Lettre ouverte à Alain Frank Rosenberg

Notre ami Emile Louis-Marc a examiné la pensée rosenberguienne et nous livre ses réflexions.

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Lettre ouverte à Alain Frank Rosenberg, directeur de l’église de scientologie, centre de célébrités, 69 rue Legendre, 75017 Paris

Merci de tout cœur d’avoir écrit le billet ci-dessous dans votre blog car il s’applique parfaitement à vous, aux cadres des églises internationales, au Religious Technology Center, à Flag, à toutes les églises avancées et, bien sûr, à David Miscavige, grand coordinateur de toute cette supercherie qui s’appelle pompeusement « église de scientologie ».

Je vais commenter chaque paragraphe de votre texte si vous le permettez, et ensuite je conclurai.

Voici votre texte in-extenso. Mes commentaires sont en italique.

La loyauté

La loyauté est une qualité que l’on recherche et que l’on considère comme acquise chez ceux qui sont nos amis.

Tout à fait vrai.

Rien n’est plus détestable que la trahison de celui en qui nous avions placé notre confiance et qui, ce jour là, la perd. Malgré le mal que peut nous faire sa perfidie, celui qui trompe son conjoint ou l’amitié qu’il avait gagnée, est celui qui en fin de compte souffre le plus. Malgré tout ce qu’il peut avancer comme argument, il sait qu’il a commis l’irréparable. Aux yeux de celui qui triche, ce qu’il fait aux autres, il ne peut se le pardonner.

Ah oui, c’est exactement ce qui émane de votre personne. Il suffit de se rappeler comment vous étiez en 1980 et voir ce que vous êtes devenu depuis les années 2000… Vous avez accumulé trahison sur trahison. Vous êtes devenu aveugle. Vous ne voyez plus rien, vous avez oubliés tellement de faits réels, que vous vivez maintenant dans un monde imaginaire, où le mensonge est roi.

Le poids de ses actes pèse sur sa conscience dont il a honte au fond de lui-même sans se l’avouer. La clémence de celui qui est trahi ne peut soigner cette plaie béante et permanente car celui en qui on ne peut plus avoir confiance ne se fait plus confiance non plus. Là réside la gravité de la triste histoire de celui qui a fauté et qui doit désormais en supporter le fardeau. Il se l’impose à lui-même. Celui qui trahit ses amis ne sera plus jamais le même.

Tout à fait exact. Vous avez changé, vous ne vous en apercevez même pas, et c’est ça le drame. Vous régnez en despote sur un peu moins d’une centaine de staffs qui ne comprennent pas grand-chose, car les ¾ ne sont ni entraînés ni audités. C’est plus facile de régner sur des incultes que des érudits.

L’avilissement et la dégradation resteront gravés en lui. Il aura du mal à se supporter pour toujours, même s’il n’en parle pas. Une telle personne ne peut plus avoir d’amis sur une base saine et ne trouvera que des compagnons de son espèce, capables de détruire les autres mais incapables de sentiments nobles.

Eh oui, que d’amis perdus…. n’est ce pas Monsieur Rosenberg ? Il ne vous reste que des compagnons de votre espèce, David Miscavige par exemple.

Il ne leur ferra d’ailleurs que peu confiance se sachant lui-même capable de trahir et incapable de ne pas le faire. Il voit les autres à son image. Pauvre de probité, le traître ne sera plus jamais capable d’aimer ses semblables.

Encore exact. Vous ne faites pas confiance à vos staffs et surtout pas à vos cadres, et ce depuis longtemps. Quant à Miscavige, en surface vous le craigniez, car c’est le boss, mais en secret…

Il ne sera capable que de manigance et d’exaction. Il s’exclut lui-même de la race des hommes honnêtes sans se rendre compte que c’est le plus précieux de ses atouts. Il ne se laissera pas aimer par les autres car il sait qu’il ne le mérite plus.

C’est vrai…. Qui vous aime vraiment aujourd’hui ? Regardez autour de vous et comptez.

Quand vous avez été trahi ou bafoué par quelqu’un que vous aimiez, sachez que celui qui souffre le plus est celui qui vous l’a fait. Ne vous sentez pas malheureux, ne soyez pas rancunier, l’autre se charge seul de son châtiment, vous n’avez nul de besoin de vous en soucier.

Alors vous devez souffrir beaucoup, énormément. Vous avez perdu la confiance de tant de gens valables, ceux qui vous ont aidé à construire votre église. Vous en avez rejetés beaucoup sans pitié, sans même un regard en arrière. Mais, rassurez-vous, car comme vous dites, je ne suis pas rancunier.

La loyauté est une vertu. Celui qui la pratique se sent fier et heureux d’être loyal. Cela n’a pas de prix même dans un monde où il semble désuet d’en parler comme une des plus grandes richesses de l’homme.

Exact, sauf que vous en semblez dépourvu depuis longtemps.

Loyal envers soi-même et ses semblables, envers ses engagements, sa famille et son groupe est un luxe que seuls les forts peuvent se permettre.

Encore vrai. Mais vous comptez-vous parmi les forts ? Au plus profond de vous-même, j’en doute, car vous savez que ce n’est pas le cas.

Apprendre à être fort pourrait en fin de compte se résumer à apprendre en toutes circonstances à être loyal.

Grand moralisateur, vous êtes. Vous ressemblez à Miscavige, donneur de leçons. Regardez un peu en arrière… Oui, tous les staffs et paroissiens que vous avez laissé tomber comme une vieille chaussette – ça, c’est du concret, du réel, pas des grandes phrases. Et puis, être loyal à Miscavige ? On peut être loyal à n’importe qui, encore faut-il regarder si la personne et ce qu’elle représente en vaut la peine. Micavige est aussi noir que l’encre. A vous de voir.

Rédigé par Alain Rosenberg le Dimanche 23 Décembre 2012 à 15:39

Conclusion : Au bout du compte, vous parlez de vous même. Puissiez-vous méditer en profondeur votre profession de foi. C’est tout le mal que je vous souhaite.

Emile Louis-Marc