Ça vous dit de travailler comme esclave pendant un milliard d’années ?

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L’enthousiasme de ce sympathique jeune homme est touchant. Il ne le sait pas encore, mais de cruelles désillusions l’attendent. Pour l’instant, il semble persuadé qu’il travaille pour le bien du plus grand nombre. Il va vite déchanter.

Sa vie pleine « d’aventures » va consister à bosser 100 heures par semaine pour des cacahuètes, à être privé de sommeil, à être mal nourri, à devoir se confesser pour un oui ou pour un non chaque fois qu’il affichera des « contre-intentions » ou une attitude non conforme aux règlements, à se faire surveiller et dénoncer par ses camarades s’il s’écarte un tant soit peu du droit chemin, à se faire arracher la tête par ses supérieurs si ses statistiques hebdomadaires ne sont pas en hausse, à étudier, non pas les écrits de LRH, mais les incessants programmes de RTC et de CMO imaginés par Miscavige, j’en passe et des meilleures.

Il n’aura pas le droit de surfer sur Internet, de regarder la télé, de lire les journaux, d’avoir un smartphone (sauf si son poste le requiert), de s’asseoir à la même table que CMO et RTC pendant les repas (à moins d’en faire partie). Il sera totalement coupé du monde extérieur.

Comme beaucoup d’autres avant lui, il ne tiendra pas le coup.

Le jour où il décidera de sortir de la Sea Org, ce sera un chemin de croix. Il recevra moult vérifications de securité (confessions forcées), sera mis en quarantaine pour ne pas infecter ses camarades avec des idées « négatives » et traité comme un paria. Puis il fera une « routing form » de sortie, recevra une facture pour tous les cours et toute l’audition qu’il a suivis pendant le temps qu’il passé dans la Sea Org, avec obligation de les rembourser (au prix fort) avant de pouvoir réintégrer l’église et, finalement, il signera un document dans lequel il s’engage à ne jamais rien révéler de ce qu’il a fait ou observé pendant son séjour dans le groupe. Ce processus de sortie peut prendre plusieurs mois.

Ou bien il prendra la poudre d’escampette sans crier gare et sera immédiatement excommunié. C’est encore la meilleure solution. De nos jours, être excommunié équivaut à une victoire – une victoire sur la pensée fasciste, sur la pensée unique.

Je conseille à ce jeune homme de lire (en cachette) le livre de Jenna Miscavige-Hill. C’est un ouvrage fascinant. Nous en reparlerons en détail la semaine prochaine.