Les avortements forcés au sein de l’élite « ecclésiastique » de la scientologie

Dans le livre La Dianétique : La science moderne de la santé mentale, L. Ron Hubbard déclare que l’avortement et les tentatives d’avortement entraînent de graves traumatismes psychiques et psychologiques chez la mère et l’enfant à naître.

En 1967, Hubbard fonde une organisation paramilitaire, la Sea Organization (organisation maritime), ou Sea Org, chargée de diriger et d’encadrer les églises et les missions de sicentologie partout dans le monde et de « mettre l’éthique en place sur la planète ». Ses membres signent un contrat d’un milliard d’années et constituent l’élite « ecclésiastique » de la scientologie. Logés et nourris, ils travaillent 80-100 heures par semaine pour un salaire hebdomadaire de 50 dollars.

Au bout de quelques années, un problème majeur se pose : il y a de plus en plus de couples mariés avec des enfants et les crèches de la Sea Org n’arrivent plus à suivre.

En 1982, la Sea Org interdit aux couples mariés d’avoir des enfants. Les femmes enceintes sont alors encouragées à se faire avorter. Les couples mariés qui refusent l’avortement sont débarqués de la Sea Org et choisissent soit de travailler dans une organisation Classe V (non Sea Org), soit de retourner à la vie active avec l’obligation de rembourser tous les services (audition et formation) qu’ils ont reçus gratuitement durant leurs années de labeur dans la Sea Org.

En 2009, lorsque le scandale des avortements forcés est dénoncé dans les médias américains, le règlement change à nouveau : Désormais, les couples mariés qui attendent un enfant sont purement et simplement éjectés de la Sea Org.

Plusieurs femmes, ex-Sea Org, comme Laura DeCrescenzo ou Claire Headley ont relaté comment elles avaient été forcées à avorter. Laura Decrescenszo poursuit actuellement la scientologie en justice pour ce motif.

Dans la vidéo ci-dessous, Gary Weber, ex-Sea Org de 1979 à 1984 et membre du Guardian’s Office (le GO, qui a été démantelé au début des années 80 pour être remplacé par OSA), raconte comment il a supervisé des dizaines d’avortement forcés lorsqu’il travaillait à Flag. En fait, il y avait tellement d’avortements forcés dans la Sea Org qu’il était obligé de dispatcher les femmes dans diverses cliniques d’avortement en Floride car si toutes avaient interrompu leur grossesse dans la même clinique, ça aurait fait jaser.

Gary raconte aussi sa première rencontre avec David Miscavige en 1979, lorsque ce dernier était en poste à CMO. Le nom de Miscavige était encore inconnu de la plupart du personnel à l’époque et Gary ignorait qui il était. Gary entend une femme crier et va voir ce qu’il se passe. Il trouve Miscavige en train de tenir un fer à repasser brûlant devant le visage d’une jeune femme et de menacer de lui écraser le fer à repasser sur la figure. Gary dit au jeune freluquet de poser le fer. S’ensuit une discussion animée durant laquelle Miscavige apostrophe Gary en lui disant : « Est-ce que tu sais qui je suis ? » Gary lui dit « Non, je ne sais pas qui tu es, pose ce fer. » Finalement Miscavige pose le fer et Gary apprend que Dave-La-Petite-Frappe était en rogne contre la jeune femme parce qu’il estimait qu’elle avait mal repassé sa chemise !

Gary raconte également que le GO était chargé d’ouvrir des comptes bancaires à l’étranger, dont le Lichenstein, afin de faire disparaître certaines sommes d’argent. Il ignore le montant de ces sommes mais nous apprend que les signataires de ces comptes étaient Miscavige ainsi que Pat et Anne Broeker. Tout cela, bien sûr, était top secret et on a fait comprendre à Gary qu’il avait intérêt à garder cela pour lui.

Dans la seconde vidéo, à venir bientôt (et que nous publierons dès qu’elle sera en ligne), Gary raconte ses déboires quand sa femme est tombée enceinte une première fois, puis une seconde fois. En attendant, voici la première vidéo.

Vous pouvez également trouver le témoignage complet de Gary Weber en cliquant ici. C’est en anglais, c’est long et détaillé mais c’est très, très intéressant.

Le rundown de la vérité ou comment conditionner les scientologues

Dans cette interview réalisée par Mark Bunker, un ex-membre de la Sea Org, Bruce Hines, raconte comment on conditionne les « fauteurs de troubles » condamnés au RPF (Rehabilitation Project Force – le camp de « réinsertion » de la Sea Org). On appele ça le « Truth Rundown » (le rundown de la vérité).

Lorsqu’une personne débarque dans le RPF, on rassemble tous les rapports de connaissance, ou autres, qu’elle a écrits et dans lesquels elle dit des choses considérées comme négatives sur un membre du personnel, sur les cadres superieurs de l’église et son top management, sur la scientologie et sur L. Ron Hubbard. Puis, on les classe par ordre d’importance.

Ensuite on s’en sert pour soumettre la personne à une longue série de sec checks (confessions). L’auditeur lui demande : « Dans ce rapport tu as écrit telle et telle chose. Quand exactement as-tu observé cela ?

Réponse : Quand David Miscavige a donné un coup de poing dans le ventre à Ray Mithoff.

Auditeur : Très bien. Maintenant va jusqu’au tout premier moment où tu as observé cela.

La personne trouve un premier moment où elle a vu Miscavige agir de la sorte.

Auditeur : Bien. Juste avant d’observer ça, quel overt (acte nuisible) as-tu commis ?

Donc, en fait, la personne doit trouver ce qu’ELLE  a fait de mal avant d’observer ce qu’elle a observé.

L’idée derrière tout ça, c’est que la personne a mal observé, qu’elle s’est trompée, qu’elle a halluciné.

La personne va alors trouver un overt, puis une chaîne d’overts similaires. Lorsqu’elle a trouvé le tout premier overt de la chaîne, on lui demande : « Y avait-il un but malveillant ou une intention destructrice qui t’a incité à commettre cet overt ? »

Autrement dit, maintenant que la personne a trouvé l’acte nuisible qu’elle a commis, elle doit trouver ce qu’il y a de mauvais et de malveillant en elle, le mal intérieur qui la ronge et qui l’a poussée à avoir une fausse observation, une hallucination. Puis, elle doit « effacer » cette intention destructrice.

Toutes les choses que la personne a dénoncées dans ses rapports sont traitées de cette façon.

Ensuite, on  pose une série de questions du genre « As-tu déjà dit des choses négatives sur la scientologie ? » As-tu déjà dit du mal de L. Ron Hubbard à quelqu’un ? » Et ainsi de suite – une liste interminable de questions de cet accabit, avec la procédure décrite ci-dessus. La « cognition » (prise de conscience) qu’on attend de la personne, c’est qu’elle a imaginé tout ce qu’elle a observé, qu’elle a halluciné. Cela fait partie du « phénomène final » (résultat demandé) de toutes ces actions.

Le tout dure généralement des mois. Tous les jours, la personne recherche le mal qui est ancré en elle.

Et lorsque ce programme est terminé, la personne pense que tout le monde est génial et que ce sont ses intentions destructrices qui l’ont fait halluciner. Tant qu’elle n’a pas eu cette cognition, elle reste sur le RPF. Il y a d’autres actions que la personne doit accomplir avant de sortir du RPF, mais cette interminable série de sec checks est la plus importante.

Vous avez dit inquisition ?

Mémoires d’un guerrier de la scientologie – Résumé – Partie 1

 

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J’ai traduit « Memoirs of a Scientology Warrior » par « Mémoires d’un guerrier de la scientologie », plutôt que par « Mémoires d’un guerrier scientologue ». Pourquoi ? Parce que Marty Rathbun, aujourd’hui, ne se considère plus comme scientologue.

Dans le résumé qui suit, je me suis attardé sur les faits qui, pour moi, sont les plus significatifs. Il couvre un peu plus du premier tiers du livre. La suite dans quelques jours.

* * * * *

Dans le premier chapitre de son livre, Marty raconte qu’il vient d’une famille très perturbée. Lorsqu’il a cinq ans, sa mère, suivie depuis des années par des psychiatres, se suicide en se jetant du Golden Gate Bridge. Ses deux frères aînés ne s’en remettront jamais. Le plus âgé, Scott (huit ans de plus que Marty), diagnostiqué « schizophrène », passera la majeure partie de sa vie adulte en hôpital psychiatrique. Son autre frère, Bruce (quatre ans de plus que Marty), fera des allers-retours en hôpital psy avant de mourir poignardé à 27 ans au cours d’une rixe dans un bar.

A la fin des années 2000, quand l’église de scientologie démarre sa campagne de haine contre Marty, elle se sert de ses antécédents familiaux pour tenter de convaincre les médias et les scientologues qu’il est fou à lier et qu’il vient d’une famille de cinglés – bref, que c’était génétique, invalidant au passage toutes les théories dianétiques. Tout cela, bien entendu, venait de ses dossiers confidentiels de paroissien. Au cours d’une séance d’audition, Marty avait contacté un incident prénatal dans lequel sa mère avait reçu des électrochocs alors qu’elle était enceinte de lui. Le choc avait éjecté Marty du corps du fœtus (la première extériorisation de sa vie présente) et il était resté là à regarder la terrible scène en se demandant s’il devait réintégrer le corps ou aller se réincarner ailleurs. Finalement, il opta pour la première solution.

Mais quelque chose tarabustait Marty : cet incident était-il réel ou imaginaire ? En effet, sa famille ne lui en avait jamais parlé. Quelque temps plus tard, il raconta l’incident à sa tante, qui, stupéfaite, le confirma.

Je passe rapidement sur l’enfance et l’adolescence de Marty : un père qui se remarie deux fois, deux frères traumatisés par le suicide de leur mère et qui détestent ses « remplaçantes » et Marty qui tente, en vain, de faire régner un semblant de paix familiale.

Dans les années 70, quand la famille s’installe à Laguna Beach, en Californie, il se prend de passion pour le basket-ball. Il joue d’abord au streetball et rencontre un jeune marginal qui l’initie au Tao. Puis, il intègre l’équipe du lycée dont il devient rapidement un joueur clé. Au cours d’un match, il extériorise avec toutes les perceptions et prend conscience de sa nature spirituelle. Il prend également conscience d’un rapport télépathique avec l’un des joueurs avec lequel il multiplie les passes à l’aveugle.

Alors que Marty est dans sa dernière année de lycée, son frère Bruce est renvoyé de l’armée pour comportement violent et enfermé à l’asile d’Oakland. Marty réussit à le faire sortir et s’occupe de lui comme il peut en faisant avec lui de longues randonnées et autres activités en plein air.

Puis suivent deux années de fac passées surtout à prendre des drogues hallucinogènes et à essayer diverses techniques de méditation avec plus ou moins de succès. A l’été 1977, Rathbun arrête la fac avec l’intention de voyager et de devenir écrivain comme ses héros, Kerouac et Hemingway. Il fait des petits boulots en Oregon et en Californie. Un jour son père lui téléphone : Bruce a rechuté et a été enfermé à l’hôpital psy de Portland. Marty s’y rend immédiatement. Il s’agit de l’hôpital de Dammasch, là où a été tourné Vol au-dessus d’un nid de coucou. Il réussit à nouveau à faire sortir Bruce et s’installe avec lui dans un minuscule appartement qu’il a loué avec ses maigres économies. Mais Bruce est très vite repris par ses vieux démons, se fait arrêter et se retrouve à nouveau à Dammasch. Marty jette l’éponge. Il ne peut rien pour son frère. Il décide de prendre le bus et de partir pour le Mexique. Il est temps pour lui de vivre sa vie.

Alors qu’il se rend à la gare routière pour prendre le bus, il rencontre Mark, l’un des « body routers » de la mission de Portland. Les « body routers » sont les employés d’une mission ou d’une église de scientologie qui écument les rues pour trouver de nouveaux paroissiens. Marty les croisait de temps en temps dans la rue mais n’avait eu, jusque là, aucune véritable conversation avec eux. Avant de prendre son bus, Rathbun demande à Mark de lui dire ce qu’est la scientologie. Mark lui dit qu’en essence, la scientologie est spécialisée dans la communication. Cela éveille l’intérêt de Marty car soudain il se dit que s’il améliore son niveau de communication, peut-être pourra-t-il aider son frère après tout.

Au lieu de partir pour le Mexique, Rathbun s’inscrit au cours de communication et découvre les TR de 0 à 4 qui, à l’époque, se font à la dure. Sur le TR 0, il en bave. Un jour, il découvre qu’il peut être là, à l’aise et confronter, et il extériorise avec toutes les perceptions. Mais cette fois-ci, son extériorisation ne dure pas quelques secondes mais de longues minutes. Il en informe son superviseur qui lui dit qu’il a réussi l’exercice et qu’il peut « redescendre » quand bon lui semblera. Qu’il savoure cette victoire.

A partir de cet instant, Rathbun est totalement converti. Il termine son cours, puis lit le Livre Un de la dianétique. On l’informe aussi sur les différents niveaux du tableau des grades. Il trouve un boulot et va quotidiennement voir Bruce (son frère) à Dammasch. Peu à peu, il parvient à entrer en communication avec lui et à le convaincre qu’il existe une sortie de secours : la dianétique et la scientologie. Entre temps, il achète des livres, le cours de la casquette de l’étudiant (sudent hat) et un électromètre, ce qui lui mange toutes ses économies. Il réussit à faire sortir Bruce une fois de plus. Il l’emmène à la mission et là, patatras, on lui annonce que son frère ne peut être audité à cause de ses séjours répétés chez les psys. Bruce le prend très mal et se referme comme une huitre, cessant de communiquer avec Marty qui ne sait plus quoi faire pour lui remonter le moral.

Il commence le Student Hat à la mission et se prend KSW 1 de plein fouet. Il comprend très vite qu’il ne pourra pas continuer à étudier la scientologie s’il n’est pas à 100% d’accord avec les règles dictées par KSW, lesquelles demandent une soumission aveugle qui est en contradiction totale avec le fait de penser par soi-même. Finalement, il laisse son intégrité au vestiaire et décide d’adhérer, à contrecœur, à ces règles en raisonnant que c’est la seule façon pour lui de continuer à étudier la scientologie et peut-être de sauver son frère. Ce n’est que 30 ans plus tard qu’il comprend son erreur en lisant L’Âge de Raison, de Thomas Paine : Lorsqu’un homme a corrompu et prostitué la pureté de son esprit au point de souscrire à des choses en lesquelles il ne croit pas, il s’est préparé à commettre n’importe quel crime.

Peu après, un recruteur de la Sea Org arrive à la mission de Portland et convainc Marty de signer un contrat d’un milliard d’années en lui assénant l’argument massue : Grâce à la Sea Org, Marty va pouvoir contribuer à nettoyer le domaine de la santé mentale.

Marty se retrouve à Los Angeles dans le complexe immobilier (en pleine rénovation) du Cedars of Lebanon Hospital qui couvre tout un pâté de maisons à la lisière du centre ville et qui regroupe l’org Classe IV de Los Angeles, l’org avancée qui dispense les niveaux supérieurs, la maison d’édition (Pubs Org, qui, plus tard, deviendra Bridge publications), et le QG du management de la Côte Ouest. Ces bâtiments, construits dans les années 30, ont été rachetés par l’église pour une bouchée de pain dans les années 70. Rathbun se retrouve sur le EPF (Estates Project Force), stage d’initiation à la Sea Org : cinq heures de travaux manuels et cinq heures de cours consacrés à l’étude des Flag Orders (règlements de LRH relatifs à la Sea Org) et des conférences de Hubbard traitant exclusivement de la Sea Org et de sa raison d’être : remettre l’éthique en place sur la planète et lui apporter la santé d’esprit en dépit des efforts des ennemis de la scientologie pour l’en empêcher. Sur le moment, Rathbun, qui jusque là avait plutôt mené une vie de bohême, trouve qu’il s’agit là « d’une expérience socialiste plutôt réussie » même si la discipline militaire et les uniformes de la marine ne l’enthousiasment guère.

Après l’EPF et divers boulots, Rathbun est posté comme manutentionnaire dans la Pubs Org (maison d’édition). Il a droit à cinq heures d’étude par jour. Au bout de quelques semaines, son superviseur de cours, John Colletto, un Classe VIII, est envoyé au RPF (Rehabilitation Project Force – le camp de réinsertion de la Sea Org) car on a découvert qu’il était un « rockslammeur ». Le rockslam est un mouvement anarchique et violent de l’aiguille de l’électromètre qui, d’après Hubbard, montre que la personne a des intentions nuisibles. Un jour, Colletto quitte brusquement le RPF et s’évapore dans la nature. Sa femme, Diane, est également membre de la Sea Org et occupe le poste de directeur du marketing des livres de Hubbard.

Un soir, le cousin de Diane demande à Marty d’attendre la jeune femme et de la raccompagner jusqu’à ses quartiers. John Colletto l’aurait menacée et elle ne se sent pas en sécurité. Marty monte dans la voiture de Diane qui démarre. Ils n’arriveront jamais à destination. John Colletto surgit dans une vieille Volvo et percute le véhicule de Diane qui fait une embardée et s’immobilise contre le trottoir. Colletto sort de la Volvo, arme au poing, fracasse la vitre côté Diane et lui tire une balle dans la jambe. Marty est déjà sorti de la voiture et saute sur Colletto. S’ensuit un violent corps à corps entre Colletto et Marty qui tente de le désarmer. Colletto estourbit Marty à coups de crosse. Marty extériorise et voit Colletto courir vers Diane, blessée à la jambe. Elle gît sur la route à quelques mètres de sa voiture. Colletto lui tire une balle dans la bouche, lâche son arme et s’enfuit.

Marty, tout d’abord soupçonné du crime, est finalement innocenté. Deux jours plus tard, John Colletto est retrouvé mort. Il s’est tiré une balle dans la tête. Durant la cérémonie scientologique des obsèques de la jeune femme, Marty perçoit Diane qui le remercie d’avoir risqué sa vie, sort par une fenêtre et disparaît. Marty considère cette expérience spirituelle comme l’une des plus fortes de son existence – « la perception objective d’une âme qui extériorise et qui poursuit son existence après la mort du corps. »

L. Ron Hubbard entend parler de l’acte d’héroïsme du jeune Sea Org. Peu après, Marty est transféré à la base secrète où vit Hubbard – située à la Quinta en Californie. Nous sommes en 1978 et la vie de Rathbun va changer du tout au tout.

A suivre…

Jenna Miscavige rejette la scientologie (et on la comprend)

Le mois dernier, devant la commission sénatoriale, concernant le livre de Jenna Miscavige-Hill, le « révérend » Eric Roux affirmait : « Dans ce que j’ai lu, il y a des choses absolument fausses, quand elle parle de son oncle. On est dans un contexte complètement américain, il n’y a qu’en France que ce livre a été traduit. Même aux Etats-Unis, il n’a pas le succès qu’il a en France. »

Faux. Le livre marche très bien aux USA. Et il a même été n°1 au Canada. Il a aussi été traduit en allemand.

Le 11 février dernier, un article de trois pages était publié dans le magazine américain People. Il faut savoir que ce magazine compte 46 millions de lecteurs. C’est le magazine américain le plus lu. C’est le genre de magazine qu’on trouve dans les salles d’attente des médecins et des dentistes, dans les salons de coiffure, etc. La durée de vie d’un numéro, après sa publication, se compte en mois.

Cet article est un véritable camouflet pour l’église de Miscavige car Jenna y est très claire : elle rejette la scientologie en bloc.

Sa seule source de bonheur, à l’heure actuelle, c’est d’avoir pu fonder une famille – chose qu’elle n’aurait jamais pu faire dans la Sea Org.

Miscavige a réussi l’exploit de transformer sa propre nièce en une ennemie féroce de la scientologie.

46 millions d’Américains sont désormais convaincus que la scientologie est un mouvement criminel et dangereux dirigé par un fou.

Nous souhaitons bien du plaisir aux body-routers (recruteurs qui font du prosélytisme dans la rue)  des églises américaines.

A part ça, tout va bien, Lors de la sauterie en Technicolor du 13 mars, le dictateur a affirmé sans sourciller que la scientologie ne s’est jamais aussi bien portée.

Combien de temps perpétuera-t-il le mensonge ?

Nous connaissons tous la réponse : tant que l’argent continuera d’affluer dans ses caisses.

Cliquez sur les images pour les agrandir.

Jenna1

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La vidéo de l’audition d’Eric Roux a été mise en ligne sur le site du Sénat. Les images donnent beaucoup plus de relief à la profonde bêtise du révérend. Il réussit parfaitement, à l’instar de son dieu, David Miscavige, à précipiter l’effondrement inéluctable de l’église. Qu’il en soit remercié.

La sacro-sainte sécurité des matériaux d’OT – Acte 2

Le calvaire continue. Suite et fin du billet d’Emile Louis-Marc.

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Une fois maitrisée la gymnastique d’entrer dans le sas (entre la salle de cours confidentielle et le couloir) avec la mallette, de sortir le dossier, de refermer ladite mallette (à clef, sinon c’est Trahison à remonter) et de s’engouffrer dans la salle de cours, on pourrait croire que ça y est, on a tout compris sur la sécurité.

Las… Nous ne sommes que sur le sommet de l’iceberg.

Quand vous attaquez la section solo audition, vous vous auditez. Jusque-là,  tout va bien ou presque.

Les plus friqués s’auditent à Sandcastle. Ils sortent du cours et hop, dans la chambre juste au dessus, et « in session ». Risque de sécurité minimal. D’autant plus que, comme il faut faire un examen après chaque séance, il suffit de monter deux étages. Pratique. Mais onéreux… La chambrette coûte entre 2 et 300$ la nuit. Quand vous restez 30 jours… je vous laisse calculer. (Nourriture non comprise.)

Les moins friqués, et c’était mon cas, on s’auditait au Yachtman. (Quand même 54$ la nuit.) Assez loin.  A pied, 2 bons kilomètres. Possiblilté de prendre la navette mais c’est toutes les 20 minutes. Risque de sécurité maximal. Sans compter les retards de la navette, les coups de chaud, car on est sous les tropiques, et le risque réel, si vous venez à pied, de se faire braquer la mallette. (Minime quand même car le quartier est assez tranquille). Ouf, on arrive à l’examinateur. Tout va bien, l’aiguille flotte.

Il faut aussi que vous sachiez que quand vous vous baladez dans la base du Sandcastle, votre mallette doit avoir un cordon de sécurité qui la relie à votre ceinture.

Discret…

Quand j’ai demandé pourquoi, on m’a répondu que c’est pour éviter le vol à l’arraché. Ah ! Ben oui, c’est vrai qu’à l’intérieur du Sandcastle, c’est pire qu’à la Courneuve ou Vénissieux… Sans blague. Ils poussent même le vice à ce qu’un responsable de la sécurité essaie de vous piquer la mallette. Gare à vous s’il n’y a pas le précieux cordon. Vous connaissez la sentence : Trahison à remonter. C’est lassant à la longue, car répétitif.

J’oubliais. Si vous sortez de la base à pied avec la mallette, il ne faut pas oublier de débrancher le cordon ombilical, car sinon, réellement, les gens que vous croisez dans la rue, risquent de vous prendre pour un diamantaire venu d’Anvers et, bien sûr, de vouloir piquer la précieuse mallette… Idem : Oubli = Trahison. Je vois que vous apprenez vite.

Un jour, j’ai eu le malheur de discuter sécurité avec un autre solo nots français, où il m’expliquait, que dans l’avion, il prenait sa mallette pour aller pisser. Discrétion absolue ! C’est vrai, quoi de plus naturel que d’aller pisser avec son attaché-case ?

Tous les passagers vous prennent instantanément pour un membre d’Al-Qaïda.

J’ai donc tenté d’expliquer à l’autre pingouin que c’était mieux d’aller pisser sans, car comme ça, aucun soupçon ne risquait de s’éveiller. Pas de bol, je suis tombé ce jour là sur un « intello » qui ne voulait pas démordre de son point de vue.

C’est vrai, des fois qu’un passager chourre la mallette, mette un parachute et saute du Boeing volant à plus de 10 000 mètres d’altitude…

Vous me croirez si vous voulez, mais cette anecdote est vraie. L’abruti m’a même fait un rapport car j’avais osé discuter sécurité avec lui et il a fallu que je m’explique en HCO. Quelle stupidité!

Que vous ne lâchiez pas votre mallette dans le métro, dans un TER ou RER, je comprends. Mais dans un avion ?

Retour au bercail avec les matériaux. Chaud les marrons. Il faut avoir préparé un coffre. Ce dernier doit être vissé avec de longues tiges dans le sol ou dans le mur, pour éviter le vol. Soit dit en passant, un coffre inviolable n’existe pas.

J’ai essayé de faire comprendre à un gars de la sécurité à Flag qu’en Europe, les maisons anciennes à la campagne sont différentes des maisons aux USA. Chez nous, c’est de la pierre. Chez eux, souvent du carton-pâte. Dur de la comprenette, le petit gars. Je lui disais que plutôt que de mettre bêtement un coffre, il suffisait de planquer ça dans une alvéole faite dans un mur, avec une pierre devant. Comme ça, personne n’y voit rien, et là on est proche de l’inviolabilité.

Rien à faire. La règle est un coffre. Le reste est out-sécurité et c’est Trahison….Encore et toujours.

Je vous passe toutes les fois où vous devez vous balader dans votre pays avec les matériaux, car pour ne jamais faire d’out-sécurité, il faut être balaise.

J’oubliais. Vous voulez vous prendre un petit week-end à la mer, histoire de vous ïoder les poumons. Vous vous dites, je laisse les matériaux dans le coffre pour deux jours. Eh bien non, trop facile.

Soit vous emmenez la mallette, soit vous mettez quelqu’un chez vous pour garder le coffre, (la personne doit être OTVII, pas en dessous), soit vous ne partez pas en week-end. J’avais trouvé la solution, je l’emmenais. Pas moyen d’être peinard…

Mais une fois à l’hôtel pour passer la nuit, quoi faire de cette mallette qui ne devait pas me quitter ? Les mecs de la sécurité à Flag m’avaient dit de dormir avec.

Non pas possible….Mais si, et même qu’elle devait être attachée au poignet.  L’enfer… Essayez de dormir avec une mallette attachée au poignet, vous m’en direz des nouvelles.

Finalement, je faisais la même chose qu’avec  le foutu badge : je la mettais entre le matelas et le sommier et, au petit matin, hop je la récupérais… Car si je l’oubliais, je ne vous fais pas un dessin. Le mot commence par T et finit par N. Là où ça coinçait un peu, c’ était de descendre dans la salle de petit déjeuner avec un attaché-case. Encombrant, mais bon…

C’est ce que l’on appelle un excès de règles de sécurité. C’est fait pour introvertir encore plus les pré-OTs. Bon d’accord, il peut exister des gens négligents, c’est vrai. Mais là, c’est pire que tout. Vous vivez et vous vous auditez au travers d’un stress permanent.

Ironie de l’histoire, cela n’a jamais empêché les fuites. C’est là que c’est drôle et presque hilarant. En fait c’est pathétique, stupide et totalement inutile.

RJ 68 – La suite

Voici un billet de Marie-Antoinette concernant RJ 68. Un grand parfum de nostalgie nous envahit et nous incite à ressortir nos vieux vyniles.

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RJ 68 marque une époque.

1968. La guerre du Vietnam fait rage… Si je pouvais vous raconter cette histoire sur fond musical, je choisirais Jimi Hendrix… Janis Joplin… le Jefferson Airplane…ou Mama Cass… ou le Grateful Dead – la liste est longue des musiciens mythiques de l’époque.

Oui, certains, un nombre non négligeable, faisaient de la sciento.

Les missions californiennes étaient pleines à craquer d’étudiants qui faisaient du training zéro. Pour la plupart, des « beautiful people » (le terme qu’emploie Ron est très précis). Ils ont vingt ans ou moins, la rencontre avec la sciento est pour eux la découverte qu’il existe une tech pour mener à bout leur quête spirituelle commencée par la méditation, la lecture de Krishnamurti, mais le plus souvent en fumant de la marijuana et en expérimentant le LSD.

A cette époque, LRH développe le Class 8 Drug Rundown, qui commence par la réhabilitation des états de libération atteint sous drogue. Il a compris pourquoi les gens ayant pris des drogues restaient collés dans leur libération qui agissait comme un engramme en étant une attention fixée sur la piste de temps. Puis il décrit sur la grade chart les états qui peuvent être atteints, des états dont l’humanité rêve depuis le commencement des temps. L’original OT 6 (supprimé de la grade chart depuis 1982) a pour phénomène final : « Aptitude à opérer à  l’extérieur du corps ».

Les orgs débordent de publics, les missions américaines atteignent quelquefois 100 staffs ou plus. Le problème est de trouver une chaise pour s’asseoir et on audite dans les placards à balai.

Telles sont les orgs idéales de l’époque. Du reste selon les Data Series, la scène idéale est un instantané du moment où la stat était la plus haute, et à cette époque, il est probable qu’un nombre non négligeable d’orgs et même de missions étaient « St Hill Size ».

Mais continuons avec le contexte de l’époque : le monde est séparé entre « beautiful people » et « pigs ». Les « pigs » sont les middle class, exactement tels que LRH les décrit dans un des derniers bulletins incontestablement écrits par lui (« PTSness more about » de 1982). Les pigs sont les flics qui interrompent le concert de Jim Morisson, ils sont au FBI, ils bossent pour J. Edgar Hoover dans des opérations comme COINTELPRO où ils peuvent harceler les mouvements contestataires. Et la Scientologie est sur la liste noire de Hoover et de Nixon (et déjà sous Johnson et même Kennedy) et L Ron Hubbard fait partie des gens que l’on doit abattre.

Hubbard est un précurseur de l’antipsychiatrie, personnifiée par  David Cooper, Ronald Laing, Thomas Szasz (cofondateur de CCDH). Mais Ron a commencé à dénoncer la barbarie des traitements dès 1950. On peut considérer qu’il a tracé une voie que d’autres ont suivi dans la dénonciation des abus psychiatriques. C’est le cinéma qui va populariser cette cause auprès du grand public « Family Life » de Ken Loach en 1971,  le fameux « Vol au-dessus d’un nid de coucou » avec Jack Nicholson en 1975, « Frances » en 1983, avec Jessica Lange, un film poignant et révoltant sur la vie d’une star de cinéma détruite par la psychiatrie.

La trace de l’œuvre de Hubbard existe dans la société. En 1969, il écrit un texte appelé : « Le retard culturel » disant que la société a un retard culturel (entre 50 et 100 ans) par rapport aux découvertes de la Dianétique. Et c’est juste : de nombreuses thérapies maintenant existent qui ressemblent à la Dianétique. Mais le sujet originel est désormais honni, emprisonné entre les griffes d’un monopole qui en a détruit l’esprit.

Mais Hubbard ne trace pas seulement la route. Par moments, il est carrément prophétique. Je m’excuse de ne pas pouvoir vous citer la référence exacte, cette citation fait partie des bandes de l’étude. Dans une de ces bandes, il dit que le monde gris des petits employés de bureau, des conformistes, des flics, va exploser… Il réfléchit un instant et dit : « En 1968, ça sera en 1968 ». La conférence date de 1964.

Tout cela pour replacer le Hubbard de RJ68, le Hubbard des « beautiful people » qui vient de donner le cours de Class 8 et de découvrir OTIII, et qui par son code de réforme va donner une impulsion immense à la Scientologie, une montée en puissance qui durera pendant toutes les années 70, et qui s’achèvera par la parution en mars 1982 de la première policy pondue par les « pigs » qui se sont emparés de l’église : OT eligibility.  Entre 1968 et 1982, l’eligibility n’existe pas et pour cause, elle est hors policy.

L’erreur de base dans une organisation est L’INSPECTION AVANT LES FAITS. Cela veut dire : inspecter avant que quelque chose de négatif ne soit arrivé.

Le fait de violer cette règle est si épouvantable que ça a détruit toutes les grandes civilisations – les Romains, l’Empire Britannique, toutes. Car chaque flux est ralenti ou stoppé.

(…) Les passeports, la douane, les règles de sécurité, l’interférence du gouvernement avant que quelque chose de mauvais ne se soit produit, aboutissent à une SOCIÉTÉ SUPPRESSIVE et par conséquent, rapidement à une société morte.

Le fait de sanctionner les criminels après les faits n’entraîne pas la majorité des gens vers l’état de criminel.

HCO PL  du 6 février 1968 – Organisation — L’erreur  (OEC Vol 0, p. 66)

Comme on peut s’en rendre compte, les OTs sont traités comme des criminels et sont ralentis et stoppés. Pourquoi sec-checker sans arrêt des gens qui sont supposés être naturellement éthique ?

Mais pour un suppressif, être vraiment un clair ou OT, ça doit être le pire des crimes ! Ça le rend dingue ! (voir bulletin « OT Level » de 1982)

Voici la policy à laquelle LRH se réfère dans RJ68 quand il dit que les sec checks ont été abolis, elle est dans les anciens volumes verts. Je suis désolée, mais je n’ai pas trouvé de traduction française.

 HCO PL 26 Aug. 1968 “Security Checks Abolished

The practice of security checking from security check lists like the “Joburg” has been abolished.

There are several reasons for this:

1. We have no interest in the secrets and crimes of people and no use for them.

2. Security checking is often done without regard to the point where the person feels better and so became overrun.

3. Security checking is often done in disregard of the state of a person’s case.

4. Low level cases do not react on actual crimes and so the “security” furnished is often a false security.

5. There is public criticism of security checking as a practice.

6. The existence of lists of crimes in folders often makes it necessary to destroy the folder which may contain other technical data which is constructive and valuable.

7. If a person is a criminal or has overt acts which affect his case, and speaks of them to an auditor of his own volition, the auditor is bound by the Auditor’s Code not to publish, use or reveal them.

Nothing in this policy letter alters standard grade processing or rudiments.

L. Ron Hubbard – Founder

Cette PL parle d’elle-même.

Bien à vous,

Marie Antoinette

OT VII – Piège à c… !

Voic un billet de notre ami Emile Louis-Marc. Publié brut de pomme, tel quel.

Comment Flag piège les OTs ?

Flag, la Mecque de l’imperfection technique……

En débarquant un beau jour à Flag, j’étais loin de me douter dans quel piège tordu j’allais me fourrer.

Atterrissage à Tampa, ville de Floride. De suite, on est séduit par le côté exotique des contrées tropicales. Beau temps, palmiers omniprésents, mer bleue sillonnée de pélicans,  température agréable….. Navette de Flag en retard mais bon… On a le temps d’admirer le trafic local de cet aéroport aux dimensions humaines.

Et puis on se retrouve à la base de Clearwater. La séquence séduction est vite oubliée, car la chambre retenue au Fort Harrison (Hôtel de Flag) ne m’attendait pas.  Après un questionnaire succinct mais fouillé du MLO (Médical Liaison Officer) pour voir si je n’avais  pas la fièvre aphteuse ou autres, commence un mini parcours du combattant. Comme d’autres venants de l’Europe, nous n’avions pas moins d’une quinzaine d’heures d’avion, sans compter quelques heures d’attentes en transit. On aspirait donc en arrivant à une bonne douche, et puis peut être un bon café. Que nenni.

Mystérieusement la réceptionniste ne trouve pas ma réservation, alors que ma venue a été au moins enregistrée par 5 personnes différentes bien avant. Pas de réservation, donc pas de chambre. Mais, il y a une solution. Miracle. Une suite est libre. Ah ….. Et le prix ?…. Pas de réponse, mais on va vous montrer la suite. Il faut la voir….

Un peu désagréable, mais bon. On visite. Ah oui, Ultra chic, mais bon, pas mieux qu’un hôtel 3 ou 4 étoiles standard. Vous vous dites : « C’est bien, il m’offre une suite en compensation de ma réservation non enregistrée ». Et bien non. Le mot « offrir » est un mot qui n’existe pas dans le groupe appelé « église de scientologie ».

La réceptionniste finit par vous cracher qu’il vous en coutera 200$ par jour. Evidemment je dis non, et cela devient compliqué. Pas de chambres. Ca commence à m’énerver, car j’aimerais poser mes fesses et être cool. Je monte un peu le ton, et finalement elle me trouve une chambre.

On a passé 1h30 à ce petit jeu débile. Tout ça pour me faire casquer 200$ par nuit.

Ce petit jeu se refera quasiment à chaque fois que je mettrai les pieds à Flag. Après bien sur, les choses iront plus vite, vu que je connais le modus operandi. Refus de visiter comme ça je coupe court au cinéma en 3D……

Enfin dans la piaule. Ouf.  Soit dit en passant, mettre 200$ dans une piaule ou vous n’y êtes jamais, je ne vois pas l’intérêt. En effet, le matin 9h30 sur le cours jusqu’à 22h. 23h dodo, et on recommence. Que l’on soit dans une suite ou une chambre normale, je ne vois pas la différence. Mais bon, ca doit flatter l’ego de certains.

Vous allez dire que j’insiste sur l’arrivée à FSO, ce qui peut paraître exagéré, mais finalement non, car cela donne le ton de ce qu’est la base de Flag et de ce qui s’y passe.

Le lendemain, c’est parti. Routing-form (Feuille de route décrivant les étapes à faire en arrivant) d’arrivée et on passe de services en services. On se retrouve assez vite en séance, encadré par des « pages » (Genre de nounou) qui surveille, entre autres, si vous mangez des œufs le matin, car sans protéines, séances moins bonnes. Un peu énervant mais bon…..

Les staffs, en général, prennent assez soins de vous. Quoique, l’ambiance est plus impersonnelle qu’à UK ou EU. Mais bon, c’est Flag.

Passage obligé chez le Registrar (celui qui encaisse l’argent). Là, les choses se gâtent. En effet, les estimations techniques sont tout le temps en dessous de la quantité d’intensives prévues, et le cauchemar commence. De carte visa, en passant par la Master Card, et finissant par l’Américan Express, on se retrouve endetté quasiment de suite. On a beau être « multicartes »……

La première semaine à FSO se passe en général pas trop mal, mais après, votre compte bancaire étant en négatif, le PTP (Problème de temps présent) s’installe.

Là commence l’out-tech. On m’a souvent demandé qu’elle était la première des out-tech ? Réponse : Celle-ci. En effet, comment pouvez-vous être en séance avec un PTP permanent ? Impossible.

Vous arrivez en séance, et bien sur l’aiguille ne flotte pas. Et pour cause, les quelques milliers de $ en négatif sur votre compte vous cause un tracas permanent. Après une séance de Ruds (Rudiments. Action pour mettre quelqu’un en séance), la question : As-tu un problème de temps présent ? réagit à chaque fois. Enervant. Oui j’ai un PTP, je n’ai plus de blé sur mon compte, je suis en découvert et mon banquier va me mettre en rouge et j’en ai plein le c….

Je ne sais même pas comment ça peut flotter au bout d’un moment, mais les séances arrivent à continuer. Sauf que l’audité pense quelque part à son trou bancaire et au temps qui passe. Une contrariété en séance et merde, perte de temps. Donc perte d’argent. Argggh…..

Enfin, un beau jour, le Saint Graal. La salle confidentielle ou on étudie OTVII. Après une pression énorme pour tout se farcir dans un temps record, commence aussi une autre galère. Celle des séances solo, car il faut passer à l’examinateur après et faire six séances par jour. La hantise car souvent, après la dernière séance, la fatigue arrive et si ca ne flotte pas… Hop en qual, revue, cramming et pognon, car la revue n’est pas gratuite.

Les six premiers mois sont très certainement les plus cools du solo Nots, car pas de six months checks.

Au bout de six mois d’audition à la maison, retour à FSO. Le sketch de la « suite royale » passé, direction le Registrar, on paye et hop en séance. Pour auditer quoi ? Rien de majeur. C’est un sec check sur la sécurité (Pour voir si vous n’êtes pas devenu journaliste entre temps, ou membre du KGB…). 1 intensive pour ça. A 7000$, ca a du mal à passer.

Ensuite un petit cramming. Pourquoi pas. Mais le tout sous pression. De fric, de temps, car les billets d’avion sont à dates bloqués, donc il faut que tout soit bien huilé. Un grain de sable et patatras.

Dans l’avion du retour, soupir de soulagement. Pas pour longtemps, car le compte bancaire est en rouge….Donc il faut une solution….Jusqu’au prochain Six months check… Cercle vicieux. Au fait, savez-vous combien d’argent faut-il par an pour s’auditer sur OTVII ? Pas moins de 20 000$ (Souvent hors donations)…..

En fait, j’ai demandé souvent de lire la référence de LRH sur les « six months check ». On ne me l’a jamais montré car elle n’existe pas. Et pour cause, LRH ne l’a jamais écrite. C’est pas beau ça ? Mais faire venir les OTS tous les six mois c’est le jackpot. Business is business…

De plus LRH est clair. On ne doit pas sec checker ceux qui s’auditent en solo. S’ils roulent bien, pas de sec checks. Si vraiment la personne manifeste des signes d’out-éthique, dans ce cas oui. Cela reste hyper marginal.

Pour résumer. OTVII est un vrai calvaire. Voici pourquoi :

–       PTPs financiers permanents

–       Six months check squirrels. Machine à cracher du pognon.

–       Redging infernal de toutes les sections de Flag. (Section de l’éthique, les auditeurs, les staffs du Président, les examinateurs (Ton aiguille flotte, combien tu donnes ? Réel, je l’ai vu), l’IAS, le building, etc….

–       Condition d’éthique acceptée que si vous donnez de l’argent. Oui, oui, c’est vrai.

–       Re définition de la FN, non écrite par LRH. Cela mets les auditeurs et les auditeurs solos dans la confusion.

–       Tech incomplète de NOTs. Et oui….

–       Obligation pour tous les OTs de refaire du NED. (Dianétique). LRH a dit qu’il ne fallait jamais le faire. Hormis la dépense de deux ou trois intensives non prévues (15 000€), ca vous met la tête à l’envers et ça peut vous tuer. Oui, oui.

–       Obligation pour certains de refaire le purif et les objectifs.

–       Refaire le cours PTS/SP. Oui on ne sait jamais…..Le « grand » Miscavige l’aurait étudié 5 fois. Alors vous pensez, le quidam moyen….

N’en jetez plus la cour est pleine. Des OTs sont morts, d’autres ne vont pas bien, et même quelques uns donnent des signes d’Alzheimer. Génial ……..

Flag, la Mecque de l’Imperfection Technique….Si vous cherchez l’enfer, il est là. Les Seniors C/S, les C/S, les auditeurs, les superviseurs de cours, ne savent plus ou ils en sont. Ils sont sous la coupe des staffs de RTC, jeunes minettes en chemises et pantalons noirs, (Ca vous rappelle pas une certaine époque ?) otalement inféodées à Miscavige.

Sous couvert de vous faire gravir le Pont vers la liberté totale, à coup sur cela risque de vous diriger tout droit vers des contrées maudites, ou la lumière s’est éteinte à tout jamais.

Trahison totale. Du grand chantage à l’éternité. Tu payes cher, tu montes ton pont, mais en plus c’est un pont de pacotille. Du grand vide.

Vous voulez un vrai Pont ? Dirigez vous vers les scientologues indépendants, ou ce que vous voulez, mais pas la pseudo « église de scientologie » actuelle, totalement corrompu par le sieur Miscavige. Oubliez- le, oubliez les.

Ouvrez les yeux. C’est un piège incroyable, tellement perverti que pas mal ne le voit pas. C’est tellement fin comme piège que ce n’est pas évident de l’appréhender.

Heureusement nous pouvons le montrer du doigt aujourd’hui et le dénoncer, pour le bien de tous, pour notre survie et, bien sûr, pour tous ceux qui voudraient se lancer dans l’aventure.

Qui connaît RJ 68 ?

RJ 68 (Ron’s Journal 68) n’est pas diffusé dans les églises de sientologie. Et pour cause.

Dans ce message adressé aux scientologues du monde entier, LRH confirme que la déconnexion a été annulée dans le cadre du Reform Code (on en trouve la définition dans le vieux dictionnaire d’admin) Il s’excuse platement pour les dégats qu’a causés la déconnexion et regrette que les scientologues aient été bousculés et opprimés et que des familles aient été détruites.

Un scientologue qui écouterait RJ68 demanderait immédiatement que l’église de Miscavige revoie sa copie. Ou partirait en claquant la porte.

LRH commence par remercier les scientologues et les auditeurs du monde entier et annonce la création du cours Classe VIII.

Il parle de la Sea Org et dit qu’en 1968, elle est devenue plus cool.

Un autre aspect fascinant de RJ 68, ce sont les louanges adressées au GO (LRH n’avait pas encore lancé l’opération Snow White qui a failli couler la scientologie.)

Puis, LRH parle de sa famille – de sa femme Mary Sue et de ses quatre enfants, et aussi de sa première fille Katie, qui est OT 6, ainsi que de son petit-fils, Lance.

LRH attaque les psys avec une rare violence. Au fil des ans, le point de vue LRH sur les psys se radicaliseras de plus en plus. A la fin des années 70 et au début des années 80, les psys deviendront carrément les responsables de la criminalité sur Terre. Miscavige, lors de la dernière sauterie IAS en 2012, reprendra les arguments de LRH en disant que les psychiatres sont la cause de l’Holocauste.

LRH enchaîne avec les violations des droits de l’homme dont sont responsables les psys (c’est vrai – mais ils ne sont pas les seuls) et dit que les scientologues doivent se battre pour les droits de l’homme et les faire respecter. Miscavige n’a pas dû bien écouter RJ 68.

LRH donne ensuite une longue liste de célébrités qui ont rejoint la scientologie.

Puis il parle du Reform Code que nous avons mentionné au début de cet article.

Pour ceux qui comprennent l’anglais, voici RJ 68, avec une transcription. Si une bonne âme voulait bien la traduire, nous lui en serions éternellement reconnaissant.

“This is a lecture by L. Ron Hubbard, it’s title is Ron’s Journal 68. It is 52 minutes long, copyright 1969 by L. Ron Hubbard, all world performance rights reserved. This recording has been re recorded by the Scientology Publications Organization. Now, here is Ron with some of the members of the Sea Organization.

(Orage et pluie…..Cela dure jusqu’à 1 mn 20.)

The world needs Scientology, the year 1968 was full of storms, it was a fitting example of man’s lack of skill, politics, internal relations, personal understanding and tolerance. The physical sciences are advancing into a world where humanities have lagged behind. In 1968 was a great example of it. However, in the world of Scientology in 1968 we had many wins. This was the year when the Scientologists pitched in, this was the year when you began to help me carry the load, from which I thank you from the bottom of my heart. So, Hello, You beautiful people. I have not been amongst you physically for a while, but I’ve been with you in spirit.

And you have done well, our orgs, our staffs, our Scientologists are doing very well indeed. More self determined, more confident and more free. And thank you for all you’ve done in 1968, and all you are doing now. You are making the world a better place to live in. In 1968, there were many advances, Technical, Organizational. Possibly the biggest advance was the development of Class VIII auditing. I don’t think this advance was understood by many. Unfortunately it was given out as the answer to out Tech, actually only a few cases were ever discovered. Forgive me for invalidating good auditors, they did not deserve to have it stated that their tech was out. After a very few out-tech incidences  were found it was discovered that in-tech was the real order of the day. Really every auditor was really doing his tech as well as he had been taught. So, Thank You and as I say, forgive the way it was announced, it was not a polite thing to do.Class VIII as many have since discovered was a brand new break through. Not a cure. One hundred percent gains became attainable in minimal time. 100% with Class VIII meant 100%. By simplifying the application of Scientology processing, I was able to teach auditors at a high level how to do what only I had been able to do with case supervision before that. This new system of simplified communication and procedure brought more gains faster. It reduced review necessities. It sent cases souring and it placed in every Org a safe guard against technical difficulties. Class VIII was a very great advance, it was a new look in auditing.This was the primary tech developement of 1968. It was quite marvelous, really, the way we got the Class VIIIs in, got them trained, got them back to their Orgs. There was a lot of humor and good will in all this. Sea Org members posed the pictures you saw in the ‘auditor’, there wasn’t a Class VIII in the lot.The class VIIIs from Orgs were all down below studying like mad and we couldn’t disturb them to get ‘the auditor’ pictures. Very amusing really. Afterwards I said to myself, when I make Ron’s Journal 68, I’ll have to tell people these weren’t Class VIII students, but members of the Sea Org. We don’t deal in deception.You may have missed the line that said it was posed. The Sea Org too has changed  in 1968, it was formed originally to be rough and tough but Scientologists don’t naturally hold such an image. In 1968 the Sea Org became a ‘good will’ activity and an efficient administrative arm of Scientology. The Sea Org as you know runs the Advanced Orgsanizations and is the custodian of the ‘Clear’ and ‘OT’ processing materials. The Sea Org’s going along fine, it now has five ships, these are great guys, the tops. The hero’s of 1968 were the Scientology Guardians Offices, The Guardian MarySue, the deputy Guardian Jane Kember who has now been appointed Guardian and all the Assistant Guardians around the world, one in each Org began to handle attacks on Scientology and safeguard Orgs across the world. They made terrific progress, you are all indebted to them and so is mankind,more than they’ll ever know. And, speaking of MarySue,I’d like to give you as any fond Father would, a bit of family news. MarySue is still beautiful, she’s a very able being and she works very hard for you, as I’m sure you all know. Diana is her lovely golden haired self,she still plays the piano, she serves now as Commodore’s staff no 1 and keeps Communications flying. Quentin has just gotten his Class 6, the first one to come all the way up in the Sea Org. Suzette is a happy Messenger and Arther is the youngest and very proud to be the Commodore’s bowman.Katie, my oldest daughter is OT 6, Class 6 and works in the LA Org as does my Grandson, Lance.

The main trouble in making this talk to you, you here today, is the fact that there’s actually  too much news. I ….. too much has been happening, ah, 1968 ah into 1969, it’s been a fantastic period of time, constant, continuous advance. Early in 1968 we announced a humanitarian objective and this is why I was keen to make this talk for you, because this is where you can help.The humanitarian objective is to make  a safe enviroment in which the 4th dynamic engram can be audited out. By engram we mean the mental block that prevents peace and tolerance.By 4th dynamic we mean that impulse to survive as mankind instead of just individuals. Obviously we must do this. An auditing session where Scientology processing is administered cannot be continually disturbed or held in a noisy mis-emotional place. Therefore the upsets and conflicts and intolerance of the planet would prevent or slow progress in trying to audit the world, that’s obvious.So we have a humanitarian objective to make a safe environment in which the 4th dynamic engram can be audited. Therefore you, and we and all of us have a responsibility. You cannot live sanely in a world which nations behave like criminals to their peoples and toward each other.In a world where pressure groups stamp out all rights in order to advance their own. Only to small extent, to some small extent does the individual have any rights or justice.Therefore by defending the individual or group against injustice and oppression and by advancing the cause of human rights, great progress can be made toward the humanitarian objective, and you can help it’s easier than it looks.Ask your local Org about Gung-Ho groups. There is a Policy letter 31st of January 1969 about the humanitarian objectives which shows how this group works, it is an exciting program. So, that’s our major Public program for 1969 it’s called the Gung-Ho Groups.

Now in 1967, the fact that only a handful of people opposed Scientology was much expanded in 1968, we learned a great deal more about this and we learned the Organizations through which they operate. We learned what organizations they use, and these are the psychiatric front organizations, that’s usually called mental health groups of one type or another, which are in every country in the world, which makes it very international.Now, what these fellows are trying to do, apparently, is degrade the west, and if they degrade the west far enough, of course the west can be conquered. That’s fairly obvious to them. So, we come along and they ah,they don’t know what to make out of us. Except it becomes obvious to them, that we er help people and improve people and give people hope, and this cuts straight across any program involved with degrading the west. Well, that being the case then, the natural thing to do to handle this situation and the one thing we have to do to handle this situation, is to make the west more capable of defending itself, make it more efficient, make it more able to handle it’s problems and less likely to become involved in war. War is actually the result of incompetant governments. Now for Public statement, what we’re trying to do then, is to revitalize the west. Now you should score that down as the statement which should be made in over and over again.

What is Scientology Organizations trying to do, they are trying to revitalize the west. And, how are they trying to revitalize the west? Well, they are trying to revitalize the west, by putting forward and insisting upon human rights. The west cannot be revitalized without human rights. And, the biggest abuse of human rights which exists today is of course the psychiatric violations of human rights and their abuse to patients. Now, this is our job, because we are getting increasing numbers of people who have been messed up by psychiatry in institutions and some very, very ugly stories, not a few, but, many, many, many coming through onto our lines, now, to such a degree, that it is no exaggeration to say that they run psychiatric death camps. I know that sounds very rabble rouse, but, the truth of the matter is there are death camps, they have people in for instance as voluntary patients, ah,they hurt them, they mess them up, they fill them full of drugs, they smash them down with 50,000 volts, they tear their brains up, they actually use an instrument which is an ice pick, to do this and the people only live for a very short time. And, when they are treated in this way, and if they don’t die at once, which many of them do of course. But, after the fellow has gone in as a voluntary patient, they won’t let him out. And they do other nasty things, like sterilize him,castrate him, mess him up. Sexual, ah, perversions, that sort of thing with their patients. And that sort of thing and this is coming through to us to such an extent, that it is a wonder that some of these governments don’t object to murder. Ah, that sort of is interesting to me that er certain areas don’t seem to object to this murder.And they seem to find out that we have a dirty fingernail, but therefore we’re very bad, but the psychiatrist murders people outright and forth rightly and er, he’s ok. So, figure it out, it tells you that er, that society is pretty far gone.

So anyway, what we’re trying to do then is, we’re trying to revitalize western society. Well, the Gung-Ho program, this actually will re kindle the purposes and ambitions of individuals in Public, er, if run off according to er policy letters in the way it is covered. And the, the general er, attack line is along the lines of human rights, human rights. Now, I’ll give you a clue now, how this is handled. Somebody comes up to you, he’s a hostile person, he’s hostile to Scientology and he says to you. He says eh, Scientology mwa mwa mwa mwa mwa…. and you say “Why are you against human rights?”And er, then if you know anything about human rights,like the declaration of human rights, United Nations, that sort of thing, you know something about this subject, you just follow it right straight up. Total attack! In other words you don’t defend Scientology, you just simply attack along this line of human rights. Somebody else comes along hostile, he says something to you about this, or he says something in press, or in a group or something like this, ah, and ah something about treatment or something in Scientology and you should come back at him ” Why are you in favor of psychiatric death camps, why are you in favor of psychiatric brutality to human beings?” And er just let him try to handle that ball.And use these two things.

Now, the Gung-Ho group and it’s activities will revitalize the west. Our technology of course can’t help but do that. It is only fought by people who are trying to degrade the west. And in your general activities when somebody asks you or speaks to you nicely about Scientology, why of course tell him  er or her.But the hostile person, the hostile press line, ah, for instance a newspaper writes an article on the subject of how bad Scientology is, well any Scientologist reading it at once writes to the newspaper “Why are you in favor of psychiatric death camps, why are you criticizing Scientology, why are you in favor of psychiatric death camps?” and we will make some progress on this. Now, actually what will happen, what will happen really is each time Scientology is attacked, we will build into the society, if all of you do this. We’ll build into the society an actual stimulus response mechanism.Er, ah,whereas an attack on Scientology is ah is actually an attack on human rights and a person making such an attack is in favor of psychiatric death camps and er if this is the way you handle this and handle it consistently, even though you get bored with it and want something else to, something else to shoot them with.This will produce a fantastic effect.

If now you are to, eh, get in touch with any er persons of political, ah, lawyers, bar associations, civil rights organizations, er anything like that, or individuals who are very important politically or who own newspapers, and you push forward a campaign in favor of human rights, and you push this campaign forward and hammer it and pound it through and object like mad to the biggest loophole they have right now on this subject, and the biggest loophole they have is psychiatric escapement of human rights. I don’t think you realize it but, in most any country of the west at this particular time, er any person can be picked up and er just on the say so of a psychiatrist or without any say so at all and at once thrown into one of these sanitariums and he can be hurt, injured, obliterated, given amnesia, de-personalized, erm battered about and in actual fact killed.This is er, the biggest and most flagrant violation of human rights on the planet today and it is very germane to us because we’ve got to clean up their mess one of these days. So we should do something about putting it down. Now, these are the chaps that have been fighting us for nineteen years and they are getting it back hot. By the way, we’re having a fantastically, erm, violent effect upon er these organizations, they are in a sweat.To be crude about it, they are so worried, that in one of their largest front groups er the ah, PRO er fellow in charge of public relations went into a complete psychotic break just on the thought, that he might possibly be questioned er, by a Scientologist.And er, he didn’t even have to think that, he went in just on the subject of Scientology, they are just starting to go into complete psychotic breaks. It shows you that we’re lying across a very hot line and er this is er, these are the two buttons which are repeated er by other organizations and these are the two buttons that our enemies cannot stand, and, and, about which we can immediately, directly do something and these are of course, human rights and psychiatric death camps.

You know the whole trouble with this talk is I just have so much to tell you. I just have so much to tell you. I haven’t really got time to tell you any part of it.Ah, you gave us, gave me for the first time er, in 68 such a tremendous hand out in the world that events started to move with great rapidity. You don’t recognize your power actually. The public is overwhelmingly in favor of human rights and overwhelmingly against psychiatric activities and er your fighting on the side of the majority. Your not the minority and across the world you are very strong and have made a fantastic and terrific impact.It’s made Governments do some silly things to us, but er also, it has made them back down and back up with great er terror in most cases. There’s so much good news, there’s so much good news, that er, one can hardly er begin to list it. Er, on the subject of government we er had a resounding win. Over the FDA, you may remember, when these er characters from the FDA came smashing into the Washington Organization, seized all of our E- Meters, erhm broke up confessionals, drawn guns, all that sort of thing, turns out now they weren’t Federal Marshals, they were Baltimore Longshoremen. Very interesting. Anyway, we won and the court opinion on the matter was very favorable to us. It er found out we were  a religion without any doubt at all and found out that er, er we were in the right. And er, this means that the Scientology in the United States has no current attack in progress of any kind what so ever. I cross my fingers when I say that, but you can handle it when it occurs.

Now another big piece of news was 1968 is the year that will go down as the year celebrities came into Scientology openly.We had many celebrities before but nothing like 1968, and in the first year of 1969 they’re still flooding in. Movie stars, the famous pop groups, wonderful writers, wonderful people and we were right there with the top, top Class VII auditing to give them. So, that was nice timing. Let me read to you here, er some of the er great international names who joined Scientology and benefited from it’s processes.

Clint Walker – movie actor.
Stephen Boyd – movie actor.
Al Mancini – The TV actor.
Court Steinburg – Sculptor.
Sammy Davis Jr. – the singer.
The People – the American pop group.
Darius Bruebeck, Dave Bruebecks son.
Gloria Swanson – the film star.
William Burrows – the famous author.
Mama Cass – of the famous Mamas and the Papas famous singing group.
Salvador Dali – the painter and sculptor.
Countess Gisella von Field – the South African.
Sir James and Lady Hort of New Zealand.
Baron von Gilderchrome of Denmark.
Sir Chandos Hoskins Abrihol, – the former UK diplomat.
Lady Jane Hoskins Arbrihol – Doctor and wife of the former UK diplomat.
Dean Reagan – the actor.
Tom Constantine – of the Greatful Dead rock group.
Dinah Christy -the actress.
Jim McCullen – the star of Bonanza.
The Beatles Manager.
Bobby Richards.
John Hammond.
Carmen Terra.
Robert Lipton
Lamont Johnson
Karen Black
Robert Barren – the TV Director.
Harlon Casvervo – the TV and movie Director.
Amanda Ambrose – the commedienne.
Nox Martin – the artist.
Leonard Cohen – the poet and folk singer.
Peter Casna- the TV and movie director.
Bob Betchner – the Director and folk singer.
Milton Caselois -the Director movie and theater.
Lloyd Greenburg – famous for his chamber music.
Keith Carnackie -the drummer.
The Orange Coloured Sky – the American pop group.
Alexandra Seloka – the sculptor.
Ram Rior – the pop singer and head of the Freedom group.
Ram Rior Brooke – the international company, founder and director.
Alan Crawford – the music publisher and joint managing director of a radio station.
Jerimiah Whitticker – a top British Society photographer.
Peter Elkington – the Canadian film Director.
Bob Halloway – the Director.
Helene Ireland – the actress.
Jo Kenyan- the Shakespear actor in Stratford.
The Demon – the pop group.
Milton Castalos – the film director.
Mariel Finiger – the concert pianist.
Yula Niece – the vogue model.
(Some of these spellings of names may be incorrect.)

These and many, many others, Doctors, MPs, the number grows daily. In other words celebrities are swinging over into Scientology.Each day actually, I get more er I get more and more data on this and I think it was just yesterday that er I heard that Stephen Boyd, who is er OT 6 now, was phoning Bridget Bardot over in Paris and telling her to get audited in short order.

The Press in 1968 began in some areas to become favorable to Scientology. Now this was because the public no longer believed enemy lies, and the enemy had gone too far. The enemy found out there was nothing wrong, er with us.And they themselves began to back up. The trend of improvement began in Melbourne with the inquery some years ago, but the press couldn’t find anything wrong with us and that made the lies they were fed by old vested interests just that, lies. So increasingly you will see better press. Thanks to Guardians Offices over the world and the Orgs that back them up and to your own efforts (tape sound). You probably read something about the reform code, ah, the reform code of Scientology, we sent out actually, I think ah, oh I don’t know the total international figure.I think in England alone it was a hundred thousand er mailings and er we received back anything that the er the people er thought should be corrected. And er, this resulted in the reform code in which the sec checks were canceled and all old folders on this have been burned.And,disconnection has been canceled as a relief to those suffering family oppression. It’s no longer required an SP orders and the person has to handle. The fair game law was canceled and the prohibition against writing own and recording ah, professional materials was made. And er, this was actually the extent of the reform code, the Public at large generally thought we were alright.We didn’t have to do anything more, but these were just the small items that they did say, so we released them as a reform code.

And here was another item of advance, ahh, the targets, the anatomy of of purposes, that’s er very interesting. But the purposes apparently have an anatomy and to get anything done you have to classify different types of targets. This is a considerable advance in a field that I don’t think anything has been done on. It improves computer technology and it certainly improves ones clarification of what one should do to get along. And, this by itself will make a considerable advance, there are policy lettters concerning targets and these are part of the Gung – Ho group policy letters and should be included with them. Another item, that er is of interest. It’s called the Third Party law, you can actually receive a copy of this, this is HCO Bulletin 26th December 1968 and this is the result of my study of some old broken down civilizations.And it’s basically why man er has goes to war, it’s basically why you er occasionally have gotten into trouble with somebody else and it discloses the fact that it is not a two terminal universe after all, it’s a three terminal universe and it’s called Third Party Law. And, er it is a tremendous piece of advance, it actually is the basis of, of a such an odd thing as marital counseling.Marital Counseling can use it, it can, general use ah, but the Third Party Law was a considerable technical advance and the Org that is er giving this tape play is authorized to give you a copy of it.

Another datum which is, I’m sure, very, very welcome to you is attestation, attestation instead of examination was returned to all training. This is quite important actually because examination is a invalidation and invalidation is possibly the primary button on a being. So therefore in all academy’s you will find all training has been returned to and in the St. Hill course as well to attestation instead of examination. You merely attest that you have read and understood the materials. This is not er, does not apply to Class VIII training and it does not er, apply to Power Processing auditors, otherwise, why, attestation is very much the order of the day.It was taken out for a few months last year in order to straighten it out and we were able to er, take the bugs out of it and get it back in and now it’s been placed back in.

Probably, probably the biggest ahh, ers, thing that you will erhm appreciate in this talk is erm triple flows.Triple flows, lower grades, triple flows sub zeros, in other words it’s triple grades. Now, triple grades is a very, very important technical advance and I was working on this in 1968 and have finally been able to refine it and it has been released. And we have er sent it to the Orgs where you are now er so that all the auditors there that are on the HCG and staff have been grooved in on it and the Class VIII Case Supervisor will be able to do this. In other words everything up to 4 is tripled, er, it is er many, many more times than tripled in effectiveness. Now anybody who has a grade 4 or who is a grade 4 release can in actual fact er can go back and get his triple grades and this has been explained, but, it means the lower grade releases and the sub zero releases have been worked over now, by me, to a point where they have tremendously lasting results and er it is of great benefit in stable gains and I have done this actually so that the lower grades will mean more, and so that everyone can get everything out of them and these should be at this available in the Org where you are hearing this tape.

There’s another item  in which you’d be interested. Is the fact that a Class 2 auditor can now assign his own conditions and a Class 4 auditor is even further Ethics protected. Ah, a Class 2 auditor now, who also has his staff status 2, ah can apply for and obtain in his own Qual division a blue star rating which permits him to assign his own Ethics conditions.The Class 4 can assign his own conditions and he is, has additional protections and he is a green star and a Class VIII can be comm ev’ed only and he is assigned a gold star. These are Ethics protection actions given to persons who are upstat. We consider that anyone who is trained as an auditor is an upstat. Now, there’s something I’ve been meaning to point out to you about Scientology that’s not been mentioned in some years, and it needs to be mentioned because of the exactness of Class VIII and stress on compliance with the exact process. I don’t think Class VIII was well understood. The message was one, not that one had to comply, it was that when one used these exact processes in this exact way, that one got 100% tech on all of his pre clears. The message was that we had achieved 100% tech with these exact processes wherever they were exactly applied and with one or more Class VIIIs in every Org that we could achieve 100% results which we are now doing.

Now this is what I have pointed out for some time, there are two branches to Scientology. One is Scientology the philosophy, it is a religious philosophy, but it is a philosophy and that is something you use to think with, to er, wonder with, to accept or reject.And the other is Scientology the applied philosophy and that is where it applies directly to processing. Philosophy means a love or pursuit of wisdom or a search for the underlying searches and principles of reality and we certainly have that in Scientology. A great number of principles of exist in Scientology, it’s probably the largest written, spoken body of work of any philosophy ever undertaken.Out of this many things can be made of and of it, we can say such things as “What is true for you, is true for you in Scientology”. This is a vast area of observations in the humanity. It is yours to think with with, work with, accept or reject as you wish. It is still there, it is still valuable. No matter how old the book is. No matter how old the tape. It is still part of the body of Scientology, known as philosophy.There is nothing authoritarian about it. It is yours to accept or not as you see fit. It is Scientology, the philosophy, nothing has changed it.

Now there’s this other thing called applied Scientology or processing. Because it obtains a result and is valuable to you personally, processing could be seen to be the whole of Scientology, well, it isn’t. Goodness when you think of the number of policy letters we have on organization and these other things and look at this new Third Party Law,er  that is actually something you think with and can process with. Now Scientology processing today is made up only of those things which apply uniformly to all cases.Processing is made up of common denominators which apply to all life.There are no variables, no different cases and this is a considerable achievement, it is a specialized form of Scientology and has specialized use and these exact processes must be exactly done to produse an exact result. It’s like making pie., if you don’t use the same ingrediants, the same way in each case, why, you don’t get pie. Now we call this standard tech. And if an auditor is to see it, then you really have to get him to do it exactly a few times and suddenly he does see it and by doing it, why he sees in the pre clear that it is the right way to do it and after that he doesn’t require any further persuasion. He has seen it, so it is true for him.I doubt you could make a Class VIII trained auditor do tech in any non standard way. He has seen the precision of modern processes. He knows he can get results that way and so he does it without any variation. He isn’t doing it because I say so, he’s doing it because it works and he knows he can make real pie. Not to compare you to a pie of course.

Anyway, the whole of this is that we tend to loose sight of the fact that there have been many, many observations in Scientology. It is a very wide work and it is not just a mental therapy, ah although it is probably the only mental therapy on the planet today, undoubtedly.Possibly some of you are worrying ah about what happened to OT 7 and just to show you that research isn’t dead in-spite of all the traffic I’ve had to handle in 68, why here’s some news on it. On OT7 and OT8 I er have very nearly completed OT8. They are not written up at this date, they will not be issued until we have the enemy under better control.That’s bait of course to encourage you to give me even more of a hand in it’s demise. Seriously though OT7 is all complete, if not in it’s final form and it has to do with life and relationships to life. Some people still working on OT3 are in fact are really hitting against OT 7. OT 8 is the section that handles the physical universe and there’s a lot done on it, but I still work on it daily.

Well, that about sums up the news on the battlefront, because make no mistake we are at war. But one thing, one thing I do want to tell you here in Ron’s journal 68 is actually I’m not mad at anybody.Erm, it sort of goes against the grain to have to engage in some sort of warfare in which I have no personal interest.I finally figured it out that with all of these cases, these psychiatric cases and so forth, kept coming our way, they were all butchered up. It would be a jolly good thing if we put an end to that type of activity, because it would make our work enormously easier. But, I’m not mad at anybody. Now we have an Ethics system and actually it, I’m not very happy pushing my friends around. There are too many bad hats in the world and forgive me, forgive me, if anyone has been pushed around too hard or has had his own rights violated.

Now the real thing we have to guard against is becoming ourselves intolerant of the freedom of others to believe. We do have a parallel in the early Christians and the early Christians had a difficult time because they spoke of human rights, love, spiritual freedom just as we do and we in Scientology are speaking of the same things but in more modern language and with more positive results as far as cases and so on are concerned.The early Christian was banned and harassed by a whole empire, yet he won. And the resistance and challenge strengthened him and made him refine his creed and conduct, the same thing is happening to us.And the early Christian was hated by Governments and adored by the people at large, that’s very true of us, and we are undergoing the same phenomena. Early Christian, er because he was persecuted eventually came into possession of the entire Roman World, and that was the whole world there was. He did not have to conquer it, it was forced on him. So, there are historical parallels, but what I’m trying to say is that the Christian failed the test with his later inquisition,to some degree failed to bring his er, message er, truthfully to civilization all the way through so that people could talk about love thy neighbor and pick up a rifle and shoot him. Our great appeal to mankind, whatever he knows of us is that we stand for truth and for human freedom, and mankind at this stage wher he has heard of us knows only we stand for greater spiritual freedom and greater human rights. He dimly senses we are the foes of inhumanity and brutality. And, actually that would be good enough for him to join us with a whole heart and so every Scientologist should enlarge on this message, we must cease to individuate, we must carry our message broadly to the world. Indeed, we must prepare our own way with an emphasis on greater human rights. And, in doing that we mustn’t start ourselves with witch hunting and raising the devil with our friends. And, it sometimes hurts me when I think of people being upset or knocked about, ah, just because, just because it’s happening to us, is no reason we should do it to others, ever.

Now in conclusion, in conclusion I would like to ask you for a bit more of a favor. I, you probably have the idea that I’m so busy that I never have a chance to write, or read your letters or something like that, well, that’s pretty much a myth. Ah, the letters come through to me by the real tonnage, but er, I read them and I want you to write to me and tell me things you think I ought to know, to know about, ah, what we should be doing, ideas you have in order to forward the good cause. Will you do that for me, please. And please for my sake, don’t forget one thing, I am your friend, I am not from this planet. I am trying to do my best to do a job to bring tolerance and humanity to this planet in a very materialistic and often cruel age. I appreciate your help, I appreciate it more than I can tell you and I wish to thank you and thank every staff member, thank every Scientologist for everything they are doing to make a better world come true.

And, now I want to take you back just a little bit to New Years Eve at the end of 1968, when a recounting of the years events were given at a party aboard the flagship of the Sea Organization.”

RESCAPÉE DE LA SCIENTOLOGIE


jenna

A l’âge de sept ans, Jenna Miscavige, signe un contrat d’un milliard d’années avec la Sea Org, l’organisation paramilitaire qui dirige la scientologie. Bien entendu, elle ne comprend pas ce qu’elle signe. Pour elle, un milliard d’années, ça ne veut pas dire grand-chose, juste que c’est sans doute pour longtemps. Si elle signe, c’est pour faire comme papa et maman, qui ont connu la Sea Org depuis qu’ils étaient adolescents. Ils l’ont quittée une première fois en 1979 pour finalement revenir en 1985, alors que Jenna n’a pas encore deux ans. Papa et maman, ce sont Ronnie Miscavige, frère de David, et Elisabeth Blythe Miscavige, surnommée « Bitty ».

Au début, Jenna habite à Los Angeles avec ses parents et Justin, son demi-frère, qui a sept ans de plus qu’elle. Jusqu’à l’âge de quatre ans, Jenna voit ses parents, cadres supérieurs de la Sea Org, une heure par jour à l’heure du dîner.

Puis, l’heure familiale quotidienne est supprimée et tous les enfants sont transférés au Ranch, à une quarantaine de kilomètres de la base internationale, dans le désert californien, et à deux heures de route de Los Angeles où travaillent les parents de Jenna. La fillette ne voit plus ses parents qu’une fois par semaine, le dimanche matin. Le samedi soir, ils prennent la voiture pour aller à la base internationale et leurs enfants les y rejoignent. Les parents repartent le dimanche midi et les enfants regagnent le Ranch.

Ils expliquent à Jenna que s’ils la voient aussi peu, c’est parce qu’ils ont un travail qui est plus important que tout : sauver le monde.

Quand Jenna arrive au Ranch, vaste propriété de 200 hectares, elle découvre un endroit vétuste. Il se compose de plusieurs bâtiments délabrés qui ont tous besoin d’être rénovés. Tout est plus ou moins à l’abandon et embroussaillé. Il y a aussi une petite piscine en piteux état avec des rongeurs morts qui flottent sur l’eau.

Les années suivantes, ce sont les gamins qui retapent entièrement la propriété et les bâtiments. Ils sont encadrés par quelques adultes, tous membres de la Sea Org. On fait venir des artisans non scientologues pour l’électricité ou la plomberie, mais le gros du travail est fait par les enfants, comme charrier de grosses pierres pour construire des murs et dégager et brûler les débris. Ils partagent leur temps entre l’école (située sur place), les corvées ménagères et les travaux de construction. En été, ils bossent dans une chaleur infernale. Lorsque les gamins se plaignent ou font mal le boulot, ils sont punis et envoyés dans une unité de travaux manuels encore plus durs. On consigne également les mauvaises actions et les mauvaises pensées dans des dossiers d’éthique.

A l’école on leur enseigne la lecture, l’écriture, l’arithmétique, l’histoire et la géographie, mais aussi certains principes de LRH qu’ils apprennent façon « école chinoise », en répétant en chœur, mot pour mot, tel ou tel texte du fondateur. De temps en temps, on les met à l’électromètre pour vérifier qu’ils ont bien tout compris et clarifié tous leurs mots.

A sept ans, après avoir signé son contrat d’un milliard d’années, Jenna acquiert le statut de « cadet ». Elle est désormais officiellement membre de la Sea Org. On la nomme officier de liaison médicale. Son job consiste à donner aux autres enfants leur dose quotidienne de vitamines et de minéraux, à mettre en quarantaine les mômes qui tombent malades, à leur prodiguer des assists, bref, à veiller sur la santé de tout ce petit monde.

Les adultes de la Sea Org qui viennent parfois au ranch semblent trouver tout à fait normal que les gamins travaillent comme des bagnards. Ben oui, ce ne sont pas des enfants, mais des thétans (êtres spirituels) dans des petits corps. Le travail physique est là pour les endurcir car il faut des thétans forts pour sauver la planète. Le monde extérieur, le monde des wogs (non-scientologues) est dur et impitoyable, aussi est-il indispensable de se protéger contre lui. D’ailleurs la communication avec les wogs n’est pas du tout encouragée car ils pourraient s’étonner que des enfants effectuent des travaux forcés. Autrement dit, on est là pour sauver les gens mais on ne doit surtout pas communiquer avec eux.

La mère de Jenna est envoyée en mission un peu partout pour diriger et superviser divers méga projets. Jenna ne la voit plus du tout. Elle ne voit plus que son père le dimanche matin.

Bon, nous n’allons pas vous raconter tout le bouquin. Vous pouvez vous le procurer pour moins de 20 Euros. Il est truffé d’infos toutes plus intéressantes les unes que les autres. Il se dévore comme un polar.

Jenna n’a jamais reçu d’audition durant les 19 ans qu’elle a passés à la Sea Org. Par contre elle a reçu des centaines d’heures de sec checks (confessions forcées) et ce, dès un très jeune âge.

C’est qu’on ne plaisante pas avec l’éthique dans la Sea Org. Au moindre faux pas, bing, en éthique. Si on n’est pas content, bing, en éthique. Quelqu’un qui râle ou dont les statistiques baissent a FORCÉMENT quelque chose à se reprocher. Il a fauté, il a eu des pensées pas cools, il a commis de grosses transgressions. Son salut passe par la confession.

Jenna a été tellement sec-checkée (confessée) qu’à la fin elle inventait des transgressions pour que l’aiguille de l’électromètre flotte.

Et même quand l’aiguille flotte à la fin d’une confession, ce n’est pas suffisant. Le « coupable » a forcément refoulé d’autres transgressions qu’il ne veut pas révéler. Alors on remet ça.

Par exemple, lorsque les parents de Jenna quittent la Sea Org en 2000 (ils sont écœurés  – la mère de Jenna a vu David Miscavige, son beau-frère, frapper un subalterne et Ronnie a constaté que son frère était cinglé), personne n’en informe leur fille. En revanche, on la soumet à des semaines de confessions forcées pour voir si elle savait que ses parents voulaient partir. On est en pleine parano. Ce n’est qu’après plusieurs mois qu’on lui apprend finalement qu’ils sont partis.

Plus tard, quand Jenna rencontre son futur mari, Dallas Hill, qui a trois ans de plus qu’elle, on empêche leur mariage et on les soumet tous les deux à d’interminables confessions. Exemple de question posée à Dallas : « Qui t’a donné l’idée d’épouser Jenna ? »

Pour pouvoir épouser Dallas, Jenna devra menacer de se jeter du cinquième étage d’un bâtiment. Là, la Sea Org finit par céder. La nièce de Miscavige qui se défenestre, ça fait désordre. C’est pas bon pour l’image de l’église. Le mariage est autorisé.

Finalement, quand Dallas et Jenna quittent la Sea Org en 2005, on tente de faire pression sur les parents de Dallas pour qu’ils rompent les liens avec leur fils et leur belle-fille désormais excommuniés. On va jusqu’à leur dire que Dallas est un sale type qui n’a épousé Jenna que pour prendre la place de Miscavige. On nage en plein délire !

Dégoûtés, les parents de Dallas, des gros donateurs, refusent de rompre les liens et sont excommuniés à leur tour.

Mais qui tirait les ficelles et donnait les ordres dans l’ombre ? Oncle David.

Une fois sortie de la Sea Org, Jenna apprend pourquoi il y avait toute cette parano au sujet du départ de ses parents en 2000. David Miscavige avait avoué à son frère, en 1995, qu’il avait lui-même supervisé l’audition de Lisa McPherson dans les jours qui ont précédé sa mort. Oncle David était terrorisé à l’idée que son frère ait pu le répéter à quelqu’un.

Le livre de Jenna est un réquisitoire implacable contre la Sea Org.

La Sea Org est une machine à broyer. C’est devenu une abomination dont il faut se débarrasser au plus vite.

Ce sont les scientologues qui financent cette abomination. Alors que de pauvres bougres dociles et implantés se font constamment piétiner par leurs supérieurs fascistes pour « sauver l’humanité », le scientologue lambda ferme les yeux et se fait tranquillement servir son capuccino à la cafeteria de Flag ou du Freewinds. Il s’en fout royalement de ce qu’il se passe dans la Sea Org puisqu’il est sur les niveaux d’OT. Il est bien au-dessus de ça.

Mais gare au retour de bâton, mesdames et messieurs les scientologues bon teint et propres sur vous. Ces gamins exploités et ces membres du personnel opprimés appartiennent à la génération de « l’âge d’or de la tech ». Ce sont des clones de Miscavige. La technologie pour laquelle vous vous saignez aux quatre veines est totalement pourrie et vous en subirez les conséquences d’une façon ou d’une autre.

Beaucoup de scientologues acceptent sans sourciller qu’un gars ou une fille bosse 15 heures par jour pour 30 ou 40 dollars par semaine – sans aucun jour de congé, sans aucun contact avec l’extérieur, sans aucune possibilité d’exprimer son libre-arbitre.

Ces scientologues-là ne méritent qu’une chose : notre mépris.

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Addendum : La déclaration des droits de l’enfant (1959)