RESCAPÉE DE LA SCIENTOLOGIE



A l’âge de sept ans, Jenna Miscavige, signe un contrat d’un milliard d’années avec la Sea Org, l’organisation paramilitaire qui dirige la scientologie. Bien entendu, elle ne comprend pas ce qu’elle signe. Pour elle, un milliard d’années, ça ne veut pas dire grand-chose, juste que c’est sans doute pour longtemps. Si elle signe, c’est pour faire comme papa et maman, qui ont connu la Sea Org depuis qu’ils étaient adolescents. Ils l’ont quittée une première fois en 1979 pour finalement revenir en 1985, alors que Jenna n’a pas encore deux ans. Papa et maman, ce sont Ronnie Miscavige, frère de David, et Elisabeth Blythe Miscavige, surnommée « Bitty ».

Au début, Jenna habite à Los Angeles avec ses parents et Justin, son demi-frère, qui a sept ans de plus qu’elle. Jusqu’à l’âge de quatre ans, Jenna voit ses parents, cadres supérieurs de la Sea Org, une heure par jour à l’heure du dîner.

Puis, l’heure familiale quotidienne est supprimée et tous les enfants sont transférés au Ranch, à une quarantaine de kilomètres de la base internationale, dans le désert californien, et à deux heures de route de Los Angeles où travaillent les parents de Jenna. La fillette ne voit plus ses parents qu’une fois par semaine, le dimanche matin. Le samedi soir, ils prennent la voiture pour aller à la base internationale et leurs enfants les y rejoignent. Les parents repartent le dimanche midi et les enfants regagnent le Ranch.

Ils expliquent à Jenna que s’ils la voient aussi peu, c’est parce qu’ils ont un travail qui est plus important que tout : sauver le monde.

Quand Jenna arrive au Ranch, vaste propriété de 200 hectares, elle découvre un endroit vétuste. Il se compose de plusieurs bâtiments délabrés qui ont tous besoin d’être rénovés. Tout est plus ou moins à l’abandon et embroussaillé. Il y a aussi une petite piscine en piteux état avec des rongeurs morts qui flottent sur l’eau.

Les années suivantes, ce sont les gamins qui retapent entièrement la propriété et les bâtiments. Ils sont encadrés par quelques adultes, tous membres de la Sea Org. On fait venir des artisans non scientologues pour l’électricité ou la plomberie, mais le gros du travail est fait par les enfants, comme charrier de grosses pierres pour construire des murs et dégager et brûler les débris. Ils partagent leur temps entre l’école (située sur place), les corvées ménagères et les travaux de construction. En été, ils bossent dans une chaleur infernale. Lorsque les gamins se plaignent ou font mal le boulot, ils sont punis et envoyés dans une unité de travaux manuels encore plus durs. On consigne également les mauvaises actions et les mauvaises pensées dans des dossiers d’éthique.

A l’école on leur enseigne la lecture, l’écriture, l’arithmétique, l’histoire et la géographie, mais aussi certains principes de LRH qu’ils apprennent façon « école chinoise », en répétant en chœur, mot pour mot, tel ou tel texte du fondateur. De temps en temps, on les met à l’électromètre pour vérifier qu’ils ont bien tout compris et clarifié tous leurs mots.

A sept ans, après avoir signé son contrat d’un milliard d’années, Jenna acquiert le statut de « cadet ». Elle est désormais officiellement membre de la Sea Org. On la nomme officier de liaison médicale. Son job consiste à donner aux autres enfants leur dose quotidienne de vitamines et de minéraux, à mettre en quarantaine les mômes qui tombent malades, à leur prodiguer des assists, bref, à veiller sur la santé de tout ce petit monde.

Les adultes de la Sea Org qui viennent parfois au ranch semblent trouver tout à fait normal que les gamins travaillent comme des bagnards. Ben oui, ce ne sont pas des enfants, mais des thétans (êtres spirituels) dans des petits corps. Le travail physique est là pour les endurcir car il faut des thétans forts pour sauver la planète. Le monde extérieur, le monde des wogs (non-scientologues) est dur et impitoyable, aussi est-il indispensable de se protéger contre lui. D’ailleurs la communication avec les wogs n’est pas du tout encouragée car ils pourraient s’étonner que des enfants effectuent des travaux forcés. Autrement dit, on est là pour sauver les gens mais on ne doit surtout pas communiquer avec eux.

La mère de Jenna est envoyée en mission un peu partout pour diriger et superviser divers méga projets. Jenna ne la voit plus du tout. Elle ne voit plus que son père le dimanche matin.

Bon, nous n’allons pas vous raconter tout le bouquin. Vous pouvez vous le procurer pour moins de 20 Euros. Il est truffé d’infos toutes plus intéressantes les unes que les autres. Il se dévore comme un polar.

Jenna n’a jamais reçu d’audition durant les 19 ans qu’elle a passés à la Sea Org. Par contre elle a reçu des centaines d’heures de sec checks (confessions forcées) et ce, dès un très jeune âge.

C’est qu’on ne plaisante pas avec l’éthique dans la Sea Org. Au moindre faux pas, bing, en éthique. Si on n’est pas content, bing, en éthique. Quelqu’un qui râle ou dont les statistiques baissent a FORCÉMENT quelque chose à se reprocher. Il a fauté, il a eu des pensées pas cools, il a commis de grosses transgressions. Son salut passe par la confession.

Jenna a été tellement sec-checkée (confessée) qu’à la fin elle inventait des transgressions pour que l’aiguille de l’électromètre flotte.

Et même quand l’aiguille flotte à la fin d’une confession, ce n’est pas suffisant. Le « coupable » a forcément refoulé d’autres transgressions qu’il ne veut pas révéler. Alors on remet ça.

Par exemple, lorsque les parents de Jenna quittent la Sea Org en 2000 (ils sont écœurés  – la mère de Jenna a vu David Miscavige, son beau-frère, frapper un subalterne et Ronnie a constaté que son frère était cinglé), personne n’en informe leur fille. En revanche, on la soumet à des semaines de confessions forcées pour voir si elle savait que ses parents voulaient partir. On est en pleine parano. Ce n’est qu’après plusieurs mois qu’on lui apprend finalement qu’ils sont partis.

Plus tard, quand Jenna rencontre son futur mari, Dallas Hill, qui a trois ans de plus qu’elle, on empêche leur mariage et on les soumet tous les deux à d’interminables confessions. Exemple de question posée à Dallas : « Qui t’a donné l’idée d’épouser Jenna ? »

Pour pouvoir épouser Dallas, Jenna devra menacer de se jeter du cinquième étage d’un bâtiment. Là, la Sea Org finit par céder. La nièce de Miscavige qui se défenestre, ça fait désordre. C’est pas bon pour l’image de l’église. Le mariage est autorisé.

Finalement, quand Dallas et Jenna quittent la Sea Org en 2005, on tente de faire pression sur les parents de Dallas pour qu’ils rompent les liens avec leur fils et leur belle-fille désormais excommuniés. On va jusqu’à leur dire que Dallas est un sale type qui n’a épousé Jenna que pour prendre la place de Miscavige. On nage en plein délire !

Dégoûtés, les parents de Dallas, des gros donateurs, refusent de rompre les liens et sont excommuniés à leur tour.

Mais qui tirait les ficelles et donnait les ordres dans l’ombre ? Oncle David.

Une fois sortie de la Sea Org, Jenna apprend pourquoi il y avait toute cette parano au sujet du départ de ses parents en 2000. David Miscavige avait avoué à son frère, en 1995, qu’il avait lui-même supervisé l’audition de Lisa McPherson dans les jours qui ont précédé sa mort. Oncle David était terrorisé à l’idée que son frère ait pu le répéter à quelqu’un.

Le livre de Jenna est un réquisitoire implacable contre la Sea Org.

La Sea Org est une machine à broyer. C’est devenu une abomination dont il faut se débarrasser au plus vite.

Ce sont les scientologues qui financent cette abomination. Alors que de pauvres bougres dociles et implantés se font constamment piétiner par leurs supérieurs fascistes pour « sauver l’humanité », le scientologue lambda ferme les yeux et se fait tranquillement servir son capuccino à la cafeteria de Flag ou du Freewinds. Il s’en fout royalement de ce qu’il se passe dans la Sea Org puisqu’il est sur les niveaux d’OT. Il est bien au-dessus de ça.

Mais gare au retour de bâton, mesdames et messieurs les scientologues bon teint et propres sur vous. Ces gamins exploités et ces membres du personnel opprimés appartiennent à la génération de « l’âge d’or de la tech ». Ce sont des clones de Miscavige. La technologie pour laquelle vous vous saignez aux quatre veines est totalement pourrie et vous en subirez les conséquences d’une façon ou d’une autre.

Beaucoup de scientologues acceptent sans sourciller qu’un gars ou une fille bosse 15 heures par jour pour 30 ou 40 dollars par semaine – sans aucun jour de congé, sans aucun contact avec l’extérieur, sans aucune possibilité d’exprimer son libre-arbitre.

Ces scientologues-là ne méritent qu’une chose : notre mépris.

_________________________________________

Addendum : La déclaration des droits de l’enfant (1959)

 

Vaincre ou mourir…

La lettre de règlements la plus connue de la scientologie est Comment faire pour que la scientologie continue à fonctionner. Elle date du 7 février 1965. Son titre original est Keeping Scientology Working. Pour faire court, les scientologues disent KSW.

C’est la première chose que l’on étudie au début de chaque cours de scientologie. La plupart des scientologues l’ont lue des dizaines de fois.

Ce texte fustige les applications incorrectes, les déformations et les altérations de la technologie de L. Ron Hubbard.

Dans ce texte, LRH est en rogne. Il en a marre que certains instructeurs, étudiants ou auditeurs (praticiens) fassent n’importe quoi, ce qui est compréhensible vu qu’il vient de passer quinze ans à mettre au point une technologie qui donne des résultats.

Emporté par la colère, LRH durcit le ton. En gros, il dit que si les scientologues ne font pas exactement comme il dit et qu’ils se montrent laxistes, la Terre est fichue et ce sera de leur faute. Paf !

Dans cette même lettre de règlements, LRH dit que la pensée de groupe est destructrice, qu’elle est issue du mental réactif. Autrement dit, la pensée de groupe n’est ni autodéterminée, ni analytique.

Mais en exigeant qu’on suive la scientologie à la lettre, LRH n’est-il pas en train d’encourager la pensée de groupe ? La pensée unique ?

Vaste question.

Voici un bref extrait de ce texte considéré comme sacré par la majorité des scientologues :

Lorsque quelqu’un s’engage, considérez qu’il ou elle s’est engagé pour la durée de l’univers – ne permettez jamais une approche de type « esprit ouvert ». S’ils veulent partir, laissez-les partir rapidement. S’ils se sont engagés, ils sont à bord, et s’ils sont à bord, ils y sont aux mêmes conditions que le reste d’entre nous : vaincre ou mourir dans la tentative. (…) L’attitude appropriée quand vous enseignez est la suivante :  » Vous êtes ici, donc vous êtes scientologue. Nous allons faire de vous un auditeur compétent quoi qu’il arrive. Nous préférons vous voir mort plutôt qu’incapable. »

Hm… Vaincre ou mourir ?…

P.S. : Ce qui est cocasse, aujourd’hui, c’est que l’église tout entière a cessé d’appliquer la scientologie à la lettre et qu’elle dispense une scientologie dénaturée tout en accusant les indépendants de « violer KSW ».

Et le conseil de LRH, S’ils veulent partir, laissez-les partir rapidement, semble avoir été totalement oublié car c’est très compliqué de quitter la scientologie une fois qu’on a mis les pieds dedans. Elle ne vous laisse pas partir comme ça, comme le dénoncent chaque jour des dizaines d’ex-scientologues.

Et comme le montre parfaitement ce téléfilm allemand diffusé en 2010 sur la première chaîne nationale allemande et vu par 8,7 millions de téléspectateurs. (Traduction du titre : Jusqu’à ce qu’il ne reste rien.)

Ce qu’il faut retenir du livre de Lawrence Wright

Le livre de Lawrence Wright, Going Clear – Scientology, Hollywood, & the Prison of Belief, est paru en janvier dernier aux USA. Avec un premier tirage de 150 000 exemplaires, Knopf, la maison d’édition, a mis le paquet. Lawrence Wright a multiplié les apparitions dans les journaux télévisés et les talk-shows et les plus grands medias ont publié des critiques positives sur son ouvrage.

On pourrait littéralement traduire le titre du bouquin par Atteindre l’état de Clair – La Scientologie, Hollywood, et la Prison de la Foi.

Le fil rouge de l’ouvrage est le réalisateur/scénariste oscarisé Paul Haggis. Nous le retrouvons tout au long du livre, de 1975, l’année où il est devenu scientologue, à 2009, l’année où il a publiquement quitté l’église en dénonçant ses dérives.

Lawrence Wright se sert du parcours de Paul Haggis pour « essayer de comprendre » comment quelqu’un d’intelligent peut se laisser embrigader par une philosophie aussi singulière que la scientologie. Le problème, c’est que ce qui est vrai pour Haggis est vrai pour Haggis. Même si on est d’accord avec beucoup de ses arguments, ça reste le point de vue de Haggis. Wright s’est servi de Haggis, un artiste très respecté à Hollywood, pour mieux vendre son bouquin.

Tout cela pour dire que Wright a été très fainéant. Et cela transparaît un peu partout dans son bouquin qui, au bout du compte, n’est qu’un copier-coller d’extraits d’autres livres parus au cours des trente dernières années, comme Le Gourou Démasqué, de Russell Miller (1987), ou Inside Scientology, America’s Most Secretive Religion, de Janet Reitman (2011).

La première partie du livre est consacrée à L. Ron Hubbard, depuis sa naissance en 1911 jusqu’à sa mort pour le moins mystérieuse en 1986. Le portrait que Wright dresse de Hubbard n’est guère flatteur. En gros, Hubbard a menti sur son passé et a mené une vie très loin d’être irréprochable. Il n’aurait jamais été ingénieur en physique nucléaire (c’est vrai), ses faits de guerre auraient été fortement exagérés, il n’aurait pas été aveugle et estropié après la guerre (c’est vrai), il aurait été bigame, et ainsi de suite. Bref, Wright s’efforce, comme beaucoup d’autres avant lui, de démontrer que si LRH était un menteur pathologique, c’est qu’il était un escroc et que la dianétique et la scientologie sont donc une vaste escroquerie. Pour atténuer son propos Wright admet, à contrecoeur, que la Dn et la Scn ont aussi apporté des bienfaits à pas mal de personnes. S’il est vrai qu’il existe de nombreuses zones d’ombre dans la vie de LRH, en particulier pendant les six dernières années de sa vie, il n’en reste pas moins qu’il laisse derrière lui une oeuvre colossale. Résistera-t-elle à l’épreuve du temps ? Là est la vraie question.

S’il y a une chose que l’on peut reprocher à LRH, c’est d’avoir entretenu une légende qui était fausse. Car c’est à nous maintenant de nous dépatouiller avec ça. Et Miscavige n’arrange pas les choses quand il nous présente LRH comme un dieu à chacune de ses méga sauteries tonitruantes en Cinemascope et en Clearsound.

La seconde partie du livre est consacrée à la mainmise de Miscavige sur l’église et à son obsession pour le pouvoir, l’argent et… Hollywood. Presque tout a été dit sur Miscavige et le livre ne fait que reprendre ce que nous savions déjà. Et lorsqu’on voit ce qu’est devenue la Sea Org, on se dit que plus vite elle disparaîtra, mieux la scientologie, en tant que philosophie et technologie, s’en portera.

L’église de Miscavige peut s’attendre à ce que de nombreux autres bouquins du même accabit soient publiés dans un avenir proche. Apparemment, Tony Ortega, ennemi juré de l’église et de Hubbard, s’apprête à sortir un livre-choc.

P.S. : Le livre de Jenna Miscavige-Hill, la nièce du dictateur, est n°1 au Canada dans la catégorie « non-fiction ».

Un article d’Émile-Louis : La Scientologie est-elle victime d’une persécution religieuse ?

Grande question. La réponse est oui. Elle est doublement persécutée : par l’extérieur et, plus encore, par l’intérieur. Diantre, me direz-vous. Je vais vous expliquer.

En préambule, il faut comprendre qu’il y a des gens qui sont anti religieux, anti spiritualités, anti sectes, anti tout ce qui touche à l’amélioration spirituelle. Que ce soit par conviction, ou par appât du gain, il y a des gens réfractaires à la spiritualité. Quand on a compris ça, on sait que la lutte entre le matérialisme et le spirituel est bien loin d’être terminée.

Que les religions ne soient pas la tasse de thé d’un certain nombre d’individus, je peux le comprendre, car beaucoup de guerres, de haines, et d’assassinats ont été perpétrés au seul nom de Dieu, (ce n’est malheureusement pas terminé). Donc, pas étonnant que cela ait rendu sceptique pas mal de monde.

Mais de là à jeter l’opprobre sur l’ensemble des spiritualités…

Revenons à la Scientologie.

  1. I) Persécutions externes :

– Les Commissions Parlementaires

Voyons les chiffres réels de la dernière commission parlementaire sur les enfants et les problèmes liés aux sectes, de juin à décembre 2006, présidée par Georges Fenech, Président de la Miviludes (Mission Interministérielle de vigilance et lutte contre les dérives sectaires….Ouf, tout un poème)

– Audition de Mr Jean Yves Dupuis, Inspecteur Général, mardi 10 octobre 2006 : « … les inspecteurs et recteurs d’académie ont procédés à 19 000 signalements aux Procureurs de la République, concernant des enfants qu’on estimait être en danger pour diverses raisons… ceux qui l’étaient à cause de mouvements sectaires, réponse : 8 enfants… » Rapport n° 3507, page 348, 12 décembre 2006, enregistré à l’Assemblée Nationale.

– Audition de Mme Sancy, bureau des affaires judiciaires de la législation, Direction de la Protection judiciaire de la jeunesse, mardi 3 octobre 2006 : « … il y a trois ans, nous avons réalisé, auprès des juges des enfants, une enquête de manière à pouvoir cerner ce que pouvait représenter la problématique sectaire dans le travail des magistrats et des éducateurs et nous nous sommes aperçus qu’elle était très marginale par rapport à l’ensemble des autres problèmes, à savoir les problèmes de violence, de déscolarisation etc … » Rapport n° 3507, page 288, 12 décembre 2006, enregistré à la Présidence de la l’Assemblée Nationale.

– Audition de Mr Joël Bouchité, Directeur central des Renseignements Généraux, PV de la séance du 4 octobre 2006 : « … En tout état de cause, 60 000 enfants sur tout le territoire national, cela paraît beaucoup…. Nous n’avons jamais affaire à 60 0 00 signalements, ni même à 30 000, mais tout au plus à quelques dizaines… ». (Georges Fenech et Jean Pierre Brard, Président et membre de la commission citée plus haut avaient laissé circuler la rumeur que 60 000 enfants étaient concernés par le phénomène sectaire) Source : Rapport n°3507, page 329/330, enregistré à la Présidence de l’Assemblée Nationale.

– Audition de Maître Carola Arrighi de Casanova, sous-directrice de la Direction des Affaires Civiles et du Sceau (DACS) au Ministère de la Justice. PV de la séance du 12 octobre 2006 : « … Je dois d’emblée indiquer que nous ne sommes quasiment jamais confrontés à des situations liées aux sectes… » Source : Rapport n° 3507, page 390, enregistré à la Présidence de l’Assemblée Nationale.
– Audition du Général Guy Parayre. Directeur Général de Gendarmerie. PV de la séance du 4 octobre 2006. « Les associations qui s’intéressent aux sectes avancent parfais que 20 000 mineurs pourraient être sous l’influence de mouvements sectaires…. Les affaires traitées par la gendarmerie se situent à un niveau très inférieur à ces estimations : depuis 2004, 37 procédures seulement ont été diligentées par les unités de gendarmerie… ». Source : Rapport n° 3507 enregistré à la Présidence de l’Assemblée Nationale. 12 décembre 2006, page 319.

Cette liste d’auditions n’est pas exhaustive, loin s’en faut. Beaucoup d’énergie et d’argent ont été dépensés dans ce genre de commissions en pure perte. La désinformation en ce qui concerne les minorités spirituelles a amené le Gouvernement à prendre des mesures exceptionnelles, mobilisant tous les services de l’État. Mais quelle est réellement l’utilité de ces commissions parlementaires ? Je vous laisse juge au vu des exemples ci-dessus et ci-après.

Le rapport de la première Commission Parlementaire de 1995 était truffé d’erreurs. Pour des « experts », on a vu mieux. Un exemple qu’il est facile de trouver dans le rapport (source : rapport de février 1996, Assemblée Nationale) est qu’il est fait mention du délit de Piaggio. Késako ? Eh bien, Piaggio est une marque de cyclomoteur Italien. On se demande ce que ça fait là. Après recherche, on s’aperçoit que le Président de la Commission de l’époque, le Député Alain Gest, avait voulu parler du délit de Plagio, mais il ne savait probablement pas ce que c’était, alors Piaggio ou Plagio, ma foi quelle importance… Sauf que la différence est de taille. Enfin, le ridicule ne tue pas – heureusement. En fait, le délit de Plagio a été instauré par Mussolini, pour dénoncer les communistes. (Abrogé par la Cour Constitutionnelle Italienne en 1981). Dans le rapport de cette commission, nous avons donc le délit de Piaggio, littéralement, le délit de la mobylette……C’est tarte…

Vous avez dit experts ? Pour continuer, voici un florilège de quelques militants très peu nombreux mais actifs dans la lutte contre les nouveaux mouvements religieux (et les thérapies alternatives) : « Il faut créer un délit de secte » (Jean Pierre Brard, Télérama 31 janvier 1996) ou encore, du même auteur : « Il faut une loi anti sectes inspirée de la loi de 1936 contre les ligues factieuses. Ce nouveau texte préconiserait l’interdiction pure et simple des sectes ». (Source 93 Hebdo 8/14 août 1997.)

De Georges Fenech : « Les premières victimes des dérives sectaires sont les adeptes qui n’ont pas encore conscience d’être victimes. » Savoureux… (Source : 2008, la justice face aux dérives sectaires.)

Pour revenir au rapport de la commission de 1995, celle-ci a été remise en cause par le Premier Ministre, Jean-Pierre Raffarin, dans une circulaire qu’il a publiée juste avant son départ, et aussi dans les deux livres d’Yves Bertrand, ex patron des RG. Dans son premier ouvrage « Je ne sais rien…. mais je dirais (presque) tout », page 166, il écrit : « …ce travail a incontestablement vieilli…. la sémantique devrait être modifiée. Le terme secte remonte en effet au début du XXème siècle. Il a été forgé à une époque où le catholicisme et le protestantisme constituait la norme dominante et où il s’agissait en quelque sorte de stigmatiser les hérésies chrétiennes. Doit-il être utilisé aussi facilement aujourd’hui ? J’en doute sincèrement….

Miviludes :

– Bureau : 13 personnes, Comité de pilotage : 26 personnes, Comité d’orientation : 30 personnes. 70 sessions de formation, 2000 personnes formées en 2005. Nombreux voyages à l’étranger. Source, Rapport de la Miviludes 2006.

– Assemblée Nationale :Trois commissions d’enquête parlementaire en 11 ans.

– Un groupe permanent à l’Assemblée Nationale

– UNADFI : Subventions ministérielles 2006 : 406 116 €

– Cotisations des membres et dons : 4 572 €

– Subvention du Premier Ministre pour l’acquisition de nouveaux locaux : 761 035 €

– CCMM : Subventions ministérielles : 197 572 €

– Subvention du Premier Ministre : 700 000 €

– Cotisations des membres pour 2001 : 7 006 €

– FECRIS : Subvention du Premier Ministre 2006 : 50 000 €

– Cotisations des membres : 2 782 €

On voit bien ici que le problème sectaire en France est un problème mineur mais, c’est bien connu, les minorités ont toujours tort. C’est plus facile de les attaquer que de résoudre des problèmes de société plus importants.

  1. II) Persécutions internes :

C’est de loin l’aspect le plus important. En effet, que serait la persécution externe s’il n’y avait pas de persécution interne. Allons bon, vous voulez dire qu’il n’y a pas de fumée sans feu ? Je le crains en effet.

Le fondateur Ron Hubbard a trouvé et publié en 1950 un ouvrage : La Dianétique (Dia, à travers, et Noos, la pensée). En deux mots cette science met en exergue que chaque être humain est doté de deux mentaux, l’un analytique qui agit par différence et similitude, et l’autre réactif qui agit par excitation réflexe. L’analytique est sous contrôle direct de la personne, l’autre pas, mais agit à l’insu de la personne, et cela provoque de temps en temps un comportement dit « aberré ». Exemple : Une personne qui a failli se noyer pourrait garder ou pas dans le futur une appréhension de l’eau. Si elle garde une peur irrationnelle de l’eau, cela signifie qu’elle est victime de son passé et donc du mental qui agit à l’insu d’elle-même, le mental réactif, ou inconscient. La Dianétique offre le moyen de se débarrasser du mental inconscient.

Ensuite, Hubbard à développé la Scientologie. Du latin Sio savoir et du grec Logos étude de, veut dire étude du savoir ou des connaissances. En effet, Hubbard s’est aperçu, comme beaucoup d’autres avant lui, qu’une personne est aussi un être spirituel. De là est née la Scientologie, une religion non révélée, proche du bouddhisme, puisque la démarche consiste à faire en sorte que l’être spirituel s’élève vers de plus hauts niveaux de connaissance afin de s’approcher de l’infini ou de Dieu, en passant par une meilleure connaissance de soi et des autres. Les buts de la Scientologie : « Une civilisation sans crimes, sans démence, sans guerre, dans laquelle l’homme puisse vivre libre et heureux ».

Ça c’est la base, le fondement. En réalité, tout à dérapé. Le groupement appelé « église de Scientologie » a altéré de façon désastreuse l’ensemble des techniques qui peuvent réellement aider l’être humain.

Hubbard est mort en 1986. Après son décès, un certain David Miscavige, inconnu de la caste très fermée de l’organisation maritime ou Sea Org, prend le pouvoir à la tête du mouvement. Comment ? Cela reste flou. Tout seul ? Certainement pas. Motif ? L’argent et s’assurer que la VRAIE technologie de Hubbard ne soit jamais disponible. Pourquoi ? Pour empêcher tout progrès spirituel. On pourrait se dire que c’est complètement fou. Eh bien, ça l’est. Puissance, argent, pouvoir ont tourné la tête à plus d’un.
Très fin, le sieur Miscavige, car il l’a fait crescendo. Petit à petit, il a distillé son venin. Tout d’abord, il a rendu les gens dépendants du porte-monnaie, donc des banquiers. Ou et comment s’endetter pour son plus grand bien, mais pas le vôtre.

Aujourd’hui, un adepte qui veut progresser sur le « Pont de la liberté totale », devra débourser entre 350 et 450 000€. Et plus si affinités….

Sans compter les donations obligatoires à l’IAS (International Association of Scientologists) ou bien au Super Power Project (l’immeuble pharaonique en Floride). Là on s’envole. Vous pouvez donner entre $30 000 (c’est mal vu) jusqu’à $7 500 000 (c’est ultra bien vu, c’est over top…)

Ensuite il a perverti l’ensemble de la technologie et ça c’est encore plus grave. Il a changé des définitions, changé des procédés, refondus les bouquins, et il a corrompus les niveaux supérieurs. Au point ou ceux qui essayent de les franchir peuvent finir malades ou, pire, morts. Il y en a qui s’en sortent heureusement, mais pas avec les résultats escomptés.

Enfin, il est en train de pervertir aujourd’hui la porte d’entrée de la Scientologie. C’est-à-dire les services de bases. Je ne rentrerai pas dans le côté technique, mais certains d’entre vous sauront de quoi je parle.

Miscavige a réussi tout ça grâce à son bras armé : Sa « police politico/religieuse ». La toute puissante OSA. (Office of Spécial Affairs). Cette entité est composée de 4 secteurs.

– Affaires légales.
– PR (Relation Publiques).
– Invest (Investigation).
– Réformes sociales.

Section légale. Tout ce qui touche aux procès, attaques et défenses judiciaires, avocats, tribunaux, lois pénales, commerciales etc… Section relation publiques. Tout ce qui touche aux contacts politiques, religieux, médiatiques, philosophiques, sociologiques etc…. But du jeu : Faire des amis, des alliés, des gens qui soutiennent la Scientologie. Règle d’Or : Pas de mensonges en PR. Cette règle est violée sans arrêt par les PRO (Public Relation Officer), obligés de mentir sans arrêt, vu l’out-tech et l’out-éthique de l’église. Un des premiers mensonges est le nombre de scientologues sur la planète. 8 000 000 millions selon l’église. 12 millions selon Éric Roux, le PRO français. En réalité à peine 20 à 25 000 personnes au niveau international. C’est comme pour les manifs en France : 25 000 selon la police, 400 000 selon les organisateurs… De plus, le département PR s’est vu attribuer une nouvelle mission : Salir la réputation des opposants, surtout des prétendus apostats, en répandant des mensonges sur leur vie privée, etc…. Ce n’est pas très joli, joli.

Section investigation. La plus secrète. Sa mission : Obtenir un maximum de renseignements sur des opposants et des apostats à la scientologie. Obtenir aussi des infos sur des futurs alliés à l’église. Cette section est censée opérer dans le respect des lois. Mais des dérapages ont lieu. Par exemple : Des informations détenues dans les dossiers d’éthique et de préclair (dossiers protégés par le secret de la confession) de certains paroissiens ont été utilisées contre eux. (Voir section relations publique ci-dessus, paragraphe salir la réputation des apostats.) D’autres opérations ont lieu, principalement aux USA, comme par exemple, prendre les opposants en filature et venir les harceler devant leur domicile. En France, de tels agissements ne seraient pas tolérés. Mais méfiance quand même…

Section réformes sociales. Cette section est censée éliminer les « points pourris » de la société. En fait, cette section ne lutte pratiquement que contre les abus psychiatriques. Malheureusement, elle n’est pas crédible car les pratiques de Miscavige au QG international de la scientologie (tortures, violences, privation de sommeil, internements prolongés, confessions publiques) n’ont rien à envier à la psychiatrie.

Ajoutez à cela son service d’ordre personnel, ce qui nous donne un dictateur ultra protégé. Son service d’ordre, uniquement composé de membres de la Sea Org, est une section de la division « Senior HCO » (au-dessus du département de l’éthique). Ces gus sont entraînés aux arts martiaux et rompus à solutionner tous les problèmes de sécurité. Lors de la grande sauterie annuelle de l’IAS en octobre, si vous levez la tête, vous les verrez planqués dans les arbres du parc de Saint Hill, un talkie-walkie à la main. Si vous voulez les inviter à dîner pour mettre de l’ambiance, laissez tomber. Ils ont autant d’humour qu’une casserole….

La Scientologie ne méritait pas ça. Hubbard ne méritait pas ça. Que ce dernier ne soit pas un saint, qu’il ait des défauts, of course. Après tout c’est un humain, pas un dieu. Mais ce qu’il a découvert ne valait pas ce haro externe et interne. Miscavige a ouvert une autoroute aux détracteurs et c’est ça qui est dramatique.

Si la scientologie était irréprochable, elle ne serait que très peu attaquée. Il serait facile de démonter les attaques.

Aujourd’hui, à cause de Miscavige et de quelques-uns de ses sbires, c’est Mission Impossible. Ah, ben tiens, ça vous rappelle pas quelque chose …..?

A tous les scientologues pleurnichards qui, sans arrêt, se plaignent des attaques en soutenant qu’il n’y a que des méchants dehors et des gentils dedans, j’adresse ce message :

Ouvrez les yeux, s’il vous plaît, sur les dérives d’une église qui n’en est plus une, et arrêtez de cautionner le totalitarisme d’un individu qui a juré la perte de la scientologie. Arrêtez d’acheter comme du bon pain ses déclarations et, si j’ose dire, revenez dans le temps présent. Redescendez sur terre et rendez-vous compte de ce qu’est Miscavige : un usurpateur.

Mon vœu le cher est que tout redevienne comme au début. Une technologie pure, des tarifs qui soient à la portée de tous et des gens heureux de progresser.

J’espère que ça arrivera sous peu.

Emile-Louis

 

 

La scientologie continue de faire le buzz

Le site d’info français Atlantico a publié un article sur le livre de Lawrence Wright sorti aux USA en janvier. L’article est plutôt succint mais résume assez bien le livre et le point de vue de l’auteur. Nous reparlerons du livre sur ce blog la semaine prochaine.

Jusqu’ici, les medias français ont très peu parlé du livre de Wright – probablement parce qu’il n’est pas traduit. Par contre, le bouquin de Jenna Miscavige Hill, nièce du dictateur, qui lui a été traduit en français, continue de faire le buzz dans l’Hexagone, comme dans l’émission de Patrick Roger sur Europe 1 hier matin. Attention, l’émission dure une heure. Parmi les intervenants, on trouve une ex-Sea Org française, cette bonne vieille baderne de Georges Fenech et Eric Roux, qui est interviewé vers la fin de l’émission, aux alentours de 40 minutes. Le témoignage de l’ex-Sea Org est semblable aux témoignages de dizaines d’autres ex-Sea Org et donne le ton de l’émission. Dans ses interventions, Fenech (qui est surtout venu vendre son polar « Propagande Noire ») insiste comme toujours sur la dangerosité de la secte. Il n’a pas tort, mais la suffisance du personnage exaspère. Avec les casseroles qu’il se traîne, il est mal placé pour donner des leçons. Quant à Roux, il commet l’irréparable en bafouant joyeusement l’adage de LRH selon lequel one ne doit jamais mentir en PR. Quand il annonce sans tousser qu’il y a 12 millions de scientologues dans le monde (ça augmente tout le temps), on reste pantois. Sinon, il pousse toujours la même chanson : la France est anti-religions et ne respecte pas les croyances des gens. Bref, c’est pas la faute de l’église si elle est attaquée, c’est la faute des vilains ennemis de la libre pensée. Monsieur Roux, au lieu de regarder vers l’extérieur, regardez vers l’intérieur. C’est là que ça se passe.

La nièce du dictateur déballe tout

La biographie de Jenna Miscavige-Hill, nièce du fringant chef ecclésiastique aux semelles compensées, est parue hier aux États-Unis et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle commence à faire du bruit. Jenna y raconte sa vie dans la Sea Org et les monstrueuses épreuves et tortures que lui a fait subir Tonton David (rien à voir avec le talentueux chanteur de reggae du même nom).

Réjouissez-vous, ex-scientologues et scientologues francophones, le livre de Jenna est traduit en français et paraîtra le 14 février.

jenna

Un papier de l’Express parle du livre et en donne quelques extraits. Cliquez ici.

Le livre sera disponible dans toutes les librairies, dont Amazon et la FNAC.

C’est le troisième livre sur les dérives de l’église à paraître en un mois, après celui de John Sweeney, The Church of Fear: Inside the Weird World of Scientology, sorti au Royaume-Uni le 7 janvier, et celui de Lawrence Wright, Going Clear: Scientology, Hollywood, and the Prison of Belief, sorti aux États-Unis le 17 janvier.

Nous parlerons du livre de Wright d’ici une ou deux semaines.

Pourquoi ce blog ?

Depuis 30 ans, David Miscavige, « chef ecclésiastique » de la scientologie, orchestre la destruction systématique et calculée de la philosophie fondée par L. Ron Hubbard. Sous sa dictature, la scientologie est devenue une secte. Sous sa dictature, la scientologie est devenue un mouvement paramilitaire international dont la seule préoccupation est L’ARGENT.

Beaucoup de scientologues et de non scientologues francophones ne parlent pas l’anglais. Il existe actuellement des centaines de sites consacrés à la scientologie. Beaucoup sont des mines d’informations. Ce blog publiera les informations les plus importantes en français sans tabou ni censure. Comme il ne nous est pas possible de TOUT traduire, il nous arrivera assez souvent de fournir les liens de sites anglais afin que vous ayez la source de l’info.

Nous vous demandons de ne pas prendre les infos publiées sur ce blog pour argent comptant. Faites-vous votre propre opinion. Si vous n’êtes pas d’accord, exprimez-vous. Inscrivez-vous sur le blog et faites entendre votre voix. Vous pouvez utiliser un pseudo ou votre vrai nom. C’est comme vous voulez.

Ce blog a plusieurs objectifs :

1)    Dévoiler les crimes de Miscavige et de ses complices, avec l’espoir qu’un jour ils seront condamnés par la justice des hommes.

2)    Démontrer que la technologie d’amélioration spirituelle mise au point par L. Ron Hubbard a été tellement dénaturée par Miscavige qu’elle est devenue dangereuse et nocive ou, au mieux, inefficace.

3)    Donner la parole aux individus que l’église de Miscavige a trompés, escroqués, humiliés ou rejetés. Scientologues et ex-scientologues, utilisez ce blog pour vous exprimer librement. Dites-nous ce que vous avez observé ou vécu. Chaque jour, partout dans le monde, des milliers de scientologues anonymes et d’ex-scientologues font état de leurs griefs sur différents sites internet.

4)    Dénoncer cette monstruosité appelée la « déconnexion » qui détruit les familles et les amitiés. La déconnexion est l’obligation pour un scientologue de rompre les liens avec toute personne qui a été excommuniée par l’église. Si le scientologue refuse de rompre les liens, il est à son tour excommunié et perd tout espoir d’accéder à « la liberté totale » promise par la scientologie. Cette pratique cruelle et inhumaine a été proscrite par Hubbard en 1968. Miscavige l’a remise en place et renforcée. Désormais, tout scientologue qui remet ouvertement en question la politique instaurée par Miscavige est immédiatement excommunié et tous ses proches et amis scientologues reçoivent l’ordre de couper les ponts avec lui.

5)    Ouvrir un débat honnête et franc sur le sujet même de la scientologie. Il y a ceux qui ne croient plus à la scientologie, ceux qui sont contre, ceux qui pensent que Miscavige est un grand humaniste (si, si, il y en a !) et ceux qui estiment que la scientologie, non dénaturée, peut apporter d’énormes bienfaits. Tous les points de vue sont les bienvenus. Sachez cependant que nous ne publierons pas les lettres d’insultes ou les propos totalement hors sujet.

Comme le disait Ovide : Absit reverentia vero  Ne craignons pas de dire la vérité.

Je vous invite à naviguer dans ce blog. Vous y trouverez peut-être les réponses à certaines questions que vous vous posez.

Voltaire2003