Leah Remini – Scientology and the Aftermath – Saison 2 – Episode 6

L’épisode 6 de la saison 2 est consacré aux célébrités scientologues. Paul Haggis, scénariste et producteur oscarisé, est l’une des premières célébrités à avoir ouvertement quitté la scientologie. Il témoigne et exhorte les célébrités scientologues à ouvrir les yeux et à dénoncer les abus de la secte. Cet épisode est en anglais.

Leah Remini – Scientology and the Aftermath – S02E06 – The Betrayal of Paul Haggis

Leah Remini – Scientology and the Aftermath – Saison 2 – Episode 2

Deuxième saison de la série de Leah Remini qui vient d’être récompensée par la Television Crtics Association et nominée aux Emmy Awards. L’épisode 2, intitulé The Ultimate Failure of Scientology est consacré au suicide de deux scientologues . L’épisode vient juste d’être diffusé. Il est en anglais.

 

Arnaque idéale

La semaine dernière, le Boston Globe publiait un article sur l’Hotel Alexandra acheté en 2008 par la scientologie et censé devenir « l’org idéale » de Boston. Six ans plus tard, le bâtiment tombe en ruine et les représentants locaux de la scientologie avouent ne pas avoir les fonds nécessaires pour commencer les rénovations. Dans un billet posté hier, Mike Rinder fait toute la lumière sur cette affaire.

Tout commence lorsque les dirigeants de l’org de Boston, laquelle occupait un grand bâtiment bien situé, reçoivent l’ordre de le vendre afin de couvrir l’achat de la future org idéale. Un acheteur leur fait une offre de 20 millions de dollars. En haut lieu, le prix est jugé insuffisant et la vente ne se fait pas. Arrive le crash financier et immobilier et les voilà obligés de brader l’immeuble 12 millions. Mais comme ils avaient déjà signé la promesse d’achat de l’Hotel Alexandria, un bâtiment certes beaucoup plus grand mais complètement délabré, il ne leur restait plus un cent pour effectuer les rénovations. Résultat : ils ont perdu un très bel immeuble qui leur convenait parfaitement et ils occupent actuellement des locaux minables dans la petite ville voisine de Quincy en attendant que l’Hotel Alexandria soit remis à neuf et opérationnel ce qui ne semble pas près d’arriver.

Mais s’il n’y avait que Boston. On ne compte plus les bâtiments qui ont été achetés avec l’argent des scientologues et qui sont en attente de rénovation alors que Miscavige annonce régulièrement leur ouverture prochaine à grands coups de vidéos tape-à-l’œil : Chicago, Philadelphie, Detroit, Battle Creek, Kansas City, Vancouver, Montréal, Albuquerque, Atlanta, Birmingham, Manchester, Sunderland, Auckland, Plymouth, Capetown, Durban, Bulawayo, Harare, Zürich, Bâle, San Diego, New Haven, Copenhague, St Louis et Cagliari.

Quant aux orgs idéales opérationnelles, elles sont toutes désespérément VIDES. Dallas n’a plus les moyens de payer ses factures d’eau et d’électricité et tente de négocier un deal avec les fournisseurs en faisant valoir qu’elle est une « église ». Berlin a mis ses ascenseurs hors service (ça leur coûtait trop cher) et n’a plus le téléphone (lignes coupées). Denver loue ses dizaines de places de parking les jours de match (l’org est située tout près du stade de base-ball). Minneapolis loue sa salle de théâtre. Bruxelles n’est plus qu’une coquille vide et n’allume plus les lumières que dans quelques pièces. Même chose à Malmö (en Suède).

Mais l’exemple le plus frappant de l’échec de la « stratégie » des orgs idéales, c’est l’org de Valley (en Californie). Elle se vante de posséder la plus grande concentration de scientologues dans le monde. Cela fait des années que le management international et local pompe ses paroissiens sans répit. Jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, année après année, on leur demande toujours plus pour que « l’org idéale la plus importante du monde » voie le jour. Et après 10 ans de collectes de fonds, il manque encore 8 millions de dollars. La plus grande concentration de scientologues au monde n’arrive même pas à cracher quelques millions de dollars. Combien de temps va-t-il s’écouler avant que Miscavige se décide à mettre la main à la poche et aide Valley à concrétiser « la vision de Ron » ?

Ci-dessous, le dernier « briefing » de Valley. C’est pathétique. Une quarantaine de scientologues « déterminés » et « enthousiastes » manifestent leur joie d’avoir presque atteint l’objectif de ne plus avoir que 8 millions de dollars à débourser. Quarante gogos idéaux. Et ce, dans la région qui a la plus forte concentration de scientologues au monde.

S’il y a encore en France et en Europe des scientologues qui donnent de l’argent pour cette méga arnaque appelée « orgs idéales », ils feraient peut-être bien de consulter un psy.

Chimères

Un correspondant m’a envoyé cette pub de SEL (Scientologie Espace Librairie) en me faisant remarquer que les scientologues « vivent vraiment dans une bulle mégalo ».

Bien dit.

Les orgs, idéales ou non, et les missions sont vides et ont du mal à joindre les deux bouts, les procès contre la scientologie et ses satellites tels que Narconon s’accumulent et coûtent des dizaines de millions de dollars, le nombre de clairs et d’OT que la secte produit chaque semaine est au plus bas, Super Power est un bide (à peine un millier de personnes l’ont terminé depuis son lancement il y a près d’un an), GAT 2 est un fiasco (les auditeurs en ont marre de tout devoir réétudier et la plupart ont jeté l’éponge), mais à part ça, tout va bien – à tel point que SEL nous assène une citation de LRH qui n’a absolument rien à voir avec la réalité et qui est évidemment destinée aux quelques adeptes lobotomisés qui n’ont pas encore quitté le navire.

Le réveil sera vraiment dur pour eux lorsque la bulle dans laquelle ils se sont enfermés éclatera.

Le grand n’importe quoi

A peine m’étais-je préparé à passer un été tranquille et créatif que bing ! Mike Rinder publie un billet qui m’a fait hurler de rire. La bêtise et l’aveuglement des scientologues radicaux ne connaîssent apparemment pas de limites.

Ci-dessus (cliquez sur l’image), un OT V parle des gains qu’il a eus en refaisant le Purif  :

En tant qu’OT V, j’ai fait des gains avec le nouveau Purif standard et j’ai résolu des problèmes physiques que mon audition passée n’avait pas réussi à résoudre malgré mes efforts.

Autrement dit, toute son audition passée, y compris NED, OT IV et OT V n’a servi à rien. Il a fallu qu’il refasse le Purif (qui maintenant est enfin standard – merci COB) pour résoudre certains problèmes physiques.

Mes perceptions ont augmenté, ma vision et ma conscience de l’espace se sont améliorées et mon niveau de ton a monté.

Chaque fois qu’un scientologue termine un niveau quelconque d’audition, c’est le genre de généralité qu’il vous sortira dans ses lettres de succès. Son niveau de ton a monté, annonce-t-il. Il ne dit pas jusqu’à où. Apathie ?

Ce Purif a résolu des charges que mes précédents Purifs n’avaient pas réussi à atteindre, dont une restimulation d’anesthésie générale qui était active depuis 30 ans.

Ici, nous apprenons que Ben a fait plusieurs purifs et qu’il était restimulé depuis 30 ans malgré toute l’audition qu’il a reçue. Autrement dit, Ben annonce joyeusement au monde que la scientologie ne fonctionne pas et qu’elle est une perte de temps.

Pour finir, il remercie le C/S et le Purif I/C mais omet de remercier COB pour lui avoir fait recommencer le Pont à zéro. Ben est un ingrat.

Comment se fait-il que les scientologues, lorsqu’ils lisent ce genre de lettre de succès, ne se posent pas la moindre question ?

Leur QI a-t-il tellement baissé qu’ils ne sont plus capables du moindre raisonnement logique ? Ou bien étaient-ils déjà irrécupérables avant même de commencer la scientologie ?

Allez, bonnes vacances.

A côté de la plaque !

Ces trois messages envoyés par l’org de Paris (Association Spirituelle de l’Eglise de Scientologie d’Île-de-France) en disent long sur l’état hallucinatoire dont souffrent  les scientologues radicaux. (Cliquez sur les images pour les agrandir.)

Une vie de couple heureuse en scientologie alors que l’on y détruit les familles ? Hum… Cherchez l’erreur.

« On peut y faire quelque chose. » (Traduction littérale de « Something can be done about it ».) Ce slogan à la syntaxe approximative encourage les scientologues à promouvoir la tech en appuyant sur des boutons « sociaux ».  Le problème, c’est que l’impact de la scientologie est proche du zéro absolu et que sa tech coûte la peau des fesses.

Et, pour finir, un message du médaillé de l’IAS, Frédéric Grossmann datant d’il y a deux ans.

« L’IAS constitue le seul vrai espoir d’apporter un changement sur cette planète. » Non, monsieur Grossmann, l’IAS ne fait RIEN pour cette planète. Depuis 30 ans que l’IAS existe, son impact sur la planète est nul. L’argent de l’IAS sert principalement à payer les avocats de l’église et à acheter le silence de ceux qui pourraient révéler les vilains secrets de la scientologie et de son chef suprême, David Miscavige. Réveillez-vous, monsieur Grossmann !