Les flops de l’inauguration de Super Power et du gala annuel de l’IAS

Le 19 novembre dernier, le chef suprême de l’église, Sa Sainteté David Miscavige, inaugurait, en plein air, la nouvelle cathédrale scientologique après 15 ans de travaux qui ont coûté entre 70 et 90 millions de dollars (les levées de fonds en ont rapporté au moins 150, ce qui fait un bénéfice net d’au moins 50 millions de dollars exonérés d’impôts). L’église avait obtenue de la municipalité de Clearwater qu’elle ferme les rues avoisinantes pendant deux jours afin que les 10 000 personnes attendues ne soient pas dérangées par les riverains, les medias, les apostats aigris et défroqués, les chats de gouttière et autres suppressifs malintentionnés.

A peine Sa Grandeur avait-elle commencé son discours devant un parterre de fidèles en extase, dont Tom Cruise, John Travolta et Kelly Preston, que, ô ignominie, un hélicoptère s’est mis à survoler le site avec, à bord, Mike Rinder et Michael Bennitt, un ex-scientologue prospère, lesquels ont tout filmé d’en haut !

Gros vent de panique chez Miscavige qui ne s’attendait pas à ça. En effet, les images montrent clairement qu’on est très loin des 10 000 personnes attendues. A vue de nez, on serait plutôt aux alentours de 2500-3000. Pour une religion qui prétend compter 11 millions de membres et avoir le taux de croissance annuel le plus élevé du monde, 3000 pékins, ça fait un peu désordre. En tout cas, le bruit de l’hélicoptère a dû sérieusement entamer le TR 0 du dictateur car il a brutalement écourté son speech qui n’aura duré en tout et pour tout que huit minutes montre en main. Il a soudain déclaré la cathédrale ouverte et il s’est précipité à l’intérieur, la queue entre les jambes.

Ensuite, les fidèles ont pu visiter la cathédrale par groupes de 75. Ceux qui n’avaient pas envie de poireauter sont partis.

Voici la vidéo diffusée par les deux Mike.

Et voici une photo de l’inauguration avec Cruise, Travolta et Preston – au premier rang, cela va de soi.

En filmant l’inauguration, Mike Rinder a coupé l’herbe sous le pied du dictateur qui n’a pas pu, cette fois-ci, bidouiller les photos destinées aux médias. Sinon, ça aurait donné ceci (photo truquée hilarante de OTVIIIisGrrr8!) :

L’événement a été rapporté dans plusieurs journaux français, dont Le Figaro.

A part ça, que dire de Super Power ?

Un article de Mike Rinder démontre que l’église et son dictateur se moquent ouvertement du monde.

Super Power se compose de dix rundowns confidentiels. Confidentiels ? Hum… Une grande partie de ces rundowns ont déjà été publiés.

Voyons ce que dit la pub de Flag à propos de quelques-uns de ces rundowns.

Liste de réparation de l’éthique : Ce premier rundown est si puissant que LRH a dit: Rien n’est plus susceptible d’extérioriser un pc que ce rundown.

Euh, vraiment ? Relisez le HCOB de cette liste. Elle est assessée et auditée en méthode 3 – ce n’est pas vraiment nouveau et révolutionnaire. La seule extériorisation que vous risquez d’obtenir, c’est d’extérioriser de l’église de scientologie car si le rundown est audité correctement, ce serait son seul résultat possible.

Rundown de la renaissance personnelle (Personal Revival Rundown) Ce rundown aborde les « masses collectives » et les « thétans morts ».

Ce rundown est basé sur le HCOB du 27 octobre 78, Identités collectives. Il sera très intéressant de voir comment les « OT » vont être miraculeusement « ramenés à la vie » grâce à ce rundown.

Bright Think Rundown (Rundown de la pensée claire) : Avec ce rundown, vous aurez des gains équivalents à ceux produits par un niveau tout entier du Tableau des Grades.

Encore un rundown « confidentiel » publié dans toutes les orgs en 1978. Voici l’intégralité de ce rundown : « Où serais-tu en sécurité ? » Répétitivement jusqu’à F/N, Cog, VGIs (et pc dans le temps présent, bien entendu). Le phénomène final de ce procédé est que le pc prenne conscience qu’il est vraiment dans le temps présent.

Pour la suite, je vais faire court.

Le Super Study Rundown n’est rien d’autre la Study Green Form. Encore un rundown « confidentiel ».

Le False Data Thinking Rundown n’est rien d’autre qu’un False Data Stripping (extraction de données fausses). Vous avez dit « confidentiel » ?

Confront & Cause Rundown : Un rundown époustouflant et « confidentiel » publié le 4 février 1960.

Les Perceptiques : Tout un étage de la cathédrale est consacré au 57 perceptiques. Il s’agit de résoudre tout dysfonctionnement de ces perceptiques. Chaque perception va faire l’objet d’exercices très spécifiques à l’aide de machines high-tech comme des gyrosièges ou des tables d' »huilosité ». Bien entendu, LRH n’a jamais dit qu’il fallait construire toutes ces machines bizarroïdes.

Pour finir, parlons rapidement de la sauterie annuelle de l’IAS qui a eu lieu fin novembre à Flag sous le chapiteau ramené par bateau de Grande-Bretagne. Lorsque les fidèles sont arrivés, ils ont été accueillis par les deux Mike qui survolaient la Flag Land Base dans un petit avion qui traînait derrière lui une longue banderole avec la question « Où est Shelly Miscavige ? »

Tous les paroissiens qui ont regardé en l’air ont ensuite été convoqués en éthique pour recevoir, à leurs frais, plusieurs intensives de sec checks et de NED afin d’effacer cet engramme meurtrier susceptible de leur faire perdre tous leurs gains. (Je plaisante.)

Sinon, à part ça, cet énième gala de l’IAS destiné à faire les poches des fidèles a tenu toutes ses promesses. Le pape Miscavige a annoncé que la scientologie connaissait une expansion sans précédent et qu’une quinzaine d’orgs idéales allaient être ouvertes en 2014 (en 2013 il devait y en avoir une par mois et il n’y en a eu que 4). On est impatients de voir ça.

Sur ce, je vous souhaite une magnifique année 2014.

Électromètre Mark VIII – La grande arnaque

L’un des correspondants de Mike Rinder a appelé Bridge Publications pour obtenir de plus amples renseignements sur le Mark VIII. En effet, le site du Mark VIII ne répondait qu’à quelques questions d’ordre général sans entrer dans les détails. Voici un sommaire de cet article que vous pouvez consulter ici si vous lisez l’anglais.

Les orgs doivent utiliser le Mark VIII immédiatement. Si quelqu’un est sur le cours de l’électromètre ou sur un cours d’audition, l’autorisera-t-on à utiliser son « vieux » Quantum Mark VII ou sera-t-il obligé d’acheter le Mark VIII sous peine d’être viré du cours ?

Ceux qui veulent acheter le Mark VIII ne pourront pas utiliser l’argent qu’ils ont déjà sur leur compte dans leur org ou leur mission. Ils devront le payer comptant et à l’avance ! Pourquoi ? Parce que les orgs et les missions ont tellement peu d’argent qu’elles ne peuvent pas stocker les Mark VIII. Donc, vous payez, l’org passe la commande à Bridge ou à New Era Publications (au Danemark) et on vous envoie votre électromètre. Enfin, presque. Car avant qu’on ne vous l’envoie, il y a une étape intermédiaire dont vous devez vous acquitter : signer un document juridique. Cela fonctionne comme suit : une fois que vous avez payé, on vérifie que vous êtes en bon standing et que vous avez le droit d’acheter l’électromètre (que vous venez de payer). Si vous êtes en bon standing, Bridge vous envoie, par la poste, le document juridique. Vous le signez, vous le renvoyez à Bridge et ce n’est qu’alors qu’ils vous expédient l’électromètre.

Question : Si pour une raison X, vous n’êtes pas en bon standing (par exemple parce que quelqu’un a fait un faux rapport sur vous sans que vous le sachiez et que vous avez été secrètement étiqueté persona non grata – je ne rigole pas, c’est arrivé à un de mes amis), est-ce qu’on va immédiatement vous rembourser l’électromètre ou bien devrez-vous faire les étapes de A à E ?

Autre question : Peut-on voir et signer le document juridique avant d’acheter l’électromètre ? La réponse est sans appel : non. Apparemment, ce document contiendrait des engagements du genre : je m’engage à ne pas utiliser le Mark VIII pour faire du squirreling ou je m’engage à toujours avoir une carte d’adhérent IAS à jour.

Concernant la réactivation annuelle du Mark VIII, il n’ y a pas de frais supplémentaires. Vous branchez votre Mark VIII à un ordinateur connecté à Internet, vous allez sur le site de réactivation du Mark VIII avec l’identifiant et le mot de passe qui vous ont été fournis avec l’électromètre, puis vous tapez son numéro de série et bing ! votre Mark VIII est réactivé et ses logiciels sont automatiquement mis à jour. Le compteur de compte à rebours est réinitialisé et votre cadran digital vous enverra un message quatorze jours avant la prochaine date pour vous prévenir que votre électromètre doit être réactivé.

Si jamais vous n’êtes plus en bon standing, votre électromètre n’est pas réactivé. Et tant pis pour les préclairs que vous êtes en train d’auditer. Ils seront confiés à quelqu’un d’autre.

Bref, lorsque vous achetez un Mark VIII, vous payez non pas le droit de l’utiliser, mais le droit de le posséder (c’est écrit dans les FAQ du site du Mark VIII). C’est complètement dément !

Et en plus, votre carte de membre de l’IAS doit être à jour. Autrement dit, si vous n’êtes que membre annuel (donc un être dégradé), vous avez intérêt à renouveler votre adhésion chaque année sinon votre Mark VIII, que vous avez payé 5000 dollars, ne sera pas réactivé et vous serez Gros-Jean comme devant.

Autre chose : Les réactions de l’aiguille du Mark VIII seraient 50 000 fois plus nettes que celles des électromètres précédents. 50 000 fois, ce n’est pas rien !

Je ne vais pas rentrer dans les détails techniques, par contre, j’ai une question : Si les Mark VIII, qui prenaient la poussière dans les entrepôts de Gold et de Bridge depuis huit ou neuf ans, sont vraiment beaucoup plus pointus que les autres électromètres, POURQUOI N’ONT-ILS PAS ÉTÉ MIS EN VENTE IL Y A HUIT OU NEUF ANS ? Pourquoi a-t-on obligé les scientologues à utiliser des modèles moins performants alors qu’il existait un appareil qui, si l’on en croit Miscavige, produit des séances plus rapides et davantage de gains pour les pcs et les pré-OT ? Pourquoi ?

Certains bloggers du site de Mike Rinder pensent que parmi les logiciels installés dans le Mark VIII, il pourrait très bien y avoir un cheval de Troie. Mauvaises langues !

Apparemment, les scientologues ne se sont pas précipités en masse pour acheter ce nouveau joujou. Normal, plus personne ne suit de cours d’auditeur. Cela va surtout concerner les gens qui se solo-auditent. Eux n’auront pas le choix. Pour les autres, le temps qu’ils étudient les Fondements, puis le nouveau Student Hat, ça peut bien attendre deux ou trois ans.

Tout ce que avez toujours voulu savoir sur GAT 2 (sans jamais oser le demander) – Première partie

Ça y est, tel le Beaujolais nouveau, GAT 2 est arrivé ! Et comme avec le Beaujolais nouveau, la gueule de bois est assurée.

Pour ceux qui l’ignorent, GAT 2 est l’abréviation de Golden Age of Tech 2 – Âge d’Or de la Tech 2.

« Nous ferons de vous des auditeurs parfaits – un point c’est tout.

Nous sommes à l’aube d’une nouvelle ère pour tous les scientologues. Les compétences et les connaissances qui sont vitales pour votre éternité peuvent désormais être acquises avec une aisance et une rapidité sans précédent. (…)

Alors bienvenue à l’Âge d’Or de la Tech et à une nouvelle ère dans laquelle vos rêves de scientologue deviendront réalité – pour de bon, pour toujours.

Cet âge d’or va véritablement changer la face de cette civilisation tout en donnant un tout nouveau sens à la phrase « Mettons la planète au clair une fois pour toutes ». (…)

Nous sommes ici pour créer un Âge d’Or de la Tech. »

Non, il ne s’agit pas d’une introduction à GAT 2, mais d’un texte publié en 1996 pour le lancement de GAT 1.

17 ans plus tard, les rêves des scientologues ne sont pas devenus réalité « pour de bon, pour toujours » et la face de la civilisation n’a pas été changée. En fait, grâce à GAT 1, il n’y a presque plus d’auditeurs, des vagues de scientologues vétérans ont quitté le navire et les églises et les missions se sont peu à peu vidées. Alors oui, GAT 1 a amorcé un nouvel âge pour la scientologie : l’âge du déclin et de la disparition progressive de la tech.

En effet, lorsque GAT 1 a été mis en place, tous les auditeurs sans exception ont vu leurs certificats être annulés et ont dû tout réétudier depuis le début. Beaucoup ont purement et simplement refusé de le faire et ont cessé d’auditer. Quand on annonce à un Classe VIII ou un Classe VI ou un Classe V avec des milliers d’heures d’audition derrière lui qu’il ne connaissait pas la vraie tech standard et qu’il doit tout refaire, il risque de très mal le prendre et c’est exactement ce qu’il s’est passé. En quelques années, la scientologie s’est retrouvée avec un déficit astronomique d’auditeurs chevronnés. Ceux qui sont restés ont passé des semaines et des mois sur le nouveau cours à l’électromètre de GAT 1 qui demandait la perfection absolue et l’utilisation d’un simulateur de réactions de l’aiguille, lequel simulateur produisait des réactions de l’aiguille synthétiques et « idéales » comme aucun auditeur n’en voyait jamais durant les séances d’audition. Soit dit en passant, ce cours à l’électromètre n’était pas de LRH, c’était une totale invention de Miscavige. Quiconque n’avait pas terminé le cours à l’électromètre ne pouvait pas étudier les niveaux d’auditeurs. Et c’est ainsi que 17 ans après la sortie de GAT 1, il n’y a jamais eu aussi peu d’auditeurs en scientologie.

Mais le pire restait à venir avec la sortie des « Basics » (« Fondements ») en mars 2005 – l’Âge d’Or de la Connaissance (le dictateur adore les titres ronflants). Miscavige annonça aux scientologues que les livres de LRH étaient bourrés d’erreurs et qu’ils avaient été corrigés et réédités, accompagnés – cerise sur le gâteau – de nombreux coffrets de conférences qui complémentarisaient ces livres. Miscavige déclara sans sourciller qu’à cause des erreurs contenues dans ces livres, les scientologues n’avaient pas compris la scientologie. Mais alors, si ces livres contenaient vraiment des erreurs, pourquoi LRH n’y avait-il pas remédié de son vivant ?

Toujours est-il que la vente de ces éditions revues et corrigées et des conférences qui les accompagnaient rapporta à l’église des dizaines de millions de dollars, ce qui, bien sûr, était la vraie raison de ces rééditions. De plus, tous les scientologues furent obligés d’étudier les « Fondements ». Et c’est ainsi que les Académies cessèrent de dispenser leurs cours d’auditeurs pour privilégier l’étude des livres altérés du fondateur.

GAT 1 avait creusé la tombe de l’audition. Les « Fondements » l’ont définitivement enterrée.

Depuis quelques années, un sentiment général de malaise régnait dans les orgs et les missions. Les scientologues voyaient bien qu’il y avait de moins en moins d’auditeurs. Ils voyaient bien que l’expansion sans précédent promise par le chef suprême n’avait pas lieu. De plus en plus de scientologues commençaient à se poser des questions.

Comment remotiver les troupes ?

Simple : En lançant GAT 2 et, ce sera le sujet d’un prochain billet, en inaugurant la cathédrale de Super Power.

Le 15 novembre, à Flag, sous un chapiteau pouvant accueillir quelques milliers de fidèles, le dictateur a officiellement dévoilé GAT 2, l’événement le plus important de toute l’histoire de l’univers. La scientologie et la planète étaient sauvées. Ouf !

Voici un sommaire de GAT 2 et de ce qui attend les scientologues. Accrochez-vous.

Tout d’abord, le dictateur, Unique Détenteur de la Vraie Tech, a annoncé à un parterre de paroissiens en pâmoison que l’une des sources de la « tech perdue », c’étaient les vieux BTB !

Les BTB (Board Technical Bulletins) étaient des bulletins techniques imprimés en rouge sur papier crème qui contenaient des données techniques relatives à l’audition. Ils n’étaient pas signés par LRH.

Miscavige avait banni les BTB il y a une vingtaine d’années et avait obligé les scientologues à jeter leurs volumes rouges à la poubelle afin d’acheter une nouvelle édition dépourvue du moindre BTB.

Mais, ô miracle, le dictateur a découvert après vingt ans de travail (ce sont ses propres mots) que beaucoup de ces BTB contenaient en fait des instructions directes de LRH, même s’ils avaient été signés par d’autres et que, du coup, des morceaux de tech importants avaient été perdus. Bref, tous les BTB validés par Miscavige vont être réintégrés. Ce revirement est d’autant plus étonnant que Miscavige peut difficilement être considéré comme un expert, n’étant lui-même ni auditeur, ni C/S. Si encore cela avait été annoncé par le Senior C/S International ou un auditeur Classe XII chevronné, peut-être eût-ce été crédible. Mais là, on peut se poser des questions. Où Miscavige veut-il en venir ? Les scientologues vont-ils devoir brûler tous leurs volumes rouges pour racheter une nouvelle édition contenant les BTB ?

Venons-en maintenant à la deuxième annonce technique. Il existe, dans NED, toute une série d’étapes destinées à effacer les service-facs. Ces étapes vont être retirées de NED et intégrées dans le Grade IV – le Grade IV qui est un niveau de scientologie consacré aux service-facs. Le raisonnement de Miscavige est le suivant : la raison pour laquelle les gens qui avaient terminé le Grade IV n’enchaînaient pas avec NED (et, donc, n’atteignaient pas l’état de Clair) était que leurs service-facs n’étaient pas effacés. Donc, l’effacement des service-facs devait faire partie du Grade IV. Or, selon LRH, le Grade IV n’est PAS censé produire des effacements, il est censé produire des key-out. Bref, une fois de plus, Miscavige réarrange le Pont à sa sauce en sous-entendant qu’il connaît mieux la tech que LRH. Cela dit, cette annonce technique « révolutionnaire » n’est qu’un énième coup d’épée dans l’eau qui ne trompe personne, sauf ceux qui ont envie d’être trompés.

L’annonce technique numéro 3, c’est la sortie de l’électromètre Mark Ultra VIII à 5000 dollars la pièce. Comme chaque scientologue doit posséder deux électromètres, ça fait 10 000 dollars par tête de pipe. Ce n’est pas donné, mais Miscavige a tenu à rassurer son monde : cet électromètre-là n’aura pas besoin d’être révisé et re-certifié tous les deux ans.

L’annonce technique N°4 concerne le Student Hat (Chapeau de l’Étudiant).

Cette nouvelle version du cours comprend un tout nouveau glossaire qui permettra à l’étudiant de ne plus avoir besoin de consulter le dictionnaire. Non, ce n’est pas une plaisanterie. Ce cours ne nous enseigne-t-il pas de clarifier TOUTES les définitions et l’étymologie d’un mot incompris afin d’en obtenir une compréhension conceptuelle ? Plus maintenant, apparemment. Le glossaire suffira.

Le prix du Student Hat a considérablement augmenté et a été fixé à 4000 dollars. Pourquoi cette augmentation ? Parce que ce cours est désormais BEAUCOUP PLUS LONG. L’étudiant doit faire tout le cours (conférences et matériaux) en M4 et il doit le faire DEUX FOIS ! Le dictateur a ressorti la LRH ED 174 dans laquelle LRH disait que CERTAINES PERSONNES bloquées en étude devaient étudier le cours une première fois, puis recevoir une M4 sur les conférences, puis réétudier entièrement le cours. Cette LRH ED s’applique maintenant à tout le monde.

Imaginez la logistique requise pour donner une M4 sur tout le cours à chaque étudiant ! Il va inévitablement y avoir des problèmes de F/N, de TA et de métabolisme. Certains étudiants vont avoir besoin d’une liste de correction de clarification de mots, laquelle localisera peut-être un out-int ou une out-list, il seront alors envoyés en qual pour une audition de revue exorbitante qu’ils ne pourront pas se payer, et ils se retrouveront sur la touche.

Combien faudra-t-il de word clearers (clarificateurs de mots) pour gérer cette usine à gaz?

La « logique » derrière tout cela est la suivante : Les HCOB qui traitent de l’étude sont tous tirés des conférences sur l’étude. Donc, ça n’avait aucun sens, selon Miscavige, d’étudier les HCOB en premier et les conférences en second. Par conséquent, les étudiants vont désormais étudier les conférences en premier. Sauf qu’ils étudieront les conférences sans avoir au préalable acquis la technologie de l’étude ! Bref, les étudiants écoutent d’abord les bandes, puis ils lisent les HCOB, puis ils font une M4 sur tout le cours, puis ils le réétudient entièrement. Résultat : le cours va prendre trois plus de temps qu’avant. Ce qui, évidemment, justifie les 4000 dollars que l’étudiant aura versés.

A suivre…

La sacro-sainte sécurité des matériaux d’OT – Acte 2

Le calvaire continue. Suite et fin du billet d’Emile Louis-Marc.

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Une fois maitrisée la gymnastique d’entrer dans le sas (entre la salle de cours confidentielle et le couloir) avec la mallette, de sortir le dossier, de refermer ladite mallette (à clef, sinon c’est Trahison à remonter) et de s’engouffrer dans la salle de cours, on pourrait croire que ça y est, on a tout compris sur la sécurité.

Las… Nous ne sommes que sur le sommet de l’iceberg.

Quand vous attaquez la section solo audition, vous vous auditez. Jusque-là,  tout va bien ou presque.

Les plus friqués s’auditent à Sandcastle. Ils sortent du cours et hop, dans la chambre juste au dessus, et « in session ». Risque de sécurité minimal. D’autant plus que, comme il faut faire un examen après chaque séance, il suffit de monter deux étages. Pratique. Mais onéreux… La chambrette coûte entre 2 et 300$ la nuit. Quand vous restez 30 jours… je vous laisse calculer. (Nourriture non comprise.)

Les moins friqués, et c’était mon cas, on s’auditait au Yachtman. (Quand même 54$ la nuit.) Assez loin.  A pied, 2 bons kilomètres. Possiblilté de prendre la navette mais c’est toutes les 20 minutes. Risque de sécurité maximal. Sans compter les retards de la navette, les coups de chaud, car on est sous les tropiques, et le risque réel, si vous venez à pied, de se faire braquer la mallette. (Minime quand même car le quartier est assez tranquille). Ouf, on arrive à l’examinateur. Tout va bien, l’aiguille flotte.

Il faut aussi que vous sachiez que quand vous vous baladez dans la base du Sandcastle, votre mallette doit avoir un cordon de sécurité qui la relie à votre ceinture.

Discret…

Quand j’ai demandé pourquoi, on m’a répondu que c’est pour éviter le vol à l’arraché. Ah ! Ben oui, c’est vrai qu’à l’intérieur du Sandcastle, c’est pire qu’à la Courneuve ou Vénissieux… Sans blague. Ils poussent même le vice à ce qu’un responsable de la sécurité essaie de vous piquer la mallette. Gare à vous s’il n’y a pas le précieux cordon. Vous connaissez la sentence : Trahison à remonter. C’est lassant à la longue, car répétitif.

J’oubliais. Si vous sortez de la base à pied avec la mallette, il ne faut pas oublier de débrancher le cordon ombilical, car sinon, réellement, les gens que vous croisez dans la rue, risquent de vous prendre pour un diamantaire venu d’Anvers et, bien sûr, de vouloir piquer la précieuse mallette… Idem : Oubli = Trahison. Je vois que vous apprenez vite.

Un jour, j’ai eu le malheur de discuter sécurité avec un autre solo nots français, où il m’expliquait, que dans l’avion, il prenait sa mallette pour aller pisser. Discrétion absolue ! C’est vrai, quoi de plus naturel que d’aller pisser avec son attaché-case ?

Tous les passagers vous prennent instantanément pour un membre d’Al-Qaïda.

J’ai donc tenté d’expliquer à l’autre pingouin que c’était mieux d’aller pisser sans, car comme ça, aucun soupçon ne risquait de s’éveiller. Pas de bol, je suis tombé ce jour là sur un « intello » qui ne voulait pas démordre de son point de vue.

C’est vrai, des fois qu’un passager chourre la mallette, mette un parachute et saute du Boeing volant à plus de 10 000 mètres d’altitude…

Vous me croirez si vous voulez, mais cette anecdote est vraie. L’abruti m’a même fait un rapport car j’avais osé discuter sécurité avec lui et il a fallu que je m’explique en HCO. Quelle stupidité!

Que vous ne lâchiez pas votre mallette dans le métro, dans un TER ou RER, je comprends. Mais dans un avion ?

Retour au bercail avec les matériaux. Chaud les marrons. Il faut avoir préparé un coffre. Ce dernier doit être vissé avec de longues tiges dans le sol ou dans le mur, pour éviter le vol. Soit dit en passant, un coffre inviolable n’existe pas.

J’ai essayé de faire comprendre à un gars de la sécurité à Flag qu’en Europe, les maisons anciennes à la campagne sont différentes des maisons aux USA. Chez nous, c’est de la pierre. Chez eux, souvent du carton-pâte. Dur de la comprenette, le petit gars. Je lui disais que plutôt que de mettre bêtement un coffre, il suffisait de planquer ça dans une alvéole faite dans un mur, avec une pierre devant. Comme ça, personne n’y voit rien, et là on est proche de l’inviolabilité.

Rien à faire. La règle est un coffre. Le reste est out-sécurité et c’est Trahison….Encore et toujours.

Je vous passe toutes les fois où vous devez vous balader dans votre pays avec les matériaux, car pour ne jamais faire d’out-sécurité, il faut être balaise.

J’oubliais. Vous voulez vous prendre un petit week-end à la mer, histoire de vous ïoder les poumons. Vous vous dites, je laisse les matériaux dans le coffre pour deux jours. Eh bien non, trop facile.

Soit vous emmenez la mallette, soit vous mettez quelqu’un chez vous pour garder le coffre, (la personne doit être OTVII, pas en dessous), soit vous ne partez pas en week-end. J’avais trouvé la solution, je l’emmenais. Pas moyen d’être peinard…

Mais une fois à l’hôtel pour passer la nuit, quoi faire de cette mallette qui ne devait pas me quitter ? Les mecs de la sécurité à Flag m’avaient dit de dormir avec.

Non pas possible….Mais si, et même qu’elle devait être attachée au poignet.  L’enfer… Essayez de dormir avec une mallette attachée au poignet, vous m’en direz des nouvelles.

Finalement, je faisais la même chose qu’avec  le foutu badge : je la mettais entre le matelas et le sommier et, au petit matin, hop je la récupérais… Car si je l’oubliais, je ne vous fais pas un dessin. Le mot commence par T et finit par N. Là où ça coinçait un peu, c’ était de descendre dans la salle de petit déjeuner avec un attaché-case. Encombrant, mais bon…

C’est ce que l’on appelle un excès de règles de sécurité. C’est fait pour introvertir encore plus les pré-OTs. Bon d’accord, il peut exister des gens négligents, c’est vrai. Mais là, c’est pire que tout. Vous vivez et vous vous auditez au travers d’un stress permanent.

Ironie de l’histoire, cela n’a jamais empêché les fuites. C’est là que c’est drôle et presque hilarant. En fait c’est pathétique, stupide et totalement inutile.

 

La sacro-sainte sécurité des matériaux d’OT – Acte 1

A l’heure où tous les matériaux des niveaux d’OT, les anciens comme les nouveaux, sont disponibles sur Internet, ce nouveau billet de notre ami Emile Louis-Marc démontre que l’église de Miscavige ne recule devant rien pour instaurer une paranoïa inutile et ridicule chez les pré-OT. Nous ne sommes plus en scientologie, nous sommes chez Ubu. Bonne lecture.

* * * * *

Quand vous attestez clair, vous êtes fin prêt pour parcourir les niveaux d’OT. (Niveaux supérieurs de la scientologie.). Vous vous rendez donc dans ce qui est appelé une organisation avancée pour gravir les échelons.

Je passe sur les embûches du parcours. En effet, je les ai décrites dans des précédents billets. Non, là je vais vous parler de la sécurité.

Une sécurité entière et absolue veut dire que vous ne sortez plus de chez vous, que vous êtes enfermé dans un bunker et que vous ne communiquez avec personne. Comme ça, sécurité maximale et neurasthénie assurées.

Il y a donc toujours un moment où la sécurité devient relative. Il faut donc l’appliquer avec bon sens.

C’est justement ça qui fait défaut dans les organisations avancées. Au hasard, prenons Flag… J’aime bien prendre la Mecque de l’Imperfection Technique comme exemple car ce sont les rois en la matière.

Avant d’aller dans la salle de cours confidentielle, il faut bien sûr obtenir l’accord de RTC, après moult sec-checks au cas où on aurait volé un caramel mou dans le buffet et qu’on ne l’aurait pas dit…

Enfin, ca y est, on est invité à faire le niveau. Ouf ! Maintenant,  il faut aller chercher son badge magnétique format carte de Tarot, avec sa photo. On le met autour du cou, et on décide d’un code secret qui est enregistré dans la section sécurité, située au-dessus de HCO sur l’organigramme. Car en plus du sésame, il faut avoir un code secret.

Ça y est. Je me balade avec le précieux sésame. Celui qui me permet de franchir toutes les portes à codes de sécurité. Pas peu fier au début… Ça m’amuse. Je vois une porte avec un digicode et hop, je place mon badge devant et, miracle, la porte s’ouvre. Un vrai môme. Soit dit en passant, les portes des salles de cours confidentielles ne s’ouvrent qu’avec un code, pas avec le badge. La rigolade ne dure pas. Je croise un public qui me fait remarquer que le badge ne doit pas se porter ostensiblement  sur la chemise, mais entre le torse et la liquette. Ah ! Et pourquoi donc ? Pour éviter qu’on le prenne en photo, me répond-t-on. Fichtre, des paparazzis à Flag…..Allons bon, manquait plus que ça.

Avoir un badge implique une responsabilité. Si on le perd, Trahison à remonter de suite et niveaux d’OT pouvant devenir inaccessibles. Diable… De plus, quand on dort la nuit, il faut garder ce badge sur soi. C’est la règle. Génial. Impossible de dormir avec ce truc, car dès que je change de position, la plaquette me rentre dans les côtes. Du coup, je la mets sous le lit, entre le matelas et le sommier. Bonne idée. Là, on ne peut rien me reprocher. Mais attention, le matin, la première chose à faire est de récupérer le précieux grigri, car sinon, hop, Trahison à remonter. Faut être bien réveillé, je vous le dis. En général la première chose à laquelle je pense le matin est le café…Mais là, pas le choix. Ensuite la douche. Impossible de se doucher avec ce truc, car l’eau risque de l’abimer. Du coup obligé de le placer bien en vue. On ne sait jamais, dès fois qu’un lutin mal avisé me le vole. (Dans une chambre d’hôtel de la sea org fermée à clé, gardée par la section de sécurité, on croit rêver.)

J’arrive donc la première fois dans cette salle de cours ultra confidentielle. Séquence émotion. Accueil et interview par le course admin. Il m’explique qu’il faut que je garde ma checksheet avec moi tout le temps. Et quand il dit tout le temps, c’est tout le temps. Exemple. Vous êtes assis à une table, votre checksheet (feuille de contrôle) devant vous. Vous vous levez pour prendre un dictionnaire sur l’étagère situé à deux mètres, il faut prendre votre checksheet avec vous. Sinon, c’est une condition de Danger à remonter de suite. Sans blague… Mais à quoi ça sert, demandai-je une fois ? Réponse : On ne sait jamais. Pour rappel, on est dans une salle de cours confidentielle où seuls les admis peuvent aller. Totalement débile. Autre réponse : C’est pour vous habituer à la sécurité. Ah, ben oui….CQFD

Toutes les feuilles des matériaux utilisés ont des fils métalliques à l’intérieur. Ces feuilles sont reliées entre elles dans un classeur, qui lui-même à un fil électrique se terminant avec une fiche jack. Cette fiche jack doit être placée dans une fiche femelle située sur les tables. Chaque table de cours possède plusieurs fiches femelles, comme ça il y a de la place pour tout le monde et tous les classeurs des matériaux confidentiels.

Là où on se marre, c’est que quand vous voulez bouger un classeur de place. Vous débranchez la fiche jack. Et là, ça bloque les portes. Plus personne ne peut entrer ou sortir de la salle, tant que vous n’avez pas rebranché la fiche jack.

Déjà, c’est compliqué, mais alors là, c’est le bouquet. Qu’il y ait des fils métalliques dans les feuilles, avec des détecteurs à l’entrée de la salle de cours, comme dans les grands magasins, pourquoi pas ? Mais les fiches jack, fallait y penser.

D’autant plus qu’il y a des courts-jus avec les fiches jack. Ben oui, à force de les brancher et de les débrancher, il y a des faux contacts, et forcément, de temps en temps, ça ne connecte plus. Une fois, on est resté bloqués une heure dans la salle sans pouvoir sortir. Envie de pipi, monsieur le superviseur…

La mallette à code de sécurité reste en dehors de la salle de cours, dans un sas sécurisé. Mais attention, quand vous sortez votre dossier « brûlant de confidentialité » de l’attaché-case, vous devez le garder serré contre vous et entrer le plus vite possible dans la salle de cours, sous peine d’out-sécurité. Mince, je me suis planté de code… Flunk, recommence.

Suite dans l’acte 2

Emile Louis-Marc

 

Miscavige – Le grand sabotage

Voici un autre billet de notre ami Emile Louis-Marc que nous aurions pu aussi bien intutler « La Grande Boucherie ».

* * * * *

Quand vous venez à Flag, on vous vante que vous êtes à l’intérieur de la Mecque de perfection technique, que les services sont hyper professionnels, que la nourriture et les chambres sont dignes d’un 3 étoiles Michelin, bref que tout roule….On vous dit que l’on va vous prendre en main et que vous allez vous envoler vers des cieux azurés, peuplés d’oiseaux et de petits nuages ouatés.

Pas de bol… Le réveil au bout de quelque temps ressemble plutôt à un atterrissage cahotique, tronche cabossée, mental en loque, avec, bien sûr, un porte-monnaie totalement vide.

Tout est soigneusement caché pour que vous ne vous en rendiez pas compte.

Prenez OTV. Le commencement de NOTs. J’ai connu un gars à FSO qui l’avait fait cinq fois. Quand on aime on ne compte pas… Mais quand même.

Pour ma part, je l’ai fait deux fois. Au passage bien sûr, cela m’a coûté quelques intensives de plus. (Pas cher… à 4000 dollars l’intensive.)

La première fois, on m’a « vendu » que l’OTV que j’avais reçu était squirrel, car compilé par Mayo. Ah, David Mayo, le Senior C/S international de l’époque (1979/1981) qui ne voulait pas que les OTs reçoivent des maniements d’éthique. Le vilain garçon. Viré….. Faut pas déconner quand même. Un OT doit faire de l’éthique, des sec checks, plein, beaucoup.

Ce même Mayo avait quand même audité LRH, sur NOTs justement. Mais bon, Miscavige avait décidé de le rayer des cadres.

Donc on achète ça comme du bon pain, que Mayo est un grand vilain, qu’il a corrompu des auditeurs, compilés des tas de choses incorrectes,  que NOTs selon Mayo est moins que bien, etc.

Je bascule donc sur le nouvel OTV. Ah, oui… En fait pas différent ou très peu… Mais plus cher, assurément.

J’atteste donc OTV un beau jour, et 15 jours après, je ne vais pas bien. Retour à la case départ, mais je ne touche pas 20 000 Fr comme au Monoply. Par contre, je les dépense allègrement pour quelques réparations… normales, soi-disant.

Après on me vend que, ben oui, puisque t’as fini OTV, tu as donc ton cas d’OTVII au-dessus de la tête, donc si tu ne vas pas bien, cela veut dire que tu dois aller faire le niveau du dessus. Ah… En voila une idée qu’elle est bonne…. On ne va pas bien sur un niveau, donc on fait le suivant. CQFD. Pourquoi n’y ai-je pas songé avant ? Bon dieu, mais c’est bien sûr.

10 ans après OTV, je me suis quand même décidé. Go to Flag pour faire OTVII. Yaoouh !… J’ai décrit dans un billet précédent mon arrivée dans le bastion  de l’out-tech. Epique.

D’après Miscavige et les staffs de Flag, tous les arbitraires ont été enlevés. Mais de quoi s’agit-il ?

Voici l’historique de Solo NOTs depuis 1980. A cette époque Miscavige avait déjà fait main basse sur l’église.

–       Mayo éjecté, car il avait osé prôner ce que LRH avait mis en avant, à savoir, pas de sec check sur un OT et, qui plus est, sur un Solo auditeur, sauf si ce dernier n’avance pas correctement et manifeste des signes d’out-éthique.

–       Miscavige a transformé ça en : Mayo ne veut pas d’éthique sur les OTs, donc c’est out-éthique. Et hop, création du six month checks

–       Dans les années 1990 à 1996, RTC et Flag ont appliqué à la lettre les six months checks . En effet, c’étaient les années ou les gens sur OTVII devenaient « sbreuh…. » car les six months check pouvaient durer plusieurs mois. Oui, oui, véridique….

–       Après quelques intensives de sec checks, des boulots perdus, des conjoints dépités de voir les comptes bancaires vidés, pas mal d’OTVII ont légèrement blowé (foutu le camp). On peut comprendre. (Conférence du 24 juillet 1952. LRH décrit que de n’auditer que les overts finit par rendre les gens méchants et pas bien…)

–       Fin des années 90 et début 2000, Miscavige se trouva fort marri de ne pas voir beaucoup de gens monter sur V et VII. En plus, de part le monde, beaucoup de clairs et d’OTIII étaient bloqués. Diantre que faire ? Eurêka …Venir lui-même à FSO et enquêter.

–       Il est resté plus d’un an à Flag pour regarder les dossiers des OTs, et C/Ser. Pour quelqu’un qui n’est pas auditeur ni C/S, c’est le comble. Mais c’est le boss… Et vous savez bien, le chef à toujours raison.

–       Il a donc déniché le seul dossier où un mec était soi-disant clair, (il ne l’était pas, semble t-il) mais n’arrivait pas à franchir OTIII. Il en a déduit donc que tous les OTS n’étaient pas clairs. CQFD. Quelle lumière, ce mec.

–       Hop, ordre, programme, ordonné par Miscavige 1er, (Empereur de tous les scientologues) : Tous les OTs doivent refaire du NED. (Dianétique)

–       LRH avait quand même publié que faire faire du NED sur un OT peut le tuer. Qu’à cela ne tienne… S’il y a quelques pertes…

–       Comment faire revenir tous les OTs à Flag ? Facile. Grande annonce : Tous les arbitraires sont levés, (On se demande pourquoi il avait toléré les arbitraires, soit dit en passant)  et les OTs sont invités à revenir se faire décrasser la couenne sur le cours à FSO.

–       C’est la grande époque à FSO (2001 à 2003) ou la salle de cours est bondée, car petit à petit tous les OTs reviennent.

–       Je passe sous silence que les ¾ d’entre eux, ceux qui avaient attestés VII et VIII, ont été obligés de désatester. Mais le pire, c’est que du NED a été dispensé à tous, quasiment. Du NED mais au tarif d’une intensive class 9, cela va de soi.

–       De plus, tout le monde gobe que les arbitraires sont levés. Même moi j’y crois. Quel nase j’étais. Bon, je n’ai pas connu les six months checks sur trois mois, mais je savais que l’arbitraire du six month check était toujours valide, puisqu’il est toujours là aujourd’hui.

–       Tout va bien. Tout le monde est sur le Pont. L’argent coule à flot. Des gens meurent, d’autres sont gris, et quelques uns survivent. Mais bon, c’est la vie…..Tu parles.

–       Aujourd’hui, vu qu’il y a de moins en moins d’OTs à Flag, ils vont même jusqu’à faire refaire le purif, les objectifs, et quelquefois OTIV…..

Résultat des courses, Flag ne produit aucun OT. Aucun. Je sais de quoi je parle.

Étonnant quand même. Comment Miscavige, un obscur caméraman de Gold, peut-il se retrouver à C/Ser des OTs et décider ce qui est bien pour eux ?

C’est la question que je me pose. Il n’est pas assez intelligent pour avoir corrompu cette tech tout seul. A moins que…..

Si quelqu’un à une réponse, je suis preneur.

C’est un désastre. Cette tech est facile et merveilleuse. On se demande comment ils en sont arrivés à un tel degré de complexité… La réponse est qu’ils ne veulent pas d’OTs sur cette planète. C’est vrai, c’est dangereux. Un vrai OT se contrôle tout seul.

Heureusement aujourd’hui, nous mettons le doigt sur la vérité. En faisant cela, le mensonge finira pas s’évanouir. A nous de continuer sans relâche.

La Scientologie correcte doit renaître pour le bien de tous.

Emile Louis-Marc

 

Miscavige détruit ses orgs idéales !

Ci-dessous, vous trouverez la dernière publicité de Flag. Elle parle d’elle-même. Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Que nous apprend cette pub ?

Que c’est déjà la fin des orgs idéales. Durant les dix dernières années, le dictateur a bâti un empire immobilier sans le moindre programme pour remplir ses cathédrales. A l’heure actuelle, il continue de demander aux paroissiens qui se sont ruinés pour financer son « projet planétaire » d’injecter encore plus d’argent pour aider leur org idéale à sortir de non-existence. Son cynisme n’a pas de limites. Et sa soif de dollars non plus.

Mais le dictateur sait très bien que les orgs « idéales » sont déjà condamnées. Elles arrivent à peine à joindre les deux bouts. Beaucoup sont endettées et ne peuvent même pas payer leurs factures d’électricité et de téléphone, leur taxe foncière et la maintenance. En outre, les orgs idéales doivent payer un loyer pour l’occupation des murs. Les membres du personnel sont de moins en moins nombreux car ils sont obligés d’aller chercher du travail à l’extérieur pour survivre. Les nouveaux paroissiens sont de plus en plus rares – surtout que beaucoup d’orgs idéales sont désormais situées dans des zones sans aucun passage public et parfois difficiles d’accès.

Du coup, le revenu de ces orgs est tellement bas que le pourcentage versé au management international, c’est de la roupie de sansonnet.

Comment résoudre le problème ? Facile : en centralisant la scientologie à Flag. Car Flag est la seule org au monde qui rapporte beaucoup de sous au management.

Mais Flag a un problème : Les demandes de remboursement sont en affluence et il y a de moins en moins de gens sur NOTs et solo NOTs. Le nombre de solo-auditeurs sur VII baisse depuis des années, comme le montre la quantité d’OT VIII produits chaque année sur le Freewinds (moins de 200).

Autrement dit, Flag doit trouver d’autres sources de revenus pour continuer à faire de l’argent. Ces sources de revenus, ce sont les paroissiens des orgs et des missions. Vidons encore un peu plus les orgs Classe V « idéales » et les missions. Promettons la lune (grades quickies) et affichons des tarifs attractifs (le dollar est aux environs de 0,75 euros en ce moment) avec plein de choses gratuites et des remises très intéressantes.

En ces temps de crise économique mondiale, tout est bon pour attirer le paroissien dans les griffes de « La Mecque de la Perfection Technique ».

Combien de gogos tomberont dans le piège et délaisseront leur mission ou leur org « idéale » pour aller se faire plumer sous le soleil de Floride ? Allez savoir…

Message à tous les dirigeants d’orgs et de missions : Le moment est venu de déclarer votre indépendance car bientôt vous n’aurez plus d’orgs et de missions à diriger.

OT VII – Piège à c… !

Voici un billet de notre ami Emile Louis-Marc. Publié brut de pomme, tel quel.

Comment Flag piège les OTs ?

Flag, la Mecque de l’imperfection technique……

En débarquant un beau jour à Flag, j’étais loin de me douter dans quel piège tordu j’allais me fourrer.

Atterrissage à Tampa, ville de Floride. De suite, on est séduit par le côté exotique des contrées tropicales. Beau temps, palmiers omniprésents, mer bleue sillonnée de pélicans,  température agréable….. Navette de Flag en retard mais bon… On a le temps d’admirer le trafic local de cet aéroport aux dimensions humaines.

Et puis on se retrouve à la base de Clearwater. La séquence séduction est vite oubliée, car la chambre retenue au Fort Harrison (Hôtel de Flag) ne m’attendait pas.  Après un questionnaire succinct mais fouillé du MLO (Médical Liaison Officer) pour voir si je n’avais  pas la fièvre aphteuse ou autres, commence un mini parcours du combattant. Comme d’autres venants de l’Europe, nous n’avions pas moins d’une quinzaine d’heures d’avion, sans compter quelques heures d’attentes en transit. On aspirait donc en arrivant à une bonne douche, et puis peut être un bon café. Que nenni.

Mystérieusement la réceptionniste ne trouve pas ma réservation, alors que ma venue a été au moins enregistrée par 5 personnes différentes bien avant. Pas de réservation, donc pas de chambre. Mais, il y a une solution. Miracle. Une suite est libre. Ah ….. Et le prix ?…. Pas de réponse, mais on va vous montrer la suite. Il faut la voir….

Un peu désagréable, mais bon. On visite. Ah oui, Ultra chic, mais bon, pas mieux qu’un hôtel 3 ou 4 étoiles standard. Vous vous dites : « C’est bien, il m’offre une suite en compensation de ma réservation non enregistrée ». Et bien non. Le mot « offrir » est un mot qui n’existe pas dans le groupe appelé « église de scientologie ».

La réceptionniste finit par vous cracher qu’il vous en coutera 200$ par jour. Evidemment je dis non, et cela devient compliqué. Pas de chambres. Ca commence à m’énerver, car j’aimerais poser mes fesses et être cool. Je monte un peu le ton, et finalement elle me trouve une chambre.

On a passé 1h30 à ce petit jeu débile. Tout ça pour me faire casquer 200$ par nuit.

Ce petit jeu se refera quasiment à chaque fois que je mettrai les pieds à Flag. Après bien sur, les choses iront plus vite, vu que je connais le modus operandi. Refus de visiter comme ça je coupe court au cinéma en 3D……

Enfin dans la piaule. Ouf.  Soit dit en passant, mettre 200$ dans une piaule ou vous n’y êtes jamais, je ne vois pas l’intérêt. En effet, le matin 9h30 sur le cours jusqu’à 22h. 23h dodo, et on recommence. Que l’on soit dans une suite ou une chambre normale, je ne vois pas la différence. Mais bon, ca doit flatter l’ego de certains.

Vous allez dire que j’insiste sur l’arrivée à FSO, ce qui peut paraître exagéré, mais finalement non, car cela donne le ton de ce qu’est la base de Flag et de ce qui s’y passe.

Le lendemain, c’est parti. Routing-form (Feuille de route décrivant les étapes à faire en arrivant) d’arrivée et on passe de services en services. On se retrouve assez vite en séance, encadré par des « pages » (Genre de nounou) qui surveille, entre autres, si vous mangez des œufs le matin, car sans protéines, séances moins bonnes. Un peu énervant mais bon…..

Les staffs, en général, prennent assez soins de vous. Quoique, l’ambiance est plus impersonnelle qu’à UK ou EU. Mais bon, c’est Flag.

Passage obligé chez le Registrar (celui qui encaisse l’argent). Là, les choses se gâtent. En effet, les estimations techniques sont tout le temps en dessous de la quantité d’intensives prévues, et le cauchemar commence. De carte visa, en passant par la Master Card, et finissant par l’Américan Express, on se retrouve endetté quasiment de suite. On a beau être « multicartes »……

La première semaine à FSO se passe en général pas trop mal, mais après, votre compte bancaire étant en négatif, le PTP (Problème de temps présent) s’installe.

Là commence l’out-tech. On m’a souvent demandé qu’elle était la première des out-tech ? Réponse : Celle-ci. En effet, comment pouvez-vous être en séance avec un PTP permanent ? Impossible.

Vous arrivez en séance, et bien sur l’aiguille ne flotte pas. Et pour cause, les quelques milliers de $ en négatif sur votre compte vous cause un tracas permanent. Après une séance de Ruds (Rudiments. Action pour mettre quelqu’un en séance), la question : As-tu un problème de temps présent ? réagit à chaque fois. Enervant. Oui j’ai un PTP, je n’ai plus de blé sur mon compte, je suis en découvert et mon banquier va me mettre en rouge et j’en ai plein le c….

Je ne sais même pas comment ça peut flotter au bout d’un moment, mais les séances arrivent à continuer. Sauf que l’audité pense quelque part à son trou bancaire et au temps qui passe. Une contrariété en séance et merde, perte de temps. Donc perte d’argent. Argggh…..

Enfin, un beau jour, le Saint Graal. La salle confidentielle ou on étudie OTVII. Après une pression énorme pour tout se farcir dans un temps record, commence aussi une autre galère. Celle des séances solo, car il faut passer à l’examinateur après et faire six séances par jour. La hantise car souvent, après la dernière séance, la fatigue arrive et si ca ne flotte pas… Hop en qual, revue, cramming et pognon, car la revue n’est pas gratuite.

Les six premiers mois sont très certainement les plus cools du solo Nots, car pas de six months checks.

Au bout de six mois d’audition à la maison, retour à FSO. Le sketch de la « suite royale » passé, direction le Registrar, on paye et hop en séance. Pour auditer quoi ? Rien de majeur. C’est un sec check sur la sécurité (Pour voir si vous n’êtes pas devenu journaliste entre temps, ou membre du KGB…). 1 intensive pour ça. A 7000$, ca a du mal à passer.

Ensuite un petit cramming. Pourquoi pas. Mais le tout sous pression. De fric, de temps, car les billets d’avion sont à dates bloqués, donc il faut que tout soit bien huilé. Un grain de sable et patatras.

Dans l’avion du retour, soupir de soulagement. Pas pour longtemps, car le compte bancaire est en rouge….Donc il faut une solution….Jusqu’au prochain Six months check… Cercle vicieux. Au fait, savez-vous combien d’argent faut-il par an pour s’auditer sur OTVII ? Pas moins de 20 000$ (Souvent hors donations)…..

En fait, j’ai demandé souvent de lire la référence de LRH sur les « six months check ». On ne me l’a jamais montré car elle n’existe pas. Et pour cause, LRH ne l’a jamais écrite. C’est pas beau ça ? Mais faire venir les OTS tous les six mois c’est le jackpot. Business is business…

De plus LRH est clair. On ne doit pas sec checker ceux qui s’auditent en solo. S’ils roulent bien, pas de sec checks. Si vraiment la personne manifeste des signes d’out-éthique, dans ce cas oui. Cela reste hyper marginal.

Pour résumer. OTVII est un vrai calvaire. Voici pourquoi :

–       PTPs financiers permanents

–       Six months check squirrels. Machine à cracher du pognon.

–       Redging infernal de toutes les sections de Flag. (Section de l’éthique, les auditeurs, les staffs du Président, les examinateurs (Ton aiguille flotte, combien tu donnes ? Réel, je l’ai vu), l’IAS, le building, etc….

–       Condition d’éthique acceptée que si vous donnez de l’argent. Oui, oui, c’est vrai.

–       Re définition de la FN, non écrite par LRH. Cela mets les auditeurs et les auditeurs solos dans la confusion.

–       Tech incomplète de NOTs. Et oui….

–       Obligation pour tous les OTs de refaire du NED. (Dianétique). LRH a dit qu’il ne fallait jamais le faire. Hormis la dépense de deux ou trois intensives non prévues (15 000€), ca vous met la tête à l’envers et ça peut vous tuer. Oui, oui.

–       Obligation pour certains de refaire le purif et les objectifs.

–       Refaire le cours PTS/SP. Oui on ne sait jamais…..Le « grand » Miscavige l’aurait étudié 5 fois. Alors vous pensez, le quidam moyen….

N’en jetez plus la cour est pleine. Des OTs sont morts, d’autres ne vont pas bien, et même quelques uns donnent des signes d’Alzheimer. Génial ……..

Flag, la Mecque de l’Imperfection Technique….Si vous cherchez l’enfer, il est là. Les Seniors C/S, les C/S, les auditeurs, les superviseurs de cours, ne savent plus ou ils en sont. Ils sont sous la coupe des staffs de RTC, jeunes minettes en chemises et pantalons noirs, (Ca vous rappelle pas une certaine époque ?) otalement inféodées à Miscavige.

Sous couvert de vous faire gravir le Pont vers la liberté totale, à coup sur cela risque de vous diriger tout droit vers des contrées maudites, ou la lumière s’est éteinte à tout jamais.

Trahison totale. Du grand chantage à l’éternité. Tu payes cher, tu montes ton pont, mais en plus c’est un pont de pacotille. Du grand vide.

Vous voulez un vrai Pont ? Dirigez vous vers les scientologues indépendants, ou ce que vous voulez, mais pas la pseudo « église de scientologie » actuelle, totalement corrompu par le sieur Miscavige. Oubliez- le, oubliez les.

Ouvrez les yeux. C’est un piège incroyable, tellement perverti que pas mal ne le voit pas. C’est tellement fin comme piège que ce n’est pas évident de l’appréhender.

Heureusement nous pouvons le montrer du doigt aujourd’hui et le dénoncer, pour le bien de tous, pour notre survie et, bien sûr, pour tous ceux qui voudraient se lancer dans l’aventure.