’ombre d’un jugement de valeur ou autre sur vos activités « wogesques » .je suis presque chagriné que vous sentiez le besoin de vous en excuser . J’ai de l’admiration pour les bouilleur de marmite ainsi que ceux qui prennent du bon temps .Quelque soit vos choix ; allez-y avec extravagance !♫♪☼♪♫☼ bon week-end !

  5. En cette fête de Pâques, les chrétiens fêtent la résurrection du Christ, autrement dit l’immortalité du Christ.

    En ce qui me concerne, ancien catholique, puis scientologue, puis à moitié bouddhiste, je vois un fil conducteur dans mon itinéraire : la quête de l’immortalité.

    Selon le christianisme, les morts vont ressusciter à la fin des temps.

    La fin des temps, c’est bien long. C’est pourquoi la scientologie était tellement attirante : elle propose l’immortalité sous forme de réincarnation, non pas à la fin des temps, mais presque tout de suite, dès la prochaine vie.

    Nous allions donc tomber à bras raccourcis sur ces fichus martiens, vénusiens et markabiens qui nous implantaient entre deux vies, nous faisant retomber sans cesse en bas de l’échelle.

    J’ai cru pendant longtemps que les niveaux d’OT traitaient de ce problème particulier. Un OT m’avait dit : les niveaux d’OT, c’est tout ce que tu crois que c’est. Je croyais donc qu’on allait pulvériser la station d’implant d’entre deux vies enterrée sous les Pyrénées.

    Mais Internet m’a détrompé de mes illusions. Pas de superpouvoirs, pas de résolution de l’amnésie sur la piste de temps, c’est en fin de compte une vaste escroquerie.

    Je me retrouve maintenant étudier le bouddhisme, avec toujours ce fil conducteur. Selon le bouddhisme, grâce à l’application de l’éthique, de la concentration et de la sagesse, le bouddhiste va pouvoir résoudre le problème de la mort en passant par plusieurs paliers :

    – Un premier niveau permettant d’obtenir des renaissances favorables, des existences fortunées.
    – Un deuxième niveau permettant de se libérer du samsara et du cycle des renaissances automatiques. A ce niveau l’être peut choisir de renaître en pleine conscience.
    – Un troisième niveau, éveil complet d’un Bouddha. C’est un niveau d’omniscience, où l’amnésie sur « la piste totale » est résolue.

    Il existe également le livre des morts tibétain, qui propose des méthodes pratiques permettant de ne pas perdre les pédales dans la zone d’entre deux vies. Mais ce sont des techniques trop prenantes, il faut s’y consacrer à plein temps et en ce qui me concerne c’est excessif.

    Selon le bouddhisme nous existons sur plusieurs plans de conscience : une conscience grossière qui dépend du corps et de ses perceptions, qui disparaît à la mort du corps. Et une conscience subtile qui survit à la mort du corps.

    L’objectif va donc être de renforcer cette conscience subtile, grâce à l’entraînement, de telle sorte qu’elle soit équipée pour traverse la zone d’entre deux vies sans sombrer dans l’inconscience.

    Et se rappeler que, selon le Dalaï Lama, cheminer de façon égoïste ne mènera nulle part : cette démarche ne peut fonctionner que si elle s’accompagne d’amour et de compassion pour tous les êtres.

  6. Ok Curiosus-2013 . Et ceux du hinayana , les arhats qui auraient atteints l’éveil ou le nirvana ? Alors c’est pas valable ?! Et merd.. Tout ça , des années abnégation ,une discipline d’enfer , pour rien ? Espérons que ces sales égoïstes d’ arhats hinayanistes changent pour devenir mahayaniste pur et dur . Si vous parvienez à l’état de Bodhisattva (refusant crânement le nirvana ) vous souviendrez-vous de ces pauvres êtres cheminant vers nulle part ? Dans l’attente d’une réponse affirmative ,j’ai vais quand même me dire que le Dalaï Lama se trompe ou , au mieux, n’a pas toutes les informations nécessaires ou le vécu approprié ! Comment des quidams qui n’ont pas atteint l’état espéré peuvent se prévaloir de savoir ce qu’il faut ou pas pour atteindre un état libérateur ? Une dernière chose si vous y arrivez , pensez aussi à moi . Signé : un pauvre endormi et quelque peu égoïste …que je ne suis pas ♥ 😉 lol

  7. Bonjour Yanntis,

    Selon le Dalaï Lama, tout le monde ne peut pas être bouddhiste, et il trouve utile les autres religions et spiritualités, car cela permet à chacun de trouver sa propre voie. L’essentiel est de pouvoir trouver une approche qui fonctionne sur le plan spirituel. Il en va de même de chacun des multiples courants du bouddhisme : c’est une question de « niveau de cas » en quelque sorte, il faut trouver la voie appropriée.

    Lorsque vous dites « Comment des quidams qui n’ont pas atteint l’état espéré peuvent se prévaloir de savoir ce qu’il faut ou pas pour atteindre un état libérateur », a mon avis cet argument ne tient pas. Par exemple les coachs sportifs forment des champions, alors qu’ils seraient eux-mêmes incapables d’être des champions. Il en va de même des « coachs » spirituels, ce sont plutôt des messagers.

    Quant à moi je cherche pour l’instant à optimiser le passage de cette vie-ci à la suivante. C’est l’étape préliminaire indispensable pour pouvoir aller plus loin. C’est donc la voie du petit véhicule, le hynayana.

    Face à la multitude des spiritualités, il est difficile de faire un choix. Lorsque j’ai quitté la scientologie il y a 15 ans, j’ai examiné de nombreuses écoles : les niveaux d’OT, les nombreuses émanations de la scientologie (TROM, idenics, knowledgeism, le pont de Bill Robertson, etc.), la magie blanche, la théosophie, de multiples courants new age, etc.

    J’ai finalement porté mon choix sur le bouddhisme, car il est très perspicace en termes d’analyse de la situation, ses principes peuvent être mis à l’épreuve de l’observation et de l’analyse, il est en accord avec la science moderne, ses méthodes fonctionnent dans le domaine laïque de la santé mentale, et il fonctionne pour moi. Ce à dire que je progresse par l’application quotidienne des pratiques.

    Ce sont mes critères de choix : il faut que je sois intéressé, et que ça fonctionne pour moi.

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