Les nouveaux intégristes scientologues

Ça y est, c’est arrivé. Une douzaine d’Indépendants ont fondé la scientologie bis – une organisation enregistrée en Australie sous le nom de Milestone 2 Ltd.

Milestone 2 est une espèce de clone de l’église actuelle, mais en plus « démocratique ». Pour en faire partie, il faut une carte de membre (payante). Milestone 2 a également un comité de justice, des médiations (payantes) sous forme de cours de chapelain, des events et acceptera les donations spontanées.

Les écrits de LRH seront appliqués à la lettre pour tout ce qui sera considéré par Milestone 2 comme étant out-tech et out-éthique.

Marty Rathbun est d’ores et déjà déclaré SP, traître, néo-nazi, etc.

Pourquoi ?

Parce que c’est un vilain criminel qui a été le bras droit de Miscavige et qu’il ne pourra jamais expier ses fautes.
Parce qu’il a remis en question certaines PL de LRH telles que KSW 1 ou La Responsabilité des Leaders en affirmant qu’elles sont fascisantes.
Parce qu’il a dénoncé le système d’éthique et de justice de scientologie mis en place par LRH comme étant source de haine et de discrimination.
Parce qu’il a osé dire que le mythe entourant OT 3 était fantaisiste et relevait de la foi et non de faits vérifiables.
Parce qu’il affirme qu’il n’y a pas de niveaux supérieurs à OT VIII et que ceux qui prétendent le contraire sont des menteurs.
Parce qu’il a osé dire tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas, à savoir que la technologie scientologique, tout en pouvant apporter énormément de bienfaits, n’était pas une fin en soi.

Lorsqu’on lit la lettre d’intention de Milestone 2, on s’aperçoit très vite qu’on a affaire à une nouvelle forme d’intégrisme scientologique dans lequel la parole d’Hubbard est parole d’évangile. Oh, bien sûr, Miscavige reste le SP n°1 à abattre, mais on est toujours dans la scientologie réactionnaire et fondamentaliste, une espèce de scientologie protestante et calviniste par opposition à la scientologie catholique de Miscavige/Borgia.

Parmi les fondateurs de Milestone 2, il y a un certain nombre de d’ex-Sea Orgs.

Apparemment, l’implant de groupe est toujours actif chez eux.

Comme le dit Karen de la Carrière dans un commentaire : « Plus jamais je ne ferai partie d’une religion ou d’une idéologie organisée. »

Je suis entièrement d’accord avec elle.

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Mise à jour du 27 juin 2013.

Suite aux réactions virulentes de la grande majorité de la communauté indépendante, Milestone2 assouplit sa Consitution. (Merci à Harmonie d’avoir publié ce « scoop » dans les commentaires de cet article.)

Le jargon des scientologues

Le scientologue lambda utilise souvent un jargon ridicule qui bafoue allègrement les règles élémentaires de la langue française.

En voici quelques exemples :

« Aujourd’hui, j’étais sur le cours. » Ah oui ? Où ça exactement ? Au plafond ? A l’étage supérieur ?

« Il faut auditer le pc dans la chaise. » Ça ne veut strictement rien dire.

Un jour, j’ai entendu un scientologue dire à un non-scientologue : « Ce film était très restimulant. » L’autre n’a rien compris mais n’a rien dit. J’ai pris le scientologue à part un peu plus tard et je lui ai dit que le mot « restimulant » était un terme technique. Étonnement du scientologue. Il croyait que c’était un mot courant de la langue française. Certain scientologues utilisent des mots techniques dans la vie de tous les jours et courent le risque de passer pour des Martiens. Autre exemple de phrase utilisée à tort et à travers : « C’est pas réel pour moi. » Oui, et ce n’est surtout pas réel pour celui qui entend cette expression.

Maintenant prenons les mots « manier » et « maniement », traduction littérale (et stupide) de « handle » et « handling ».

« J’y arrive pas. » « Eh bien, t’as qu’à manier. »

« Ça devrait s’arranger. J’ai fait un maniement. »

« Je suis allé me faire manier en éthique. »

Il y a de nombreuses façons de traduire « handle » et « handling ». Mais le scientologue lambda endoctriné préfère massacrer la langue française. « Manier » est un autre mot que les scientologues utilisent dans la vie courante, semant autour d’eux l’incompréhension. Revoyez la définition française du mot.

« Chapeau » est un autre exemple d’usage incorrect et grotesque. « Il n’a pas porté son chapeau. » « Le chapeau de l’étudiant. » « Il n’est pas chapeauté. » (Cette dernière expression est particulièrement risible.). Le verbe « to hat » a été inventé par LRH et ne saurait être traduit par « chapeauter » qui veut dire totalement autre chose en français (superviser, contrôler, avoir la responsabilité de). On pourrait le traduire, dans ce contexte, par « former ». Le substantif anglais « hat », quant à lui, doit être traduit par « casquette », mot français courant qui désigne un poste. « J’ai plusieurs casquettes : producteur, réalisateur et monteur. »

Ce ne sont là que quelques exemples.

Si vous en avez d’autres, n’hésitez pas à nous les communiquer.

La sacro-sainte sécurité des matériaux d’OT – Acte 2

Le calvaire continue. Suite et fin du billet d’Emile Louis-Marc.

* * * * * * * *

Une fois maitrisée la gymnastique d’entrer dans le sas (entre la salle de cours confidentielle et le couloir) avec la mallette, de sortir le dossier, de refermer ladite mallette (à clef, sinon c’est Trahison à remonter) et de s’engouffrer dans la salle de cours, on pourrait croire que ça y est, on a tout compris sur la sécurité.

Las… Nous ne sommes que sur le sommet de l’iceberg.

Quand vous attaquez la section solo audition, vous vous auditez. Jusque-là,  tout va bien ou presque.

Les plus friqués s’auditent à Sandcastle. Ils sortent du cours et hop, dans la chambre juste au dessus, et « in session ». Risque de sécurité minimal. D’autant plus que, comme il faut faire un examen après chaque séance, il suffit de monter deux étages. Pratique. Mais onéreux… La chambrette coûte entre 2 et 300$ la nuit. Quand vous restez 30 jours… je vous laisse calculer. (Nourriture non comprise.)

Les moins friqués, et c’était mon cas, on s’auditait au Yachtman. (Quand même 54$ la nuit.) Assez loin.  A pied, 2 bons kilomètres. Possiblilté de prendre la navette mais c’est toutes les 20 minutes. Risque de sécurité maximal. Sans compter les retards de la navette, les coups de chaud, car on est sous les tropiques, et le risque réel, si vous venez à pied, de se faire braquer la mallette. (Minime quand même car le quartier est assez tranquille). Ouf, on arrive à l’examinateur. Tout va bien, l’aiguille flotte.

Il faut aussi que vous sachiez que quand vous vous baladez dans la base du Sandcastle, votre mallette doit avoir un cordon de sécurité qui la relie à votre ceinture.

Discret…

Quand j’ai demandé pourquoi, on m’a répondu que c’est pour éviter le vol à l’arraché. Ah ! Ben oui, c’est vrai qu’à l’intérieur du Sandcastle, c’est pire qu’à la Courneuve ou Vénissieux… Sans blague. Ils poussent même le vice à ce qu’un responsable de la sécurité essaie de vous piquer la mallette. Gare à vous s’il n’y a pas le précieux cordon. Vous connaissez la sentence : Trahison à remonter. C’est lassant à la longue, car répétitif.

J’oubliais. Si vous sortez de la base à pied avec la mallette, il ne faut pas oublier de débrancher le cordon ombilical, car sinon, réellement, les gens que vous croisez dans la rue, risquent de vous prendre pour un diamantaire venu d’Anvers et, bien sûr, de vouloir piquer la précieuse mallette… Idem : Oubli = Trahison. Je vois que vous apprenez vite.

Un jour, j’ai eu le malheur de discuter sécurité avec un autre solo nots français, où il m’expliquait, que dans l’avion, il prenait sa mallette pour aller pisser. Discrétion absolue ! C’est vrai, quoi de plus naturel que d’aller pisser avec son attaché-case ?

Tous les passagers vous prennent instantanément pour un membre d’Al-Qaïda.

J’ai donc tenté d’expliquer à l’autre pingouin que c’était mieux d’aller pisser sans, car comme ça, aucun soupçon ne risquait de s’éveiller. Pas de bol, je suis tombé ce jour là sur un « intello » qui ne voulait pas démordre de son point de vue.

C’est vrai, des fois qu’un passager chourre la mallette, mette un parachute et saute du Boeing volant à plus de 10 000 mètres d’altitude…

Vous me croirez si vous voulez, mais cette anecdote est vraie. L’abruti m’a même fait un rapport car j’avais osé discuter sécurité avec lui et il a fallu que je m’explique en HCO. Quelle stupidité!

Que vous ne lâchiez pas votre mallette dans le métro, dans un TER ou RER, je comprends. Mais dans un avion ?

Retour au bercail avec les matériaux. Chaud les marrons. Il faut avoir préparé un coffre. Ce dernier doit être vissé avec de longues tiges dans le sol ou dans le mur, pour éviter le vol. Soit dit en passant, un coffre inviolable n’existe pas.

J’ai essayé de faire comprendre à un gars de la sécurité à Flag qu’en Europe, les maisons anciennes à la campagne sont différentes des maisons aux USA. Chez nous, c’est de la pierre. Chez eux, souvent du carton-pâte. Dur de la comprenette, le petit gars. Je lui disais que plutôt que de mettre bêtement un coffre, il suffisait de planquer ça dans une alvéole faite dans un mur, avec une pierre devant. Comme ça, personne n’y voit rien, et là on est proche de l’inviolabilité.

Rien à faire. La règle est un coffre. Le reste est out-sécurité et c’est Trahison….Encore et toujours.

Je vous passe toutes les fois où vous devez vous balader dans votre pays avec les matériaux, car pour ne jamais faire d’out-sécurité, il faut être balaise.

J’oubliais. Vous voulez vous prendre un petit week-end à la mer, histoire de vous ïoder les poumons. Vous vous dites, je laisse les matériaux dans le coffre pour deux jours. Eh bien non, trop facile.

Soit vous emmenez la mallette, soit vous mettez quelqu’un chez vous pour garder le coffre, (la personne doit être OTVII, pas en dessous), soit vous ne partez pas en week-end. J’avais trouvé la solution, je l’emmenais. Pas moyen d’être peinard…

Mais une fois à l’hôtel pour passer la nuit, quoi faire de cette mallette qui ne devait pas me quitter ? Les mecs de la sécurité à Flag m’avaient dit de dormir avec.

Non pas possible….Mais si, et même qu’elle devait être attachée au poignet.  L’enfer… Essayez de dormir avec une mallette attachée au poignet, vous m’en direz des nouvelles.

Finalement, je faisais la même chose qu’avec  le foutu badge : je la mettais entre le matelas et le sommier et, au petit matin, hop je la récupérais… Car si je l’oubliais, je ne vous fais pas un dessin. Le mot commence par T et finit par N. Là où ça coinçait un peu, c’ était de descendre dans la salle de petit déjeuner avec un attaché-case. Encombrant, mais bon…

C’est ce que l’on appelle un excès de règles de sécurité. C’est fait pour introvertir encore plus les pré-OTs. Bon d’accord, il peut exister des gens négligents, c’est vrai. Mais là, c’est pire que tout. Vous vivez et vous vous auditez au travers d’un stress permanent.

Ironie de l’histoire, cela n’a jamais empêché les fuites. C’est là que c’est drôle et presque hilarant. En fait c’est pathétique, stupide et totalement inutile.

 

La sacro-sainte sécurité des matériaux d’OT – Acte 1

A l’heure où tous les matériaux des niveaux d’OT, les anciens comme les nouveaux, sont disponibles sur Internet, ce nouveau billet de notre ami Emile Louis-Marc démontre que l’église de Miscavige ne recule devant rien pour instaurer une paranoïa inutile et ridicule chez les pré-OT. Nous ne sommes plus en scientologie, nous sommes chez Ubu. Bonne lecture.

* * * * *

Quand vous attestez clair, vous êtes fin prêt pour parcourir les niveaux d’OT. (Niveaux supérieurs de la scientologie.). Vous vous rendez donc dans ce qui est appelé une organisation avancée pour gravir les échelons.

Je passe sur les embûches du parcours. En effet, je les ai décrites dans des précédents billets. Non, là je vais vous parler de la sécurité.

Une sécurité entière et absolue veut dire que vous ne sortez plus de chez vous, que vous êtes enfermé dans un bunker et que vous ne communiquez avec personne. Comme ça, sécurité maximale et neurasthénie assurées.

Il y a donc toujours un moment où la sécurité devient relative. Il faut donc l’appliquer avec bon sens.

C’est justement ça qui fait défaut dans les organisations avancées. Au hasard, prenons Flag… J’aime bien prendre la Mecque de l’Imperfection Technique comme exemple car ce sont les rois en la matière.

Avant d’aller dans la salle de cours confidentielle, il faut bien sûr obtenir l’accord de RTC, après moult sec-checks au cas où on aurait volé un caramel mou dans le buffet et qu’on ne l’aurait pas dit…

Enfin, ca y est, on est invité à faire le niveau. Ouf ! Maintenant,  il faut aller chercher son badge magnétique format carte de Tarot, avec sa photo. On le met autour du cou, et on décide d’un code secret qui est enregistré dans la section sécurité, située au-dessus de HCO sur l’organigramme. Car en plus du sésame, il faut avoir un code secret.

Ça y est. Je me balade avec le précieux sésame. Celui qui me permet de franchir toutes les portes à codes de sécurité. Pas peu fier au début… Ça m’amuse. Je vois une porte avec un digicode et hop, je place mon badge devant et, miracle, la porte s’ouvre. Un vrai môme. Soit dit en passant, les portes des salles de cours confidentielles ne s’ouvrent qu’avec un code, pas avec le badge. La rigolade ne dure pas. Je croise un public qui me fait remarquer que le badge ne doit pas se porter ostensiblement  sur la chemise, mais entre le torse et la liquette. Ah ! Et pourquoi donc ? Pour éviter qu’on le prenne en photo, me répond-t-on. Fichtre, des paparazzis à Flag…..Allons bon, manquait plus que ça.

Avoir un badge implique une responsabilité. Si on le perd, Trahison à remonter de suite et niveaux d’OT pouvant devenir inaccessibles. Diable… De plus, quand on dort la nuit, il faut garder ce badge sur soi. C’est la règle. Génial. Impossible de dormir avec ce truc, car dès que je change de position, la plaquette me rentre dans les côtes. Du coup, je la mets sous le lit, entre le matelas et le sommier. Bonne idée. Là, on ne peut rien me reprocher. Mais attention, le matin, la première chose à faire est de récupérer le précieux grigri, car sinon, hop, Trahison à remonter. Faut être bien réveillé, je vous le dis. En général la première chose à laquelle je pense le matin est le café…Mais là, pas le choix. Ensuite la douche. Impossible de se doucher avec ce truc, car l’eau risque de l’abimer. Du coup obligé de le placer bien en vue. On ne sait jamais, dès fois qu’un lutin mal avisé me le vole. (Dans une chambre d’hôtel de la sea org fermée à clé, gardée par la section de sécurité, on croit rêver.)

J’arrive donc la première fois dans cette salle de cours ultra confidentielle. Séquence émotion. Accueil et interview par le course admin. Il m’explique qu’il faut que je garde ma checksheet avec moi tout le temps. Et quand il dit tout le temps, c’est tout le temps. Exemple. Vous êtes assis à une table, votre checksheet (feuille de contrôle) devant vous. Vous vous levez pour prendre un dictionnaire sur l’étagère situé à deux mètres, il faut prendre votre checksheet avec vous. Sinon, c’est une condition de Danger à remonter de suite. Sans blague… Mais à quoi ça sert, demandai-je une fois ? Réponse : On ne sait jamais. Pour rappel, on est dans une salle de cours confidentielle où seuls les admis peuvent aller. Totalement débile. Autre réponse : C’est pour vous habituer à la sécurité. Ah, ben oui….CQFD

Toutes les feuilles des matériaux utilisés ont des fils métalliques à l’intérieur. Ces feuilles sont reliées entre elles dans un classeur, qui lui-même à un fil électrique se terminant avec une fiche jack. Cette fiche jack doit être placée dans une fiche femelle située sur les tables. Chaque table de cours possède plusieurs fiches femelles, comme ça il y a de la place pour tout le monde et tous les classeurs des matériaux confidentiels.

Là où on se marre, c’est que quand vous voulez bouger un classeur de place. Vous débranchez la fiche jack. Et là, ça bloque les portes. Plus personne ne peut entrer ou sortir de la salle, tant que vous n’avez pas rebranché la fiche jack.

Déjà, c’est compliqué, mais alors là, c’est le bouquet. Qu’il y ait des fils métalliques dans les feuilles, avec des détecteurs à l’entrée de la salle de cours, comme dans les grands magasins, pourquoi pas ? Mais les fiches jack, fallait y penser.

D’autant plus qu’il y a des courts-jus avec les fiches jack. Ben oui, à force de les brancher et de les débrancher, il y a des faux contacts, et forcément, de temps en temps, ça ne connecte plus. Une fois, on est resté bloqués une heure dans la salle sans pouvoir sortir. Envie de pipi, monsieur le superviseur…

La mallette à code de sécurité reste en dehors de la salle de cours, dans un sas sécurisé. Mais attention, quand vous sortez votre dossier « brûlant de confidentialité » de l’attaché-case, vous devez le garder serré contre vous et entrer le plus vite possible dans la salle de cours, sous peine d’out-sécurité. Mince, je me suis planté de code… Flunk, recommence.

Suite dans l’acte 2

Emile Louis-Marc

 

Cause hallucinatoire

Quelques scientologues français ont attesté le nouvel OT VII ces dernières semaines et sont donc, désormais, « cause sur la vie ».

Lorsqu’on voit le contenu de leurs lettres de succès, on frémit.

Ces individus sont totalement déconnectés de la réalité. Les organisations (églises) où ils sévissent sont à la dérive et ce sont eux qui les entraînent dans leur chute.

Ils ont, en fait, atteint l’état de cause hallucinatoire après des années et des années de sec-checks destinés à les soumettre et à les formater.

Ils n’ont pas atteint un niveau de conscience supérieur. Ils ont un atteint un nouveau statut social : porte-parole inconditionnel de Miscavige.

Le pire dans tout cela est qu’ils doivent être absolument persuadés d’être dans le vrai.

Dépenser des centaines de milliers d’Euros pour en arriver là – ils auraient sans doute mieux fait de fumer quelques joints et le tour aurait été joué.

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Pour ceux qui lisent l’anglais, Mike Rinder vient de publier une lettre d’un scientologue sud-africain qui décrit en détail l’état de décrépitude de la morgue idéale de Johannesburg. Voilà ce qui arrive lorsque les OT Committees passent leur temps à collecter des fonds pour le dictateur au lieu d’aider à l’expansion de leurs orgs.

Une tech encore plus efficace qu’efficace

Le billet de FoolOT, ci-dessous, est parfaitement d’actualité à l’heure où le dictateur vient d’annoncer au monde que la scientologie entrait dans la Phase Deux de l’Âge d’Or de la Tech. (GAT II – Golden Age of Tech II.) Si certains d’entre vous ont réussi à obtenir des infos détaillées sur GAT II, qu’ils les partagent avec nous.

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Dans le livre de Jenna Miscavige-Hill, on apprend que la profession du père de David Miscavige était celle de vendeur. Et que c’était un très bon vendeur de surcroît !

Je pense que le fiston a hérité ce talent de son papa et que le sketch de Coluche sur la lessive s’applique exactement à la scientologie d’aujourd’hui.

Il essaie de nous vendre :

–       Une tech encore plus efficace qu’efficace.

–       Des livres de Hubbard encore plus conformes à sa pensée originelle (avec des chapitres ou passages inédits « dénichés » dans des cartons, etc).

–       Des orgs encore plus idéales qu’idéales.

–       Des grades encore plus rapides que rapides.

–       Un état de clair plus clair que clair.

–       Des électromètres encore plus sensibles que sensibles.

Miscavige est un vendeur qui reconditionne ses produits en faisant croire qu’ils sont encore meilleurs.

Il applique le principe de la lessive qui lave plus blanc que blanc.

Bonne journée à tous.

FoolOT

 

Lettre ouverte à Alain Frank Rosenberg

Notre ami Emile Louis-Marc a examiné la pensée rosenberguienne et nous livre ses réflexions.

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Lettre ouverte à Alain Frank Rosenberg, directeur de l’église de scientologie, centre de célébrités, 69 rue Legendre, 75017 Paris

Merci de tout cœur d’avoir écrit le billet ci-dessous dans votre blog car il s’applique parfaitement à vous, aux cadres des églises internationales, au Religious Technology Center, à Flag, à toutes les églises avancées et, bien sûr, à David Miscavige, grand coordinateur de toute cette supercherie qui s’appelle pompeusement « église de scientologie ».

Je vais commenter chaque paragraphe de votre texte si vous le permettez, et ensuite je conclurai.

Voici votre texte in-extenso. Mes commentaires sont en italique.

La loyauté

La loyauté est une qualité que l’on recherche et que l’on considère comme acquise chez ceux qui sont nos amis.

Tout à fait vrai.

Rien n’est plus détestable que la trahison de celui en qui nous avions placé notre confiance et qui, ce jour là, la perd. Malgré le mal que peut nous faire sa perfidie, celui qui trompe son conjoint ou l’amitié qu’il avait gagnée, est celui qui en fin de compte souffre le plus. Malgré tout ce qu’il peut avancer comme argument, il sait qu’il a commis l’irréparable. Aux yeux de celui qui triche, ce qu’il fait aux autres, il ne peut se le pardonner.

Ah oui, c’est exactement ce qui émane de votre personne. Il suffit de se rappeler comment vous étiez en 1980 et voir ce que vous êtes devenu depuis les années 2000… Vous avez accumulé trahison sur trahison. Vous êtes devenu aveugle. Vous ne voyez plus rien, vous avez oubliés tellement de faits réels, que vous vivez maintenant dans un monde imaginaire, où le mensonge est roi.

Le poids de ses actes pèse sur sa conscience dont il a honte au fond de lui-même sans se l’avouer. La clémence de celui qui est trahi ne peut soigner cette plaie béante et permanente car celui en qui on ne peut plus avoir confiance ne se fait plus confiance non plus. Là réside la gravité de la triste histoire de celui qui a fauté et qui doit désormais en supporter le fardeau. Il se l’impose à lui-même. Celui qui trahit ses amis ne sera plus jamais le même.

Tout à fait exact. Vous avez changé, vous ne vous en apercevez même pas, et c’est ça le drame. Vous régnez en despote sur un peu moins d’une centaine de staffs qui ne comprennent pas grand-chose, car les ¾ ne sont ni entraînés ni audités. C’est plus facile de régner sur des incultes que des érudits.

L’avilissement et la dégradation resteront gravés en lui. Il aura du mal à se supporter pour toujours, même s’il n’en parle pas. Une telle personne ne peut plus avoir d’amis sur une base saine et ne trouvera que des compagnons de son espèce, capables de détruire les autres mais incapables de sentiments nobles.

Eh oui, que d’amis perdus…. n’est ce pas Monsieur Rosenberg ? Il ne vous reste que des compagnons de votre espèce, David Miscavige par exemple.

Il ne leur ferra d’ailleurs que peu confiance se sachant lui-même capable de trahir et incapable de ne pas le faire. Il voit les autres à son image. Pauvre de probité, le traître ne sera plus jamais capable d’aimer ses semblables.

Encore exact. Vous ne faites pas confiance à vos staffs et surtout pas à vos cadres, et ce depuis longtemps. Quant à Miscavige, en surface vous le craigniez, car c’est le boss, mais en secret…

Il ne sera capable que de manigance et d’exaction. Il s’exclut lui-même de la race des hommes honnêtes sans se rendre compte que c’est le plus précieux de ses atouts. Il ne se laissera pas aimer par les autres car il sait qu’il ne le mérite plus.

C’est vrai…. Qui vous aime vraiment aujourd’hui ? Regardez autour de vous et comptez.

Quand vous avez été trahi ou bafoué par quelqu’un que vous aimiez, sachez que celui qui souffre le plus est celui qui vous l’a fait. Ne vous sentez pas malheureux, ne soyez pas rancunier, l’autre se charge seul de son châtiment, vous n’avez nul de besoin de vous en soucier.

Alors vous devez souffrir beaucoup, énormément. Vous avez perdu la confiance de tant de gens valables, ceux qui vous ont aidé à construire votre église. Vous en avez rejetés beaucoup sans pitié, sans même un regard en arrière. Mais, rassurez-vous, car comme vous dites, je ne suis pas rancunier.

La loyauté est une vertu. Celui qui la pratique se sent fier et heureux d’être loyal. Cela n’a pas de prix même dans un monde où il semble désuet d’en parler comme une des plus grandes richesses de l’homme.

Exact, sauf que vous en semblez dépourvu depuis longtemps.

Loyal envers soi-même et ses semblables, envers ses engagements, sa famille et son groupe est un luxe que seuls les forts peuvent se permettre.

Encore vrai. Mais vous comptez-vous parmi les forts ? Au plus profond de vous-même, j’en doute, car vous savez que ce n’est pas le cas.

Apprendre à être fort pourrait en fin de compte se résumer à apprendre en toutes circonstances à être loyal.

Grand moralisateur, vous êtes. Vous ressemblez à Miscavige, donneur de leçons. Regardez un peu en arrière… Oui, tous les staffs et paroissiens que vous avez laissé tomber comme une vieille chaussette – ça, c’est du concret, du réel, pas des grandes phrases. Et puis, être loyal à Miscavige ? On peut être loyal à n’importe qui, encore faut-il regarder si la personne et ce qu’elle représente en vaut la peine. Micavige est aussi noir que l’encre. A vous de voir.

Rédigé par Alain Rosenberg le Dimanche 23 Décembre 2012 à 15:39

Conclusion : Au bout du compte, vous parlez de vous même. Puissiez-vous méditer en profondeur votre profession de foi. C’est tout le mal que je vous souhaite.

Emile Louis-Marc

OT VII – Piège à c… !

Voici un billet de notre ami Emile Louis-Marc. Publié brut de pomme, tel quel.

Comment Flag piège les OTs ?

Flag, la Mecque de l’imperfection technique……

En débarquant un beau jour à Flag, j’étais loin de me douter dans quel piège tordu j’allais me fourrer.

Atterrissage à Tampa, ville de Floride. De suite, on est séduit par le côté exotique des contrées tropicales. Beau temps, palmiers omniprésents, mer bleue sillonnée de pélicans,  température agréable….. Navette de Flag en retard mais bon… On a le temps d’admirer le trafic local de cet aéroport aux dimensions humaines.

Et puis on se retrouve à la base de Clearwater. La séquence séduction est vite oubliée, car la chambre retenue au Fort Harrison (Hôtel de Flag) ne m’attendait pas.  Après un questionnaire succinct mais fouillé du MLO (Médical Liaison Officer) pour voir si je n’avais  pas la fièvre aphteuse ou autres, commence un mini parcours du combattant. Comme d’autres venants de l’Europe, nous n’avions pas moins d’une quinzaine d’heures d’avion, sans compter quelques heures d’attentes en transit. On aspirait donc en arrivant à une bonne douche, et puis peut être un bon café. Que nenni.

Mystérieusement la réceptionniste ne trouve pas ma réservation, alors que ma venue a été au moins enregistrée par 5 personnes différentes bien avant. Pas de réservation, donc pas de chambre. Mais, il y a une solution. Miracle. Une suite est libre. Ah ….. Et le prix ?…. Pas de réponse, mais on va vous montrer la suite. Il faut la voir….

Un peu désagréable, mais bon. On visite. Ah oui, Ultra chic, mais bon, pas mieux qu’un hôtel 3 ou 4 étoiles standard. Vous vous dites : « C’est bien, il m’offre une suite en compensation de ma réservation non enregistrée ». Et bien non. Le mot « offrir » est un mot qui n’existe pas dans le groupe appelé « église de scientologie ».

La réceptionniste finit par vous cracher qu’il vous en coutera 200$ par jour. Evidemment je dis non, et cela devient compliqué. Pas de chambres. Ca commence à m’énerver, car j’aimerais poser mes fesses et être cool. Je monte un peu le ton, et finalement elle me trouve une chambre.

On a passé 1h30 à ce petit jeu débile. Tout ça pour me faire casquer 200$ par nuit.

Ce petit jeu se refera quasiment à chaque fois que je mettrai les pieds à Flag. Après bien sur, les choses iront plus vite, vu que je connais le modus operandi. Refus de visiter comme ça je coupe court au cinéma en 3D……

Enfin dans la piaule. Ouf.  Soit dit en passant, mettre 200$ dans une piaule ou vous n’y êtes jamais, je ne vois pas l’intérêt. En effet, le matin 9h30 sur le cours jusqu’à 22h. 23h dodo, et on recommence. Que l’on soit dans une suite ou une chambre normale, je ne vois pas la différence. Mais bon, ca doit flatter l’ego de certains.

Vous allez dire que j’insiste sur l’arrivée à FSO, ce qui peut paraître exagéré, mais finalement non, car cela donne le ton de ce qu’est la base de Flag et de ce qui s’y passe.

Le lendemain, c’est parti. Routing-form (Feuille de route décrivant les étapes à faire en arrivant) d’arrivée et on passe de services en services. On se retrouve assez vite en séance, encadré par des « pages » (Genre de nounou) qui surveille, entre autres, si vous mangez des œufs le matin, car sans protéines, séances moins bonnes. Un peu énervant mais bon…..

Les staffs, en général, prennent assez soins de vous. Quoique, l’ambiance est plus impersonnelle qu’à UK ou EU. Mais bon, c’est Flag.

Passage obligé chez le Registrar (celui qui encaisse l’argent). Là, les choses se gâtent. En effet, les estimations techniques sont tout le temps en dessous de la quantité d’intensives prévues, et le cauchemar commence. De carte visa, en passant par la Master Card, et finissant par l’Américan Express, on se retrouve endetté quasiment de suite. On a beau être « multicartes »……

La première semaine à FSO se passe en général pas trop mal, mais après, votre compte bancaire étant en négatif, le PTP (Problème de temps présent) s’installe.

Là commence l’out-tech. On m’a souvent demandé qu’elle était la première des out-tech ? Réponse : Celle-ci. En effet, comment pouvez-vous être en séance avec un PTP permanent ? Impossible.

Vous arrivez en séance, et bien sur l’aiguille ne flotte pas. Et pour cause, les quelques milliers de $ en négatif sur votre compte vous cause un tracas permanent. Après une séance de Ruds (Rudiments. Action pour mettre quelqu’un en séance), la question : As-tu un problème de temps présent ? réagit à chaque fois. Enervant. Oui j’ai un PTP, je n’ai plus de blé sur mon compte, je suis en découvert et mon banquier va me mettre en rouge et j’en ai plein le c….

Je ne sais même pas comment ça peut flotter au bout d’un moment, mais les séances arrivent à continuer. Sauf que l’audité pense quelque part à son trou bancaire et au temps qui passe. Une contrariété en séance et merde, perte de temps. Donc perte d’argent. Argggh…..

Enfin, un beau jour, le Saint Graal. La salle confidentielle ou on étudie OTVII. Après une pression énorme pour tout se farcir dans un temps record, commence aussi une autre galère. Celle des séances solo, car il faut passer à l’examinateur après et faire six séances par jour. La hantise car souvent, après la dernière séance, la fatigue arrive et si ca ne flotte pas… Hop en qual, revue, cramming et pognon, car la revue n’est pas gratuite.

Les six premiers mois sont très certainement les plus cools du solo Nots, car pas de six months checks.

Au bout de six mois d’audition à la maison, retour à FSO. Le sketch de la « suite royale » passé, direction le Registrar, on paye et hop en séance. Pour auditer quoi ? Rien de majeur. C’est un sec check sur la sécurité (Pour voir si vous n’êtes pas devenu journaliste entre temps, ou membre du KGB…). 1 intensive pour ça. A 7000$, ca a du mal à passer.

Ensuite un petit cramming. Pourquoi pas. Mais le tout sous pression. De fric, de temps, car les billets d’avion sont à dates bloqués, donc il faut que tout soit bien huilé. Un grain de sable et patatras.

Dans l’avion du retour, soupir de soulagement. Pas pour longtemps, car le compte bancaire est en rouge….Donc il faut une solution….Jusqu’au prochain Six months check… Cercle vicieux. Au fait, savez-vous combien d’argent faut-il par an pour s’auditer sur OTVII ? Pas moins de 20 000$ (Souvent hors donations)…..

En fait, j’ai demandé souvent de lire la référence de LRH sur les « six months check ». On ne me l’a jamais montré car elle n’existe pas. Et pour cause, LRH ne l’a jamais écrite. C’est pas beau ça ? Mais faire venir les OTS tous les six mois c’est le jackpot. Business is business…

De plus LRH est clair. On ne doit pas sec checker ceux qui s’auditent en solo. S’ils roulent bien, pas de sec checks. Si vraiment la personne manifeste des signes d’out-éthique, dans ce cas oui. Cela reste hyper marginal.

Pour résumer. OTVII est un vrai calvaire. Voici pourquoi :

–       PTPs financiers permanents

–       Six months check squirrels. Machine à cracher du pognon.

–       Redging infernal de toutes les sections de Flag. (Section de l’éthique, les auditeurs, les staffs du Président, les examinateurs (Ton aiguille flotte, combien tu donnes ? Réel, je l’ai vu), l’IAS, le building, etc….

–       Condition d’éthique acceptée que si vous donnez de l’argent. Oui, oui, c’est vrai.

–       Re définition de la FN, non écrite par LRH. Cela mets les auditeurs et les auditeurs solos dans la confusion.

–       Tech incomplète de NOTs. Et oui….

–       Obligation pour tous les OTs de refaire du NED. (Dianétique). LRH a dit qu’il ne fallait jamais le faire. Hormis la dépense de deux ou trois intensives non prévues (15 000€), ca vous met la tête à l’envers et ça peut vous tuer. Oui, oui.

–       Obligation pour certains de refaire le purif et les objectifs.

–       Refaire le cours PTS/SP. Oui on ne sait jamais…..Le « grand » Miscavige l’aurait étudié 5 fois. Alors vous pensez, le quidam moyen….

N’en jetez plus la cour est pleine. Des OTs sont morts, d’autres ne vont pas bien, et même quelques uns donnent des signes d’Alzheimer. Génial ……..

Flag, la Mecque de l’Imperfection Technique….Si vous cherchez l’enfer, il est là. Les Seniors C/S, les C/S, les auditeurs, les superviseurs de cours, ne savent plus ou ils en sont. Ils sont sous la coupe des staffs de RTC, jeunes minettes en chemises et pantalons noirs, (Ca vous rappelle pas une certaine époque ?) otalement inféodées à Miscavige.

Sous couvert de vous faire gravir le Pont vers la liberté totale, à coup sur cela risque de vous diriger tout droit vers des contrées maudites, ou la lumière s’est éteinte à tout jamais.

Trahison totale. Du grand chantage à l’éternité. Tu payes cher, tu montes ton pont, mais en plus c’est un pont de pacotille. Du grand vide.

Vous voulez un vrai Pont ? Dirigez vous vers les scientologues indépendants, ou ce que vous voulez, mais pas la pseudo « église de scientologie » actuelle, totalement corrompu par le sieur Miscavige. Oubliez- le, oubliez les.

Ouvrez les yeux. C’est un piège incroyable, tellement perverti que pas mal ne le voit pas. C’est tellement fin comme piège que ce n’est pas évident de l’appréhender.

Heureusement nous pouvons le montrer du doigt aujourd’hui et le dénoncer, pour le bien de tous, pour notre survie et, bien sûr, pour tous ceux qui voudraient se lancer dans l’aventure.

Un article d’Émile-Louis : La Scientologie est-elle victime d’une persécution religieuse ?

Grande question. La réponse est oui. Elle est doublement persécutée : par l’extérieur et, plus encore, par l’intérieur. Diantre, me direz-vous. Je vais vous expliquer.

En préambule, il faut comprendre qu’il y a des gens qui sont anti religieux, anti spiritualités, anti sectes, anti tout ce qui touche à l’amélioration spirituelle. Que ce soit par conviction, ou par appât du gain, il y a des gens réfractaires à la spiritualité. Quand on a compris ça, on sait que la lutte entre le matérialisme et le spirituel est bien loin d’être terminée.

Que les religions ne soient pas la tasse de thé d’un certain nombre d’individus, je peux le comprendre, car beaucoup de guerres, de haines, et d’assassinats ont été perpétrés au seul nom de Dieu, (ce n’est malheureusement pas terminé). Donc, pas étonnant que cela ait rendu sceptique pas mal de monde.

Mais de là à jeter l’opprobre sur l’ensemble des spiritualités…

Revenons à la Scientologie.

  1. I) Persécutions externes :

– Les Commissions Parlementaires

Voyons les chiffres réels de la dernière commission parlementaire sur les enfants et les problèmes liés aux sectes, de juin à décembre 2006, présidée par Georges Fenech, Président de la Miviludes (Mission Interministérielle de vigilance et lutte contre les dérives sectaires….Ouf, tout un poème)

– Audition de Mr Jean Yves Dupuis, Inspecteur Général, mardi 10 octobre 2006 : « … les inspecteurs et recteurs d’académie ont procédés à 19 000 signalements aux Procureurs de la République, concernant des enfants qu’on estimait être en danger pour diverses raisons… ceux qui l’étaient à cause de mouvements sectaires, réponse : 8 enfants… » Rapport n° 3507, page 348, 12 décembre 2006, enregistré à l’Assemblée Nationale.

– Audition de Mme Sancy, bureau des affaires judiciaires de la législation, Direction de la Protection judiciaire de la jeunesse, mardi 3 octobre 2006 : « … il y a trois ans, nous avons réalisé, auprès des juges des enfants, une enquête de manière à pouvoir cerner ce que pouvait représenter la problématique sectaire dans le travail des magistrats et des éducateurs et nous nous sommes aperçus qu’elle était très marginale par rapport à l’ensemble des autres problèmes, à savoir les problèmes de violence, de déscolarisation etc … » Rapport n° 3507, page 288, 12 décembre 2006, enregistré à la Présidence de la l’Assemblée Nationale.

– Audition de Mr Joël Bouchité, Directeur central des Renseignements Généraux, PV de la séance du 4 octobre 2006 : « … En tout état de cause, 60 000 enfants sur tout le territoire national, cela paraît beaucoup…. Nous n’avons jamais affaire à 60 0 00 signalements, ni même à 30 000, mais tout au plus à quelques dizaines… ». (Georges Fenech et Jean Pierre Brard, Président et membre de la commission citée plus haut avaient laissé circuler la rumeur que 60 000 enfants étaient concernés par le phénomène sectaire) Source : Rapport n°3507, page 329/330, enregistré à la Présidence de l’Assemblée Nationale.

– Audition de Maître Carola Arrighi de Casanova, sous-directrice de la Direction des Affaires Civiles et du Sceau (DACS) au Ministère de la Justice. PV de la séance du 12 octobre 2006 : « … Je dois d’emblée indiquer que nous ne sommes quasiment jamais confrontés à des situations liées aux sectes… » Source : Rapport n° 3507, page 390, enregistré à la Présidence de l’Assemblée Nationale.
– Audition du Général Guy Parayre. Directeur Général de Gendarmerie. PV de la séance du 4 octobre 2006. « Les associations qui s’intéressent aux sectes avancent parfais que 20 000 mineurs pourraient être sous l’influence de mouvements sectaires…. Les affaires traitées par la gendarmerie se situent à un niveau très inférieur à ces estimations : depuis 2004, 37 procédures seulement ont été diligentées par les unités de gendarmerie… ». Source : Rapport n° 3507 enregistré à la Présidence de l’Assemblée Nationale. 12 décembre 2006, page 319.

Cette liste d’auditions n’est pas exhaustive, loin s’en faut. Beaucoup d’énergie et d’argent ont été dépensés dans ce genre de commissions en pure perte. La désinformation en ce qui concerne les minorités spirituelles a amené le Gouvernement à prendre des mesures exceptionnelles, mobilisant tous les services de l’État. Mais quelle est réellement l’utilité de ces commissions parlementaires ? Je vous laisse juge au vu des exemples ci-dessus et ci-après.

Le rapport de la première Commission Parlementaire de 1995 était truffé d’erreurs. Pour des « experts », on a vu mieux. Un exemple qu’il est facile de trouver dans le rapport (source : rapport de février 1996, Assemblée Nationale) est qu’il est fait mention du délit de Piaggio. Késako ? Eh bien, Piaggio est une marque de cyclomoteur Italien. On se demande ce que ça fait là. Après recherche, on s’aperçoit que le Président de la Commission de l’époque, le Député Alain Gest, avait voulu parler du délit de Plagio, mais il ne savait probablement pas ce que c’était, alors Piaggio ou Plagio, ma foi quelle importance… Sauf que la différence est de taille. Enfin, le ridicule ne tue pas – heureusement. En fait, le délit de Plagio a été instauré par Mussolini, pour dénoncer les communistes. (Abrogé par la Cour Constitutionnelle Italienne en 1981). Dans le rapport de cette commission, nous avons donc le délit de Piaggio, littéralement, le délit de la mobylette……C’est tarte…

Vous avez dit experts ? Pour continuer, voici un florilège de quelques militants très peu nombreux mais actifs dans la lutte contre les nouveaux mouvements religieux (et les thérapies alternatives) : « Il faut créer un délit de secte » (Jean Pierre Brard, Télérama 31 janvier 1996) ou encore, du même auteur : « Il faut une loi anti sectes inspirée de la loi de 1936 contre les ligues factieuses. Ce nouveau texte préconiserait l’interdiction pure et simple des sectes ». (Source 93 Hebdo 8/14 août 1997.)

De Georges Fenech : « Les premières victimes des dérives sectaires sont les adeptes qui n’ont pas encore conscience d’être victimes. » Savoureux… (Source : 2008, la justice face aux dérives sectaires.)

Pour revenir au rapport de la commission de 1995, celle-ci a été remise en cause par le Premier Ministre, Jean-Pierre Raffarin, dans une circulaire qu’il a publiée juste avant son départ, et aussi dans les deux livres d’Yves Bertrand, ex patron des RG. Dans son premier ouvrage « Je ne sais rien…. mais je dirais (presque) tout », page 166, il écrit : « …ce travail a incontestablement vieilli…. la sémantique devrait être modifiée. Le terme secte remonte en effet au début du XXème siècle. Il a été forgé à une époque où le catholicisme et le protestantisme constituait la norme dominante et où il s’agissait en quelque sorte de stigmatiser les hérésies chrétiennes. Doit-il être utilisé aussi facilement aujourd’hui ? J’en doute sincèrement….

Miviludes :

– Bureau : 13 personnes, Comité de pilotage : 26 personnes, Comité d’orientation : 30 personnes. 70 sessions de formation, 2000 personnes formées en 2005. Nombreux voyages à l’étranger. Source, Rapport de la Miviludes 2006.

– Assemblée Nationale :Trois commissions d’enquête parlementaire en 11 ans.

– Un groupe permanent à l’Assemblée Nationale

– UNADFI : Subventions ministérielles 2006 : 406 116 €

– Cotisations des membres et dons : 4 572 €

– Subvention du Premier Ministre pour l’acquisition de nouveaux locaux : 761 035 €

– CCMM : Subventions ministérielles : 197 572 €

– Subvention du Premier Ministre : 700 000 €

– Cotisations des membres pour 2001 : 7 006 €

– FECRIS : Subvention du Premier Ministre 2006 : 50 000 €

– Cotisations des membres : 2 782 €

On voit bien ici que le problème sectaire en France est un problème mineur mais, c’est bien connu, les minorités ont toujours tort. C’est plus facile de les attaquer que de résoudre des problèmes de société plus importants.

  1. II) Persécutions internes :

C’est de loin l’aspect le plus important. En effet, que serait la persécution externe s’il n’y avait pas de persécution interne. Allons bon, vous voulez dire qu’il n’y a pas de fumée sans feu ? Je le crains en effet.

Le fondateur Ron Hubbard a trouvé et publié en 1950 un ouvrage : La Dianétique (Dia, à travers, et Noos, la pensée). En deux mots cette science met en exergue que chaque être humain est doté de deux mentaux, l’un analytique qui agit par différence et similitude, et l’autre réactif qui agit par excitation réflexe. L’analytique est sous contrôle direct de la personne, l’autre pas, mais agit à l’insu de la personne, et cela provoque de temps en temps un comportement dit « aberré ». Exemple : Une personne qui a failli se noyer pourrait garder ou pas dans le futur une appréhension de l’eau. Si elle garde une peur irrationnelle de l’eau, cela signifie qu’elle est victime de son passé et donc du mental qui agit à l’insu d’elle-même, le mental réactif, ou inconscient. La Dianétique offre le moyen de se débarrasser du mental inconscient.

Ensuite, Hubbard à développé la Scientologie. Du latin Sio savoir et du grec Logos étude de, veut dire étude du savoir ou des connaissances. En effet, Hubbard s’est aperçu, comme beaucoup d’autres avant lui, qu’une personne est aussi un être spirituel. De là est née la Scientologie, une religion non révélée, proche du bouddhisme, puisque la démarche consiste à faire en sorte que l’être spirituel s’élève vers de plus hauts niveaux de connaissance afin de s’approcher de l’infini ou de Dieu, en passant par une meilleure connaissance de soi et des autres. Les buts de la Scientologie : « Une civilisation sans crimes, sans démence, sans guerre, dans laquelle l’homme puisse vivre libre et heureux ».

Ça c’est la base, le fondement. En réalité, tout à dérapé. Le groupement appelé « église de Scientologie » a altéré de façon désastreuse l’ensemble des techniques qui peuvent réellement aider l’être humain.

Hubbard est mort en 1986. Après son décès, un certain David Miscavige, inconnu de la caste très fermée de l’organisation maritime ou Sea Org, prend le pouvoir à la tête du mouvement. Comment ? Cela reste flou. Tout seul ? Certainement pas. Motif ? L’argent et s’assurer que la VRAIE technologie de Hubbard ne soit jamais disponible. Pourquoi ? Pour empêcher tout progrès spirituel. On pourrait se dire que c’est complètement fou. Eh bien, ça l’est. Puissance, argent, pouvoir ont tourné la tête à plus d’un.
Très fin, le sieur Miscavige, car il l’a fait crescendo. Petit à petit, il a distillé son venin. Tout d’abord, il a rendu les gens dépendants du porte-monnaie, donc des banquiers. Ou et comment s’endetter pour son plus grand bien, mais pas le vôtre.

Aujourd’hui, un adepte qui veut progresser sur le « Pont de la liberté totale », devra débourser entre 350 et 450 000€. Et plus si affinités….

Sans compter les donations obligatoires à l’IAS (International Association of Scientologists) ou bien au Super Power Project (l’immeuble pharaonique en Floride). Là on s’envole. Vous pouvez donner entre $30 000 (c’est mal vu) jusqu’à $7 500 000 (c’est ultra bien vu, c’est over top…)

Ensuite il a perverti l’ensemble de la technologie et ça c’est encore plus grave. Il a changé des définitions, changé des procédés, refondus les bouquins, et il a corrompus les niveaux supérieurs. Au point ou ceux qui essayent de les franchir peuvent finir malades ou, pire, morts. Il y en a qui s’en sortent heureusement, mais pas avec les résultats escomptés.

Enfin, il est en train de pervertir aujourd’hui la porte d’entrée de la Scientologie. C’est-à-dire les services de bases. Je ne rentrerai pas dans le côté technique, mais certains d’entre vous sauront de quoi je parle.

Miscavige a réussi tout ça grâce à son bras armé : Sa « police politico/religieuse ». La toute puissante OSA. (Office of Spécial Affairs). Cette entité est composée de 4 secteurs.

– Affaires légales.
– PR (Relation Publiques).
– Invest (Investigation).
– Réformes sociales.

Section légale. Tout ce qui touche aux procès, attaques et défenses judiciaires, avocats, tribunaux, lois pénales, commerciales etc… Section relation publiques. Tout ce qui touche aux contacts politiques, religieux, médiatiques, philosophiques, sociologiques etc…. But du jeu : Faire des amis, des alliés, des gens qui soutiennent la Scientologie. Règle d’Or : Pas de mensonges en PR. Cette règle est violée sans arrêt par les PRO (Public Relation Officer), obligés de mentir sans arrêt, vu l’out-tech et l’out-éthique de l’église. Un des premiers mensonges est le nombre de scientologues sur la planète. 8 000 000 millions selon l’église. 12 millions selon Éric Roux, le PRO français. En réalité à peine 20 à 25 000 personnes au niveau international. C’est comme pour les manifs en France : 25 000 selon la police, 400 000 selon les organisateurs… De plus, le département PR s’est vu attribuer une nouvelle mission : Salir la réputation des opposants, surtout des prétendus apostats, en répandant des mensonges sur leur vie privée, etc…. Ce n’est pas très joli, joli.

Section investigation. La plus secrète. Sa mission : Obtenir un maximum de renseignements sur des opposants et des apostats à la scientologie. Obtenir aussi des infos sur des futurs alliés à l’église. Cette section est censée opérer dans le respect des lois. Mais des dérapages ont lieu. Par exemple : Des informations détenues dans les dossiers d’éthique et de préclair (dossiers protégés par le secret de la confession) de certains paroissiens ont été utilisées contre eux. (Voir section relations publique ci-dessus, paragraphe salir la réputation des apostats.) D’autres opérations ont lieu, principalement aux USA, comme par exemple, prendre les opposants en filature et venir les harceler devant leur domicile. En France, de tels agissements ne seraient pas tolérés. Mais méfiance quand même…

Section réformes sociales. Cette section est censée éliminer les « points pourris » de la société. En fait, cette section ne lutte pratiquement que contre les abus psychiatriques. Malheureusement, elle n’est pas crédible car les pratiques de Miscavige au QG international de la scientologie (tortures, violences, privation de sommeil, internements prolongés, confessions publiques) n’ont rien à envier à la psychiatrie.

Ajoutez à cela son service d’ordre personnel, ce qui nous donne un dictateur ultra protégé. Son service d’ordre, uniquement composé de membres de la Sea Org, est une section de la division « Senior HCO » (au-dessus du département de l’éthique). Ces gus sont entraînés aux arts martiaux et rompus à solutionner tous les problèmes de sécurité. Lors de la grande sauterie annuelle de l’IAS en octobre, si vous levez la tête, vous les verrez planqués dans les arbres du parc de Saint Hill, un talkie-walkie à la main. Si vous voulez les inviter à dîner pour mettre de l’ambiance, laissez tomber. Ils ont autant d’humour qu’une casserole….

La Scientologie ne méritait pas ça. Hubbard ne méritait pas ça. Que ce dernier ne soit pas un saint, qu’il ait des défauts, of course. Après tout c’est un humain, pas un dieu. Mais ce qu’il a découvert ne valait pas ce haro externe et interne. Miscavige a ouvert une autoroute aux détracteurs et c’est ça qui est dramatique.

Si la scientologie était irréprochable, elle ne serait que très peu attaquée. Il serait facile de démonter les attaques.

Aujourd’hui, à cause de Miscavige et de quelques-uns de ses sbires, c’est Mission Impossible. Ah, ben tiens, ça vous rappelle pas quelque chose …..?

A tous les scientologues pleurnichards qui, sans arrêt, se plaignent des attaques en soutenant qu’il n’y a que des méchants dehors et des gentils dedans, j’adresse ce message :

Ouvrez les yeux, s’il vous plaît, sur les dérives d’une église qui n’en est plus une, et arrêtez de cautionner le totalitarisme d’un individu qui a juré la perte de la scientologie. Arrêtez d’acheter comme du bon pain ses déclarations et, si j’ose dire, revenez dans le temps présent. Redescendez sur terre et rendez-vous compte de ce qu’est Miscavige : un usurpateur.

Mon vœu le cher est que tout redevienne comme au début. Une technologie pure, des tarifs qui soient à la portée de tous et des gens heureux de progresser.

J’espère que ça arrivera sous peu.

Emile-Louis

 

 

CCDH et la chasse aux implants

Voici un petit intermède signé Thetanos. Bonne lecture.

La CCDH, Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme  (dirigée par des scientologues), annonce dans un mail :

« A Grenoble, sur le site du Commissariat à l’Energie Atomique interdit au public, est construit CLINATEC.

CLINATEC est une clinique SECRET DEFENSE où des implants électroniques sont mis en place dans le cerveau pour mener des expériences sur le comportement humain.

Les initiateurs du projet CLINATEC ont pour objectif en implantant leurs patients de résoudre leur dépression, l’obésité, les TOC etc. « 

Nous pouvons reprendre le texte et l’appliquer à la scientologie :

A Clearwater, sur un site de Flag interdit au publicest construit le building de SUPERPOWER.

SUPERPOWER est une clinique SECRET DEFENSE où des implants électroniques sont mis en place dans le cerveau pour mener des expériences sur le comportement humain. Les initiateurs du projet SUPERPOWER ont pour objectif en implantant leurs patients de résoudre leur rebellion, leur autodétermination, leur fort pouvoir analytique, etc.

Rappelez-vous vos bonnes vieilles données sur la suppression :  le criminel reproche toujours aux autres les crimes qu’il commet lui-même.

Salles blanches glaciales, fauteuil construit par la NASA… Ça fait un peu chaise électrique, non ? Quand on sait que les procédés de super power devaient être délivrés il y a 30 ans et ne préconisaient aucun matériel électronique, on se demande ce que la haute technologie de la Nasa vient faire en scientologie !

Même si on me donnait un million de dollars, je ne poserais pas mes fesses sur cet inquiétant fauteuil !!!! Je tiens bien trop à mon autodétermination !!!

Pour ceux qui ont encore des doutes, prenez un peu de temps pour lire « Histoire de l’homme » et écouter les conférences sur le sujet des implants. Ron y parle quelque part d’un globe et d’un fauteuil étranges… Etonnant, non ? 

Pour le bien de l’humanité, espérons que CCDH s’attaquera un jour à la clinique Superpower !!!!

Thetanos